jeudi 20 novembre 2008

A la mémoire de ceux qui vivent encore... Piou !

Quicherie du jour, bonjour, ou plutôt, quicherie du lundi, idée de post pourri ! (et le truc génial, c'est que ça serait la même pour tous les jours ouvrables... trop fort).

Oui, parce que lundi, en cours de politique économique, entre deux ou trois prises de notes sur la politique industrielle française, Ronan me narrait ses aventures parisiennes du week-end dernier, passé en partie avec dame Froddy. Il me racontait notamment leur passage au Père Lachaise, ce cimetière truffé de personnes célèbres, même qu'on ne tombe presque jamais sur les tombes (haha) des gens qu'on est venu saluer. Par contre, on en croise d'autres et donc on dit "ah mais il roupille là, lui aussi !". C'est aussi un cimetière dans lequel la plus minable des tombes pas entretenues depuis trois siècles cohabite avec un caveau familial plus grand que ma baraque.

Et donc, après un petit bonjour au Mur des Fédérés et aux cocos d'en face, Ronan était allé s'extasier sur la tombe de Michelet et poursuivait par une question existentielle : "pourquoi les monuments pour la mémoire de la Shoah sont-il à côtés de Thorez et Marchais ? !". Puis il concluait par un "mais par contre on n'a pas vu la tombe de Giscard !", dans lequel on aurait pu sentir poindre du dépit. C'est alors que j'intervenais : "ah, il est enterré là, Giscard?"
Réaction ronanesque : "mais... il est pas mort Giscard !"

Et voilà comment on arrive à se faire berner comme une bleusaille après plus de 2 ans d'étude dans un institut d'études politiques... elle est belle la jeunesse, c'est moi qui vous le dit.

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mardi 2 septembre 2008

Quelques photos togolaises

Voici donc les photos promises, je n'en ai retenu qu'une poignée à mettre ici, mais si vous voulez en voir plus, y'a le reste sur mon ordi !

Donc, d'abord on commence par la série "Bienvenue au Togo, c'est pas pareil parce que c'est différent" :

Ça c'est à Lomé, la capitale, y'a plusieurs inscriptions comme ça, mais celle-là est particulièrement réussie, je trouve, avec ses grosses lettres peintes en rouge.



Une des nombreuses enseignes qui se rapportent à la religion...


Je vous présente Louise et Mémé, je précise que cette photo a été prise par mes soins alors que nous étions tous les 3 dans le coffre. On était 10 dans la voiture cette fois-là.


Ensuite, dans la série "c'est le boucan, on va bouger, bouger" (boucan = fête)


Louise est en train de me dire qu'elle est bourrée. Il doit être 8 heures du soir.


Mémé et Roy dansent au son du coupé décalé. On remarquera au passage la taille des bouteilles que Mémé tient dans sa main ; là-bas, quand on demande une bière, on nous sert une bouteille de 65 cl, c'est normal... et ça explique l'état de Louise ci-dessus.


Puis voici la série "on a aussi fait du soutien scolaire quand même donc on a vu des enfants"


Vla tous les gamins qui sont allés se percher sur les pupitres pour faire cheese parce que Roy leur avait demandé...


En voilà 2 qui font la sieste pendant que les autres jouent dans la cour... (en fait, on faisait classe du lundi au vendredi de 8 heures à 11 heures, et l'après-midi, de 15h à 17h, on faisait animations diverses)


Ca c'est ma classe qui copie sagement la chanson qu'on vient d'apprendre, et autant vous dire que j'étais toute émue et fière d'eux sur ce coup-là ! Regardez-moi comme ils sont sages...


Et puis, spécialement pour Nouïlle et Armelle, la série "Le meilleur pour la fin"


Je vous présente entre autres Fafa et Kofa, qui dansent comme des fous au son du djembé dans le garage de la maison où on s'était réfugié parce qu'il pleuvait trop dehors.


La fameuse photo de la cascade, avec Fafa, Roy et Imathes. Ai-je besoin de développer ?

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Nostalgie, suite et fin

Pour l'instant c'est le texte, les photos viendront ensuite ! ;-)


Vendredi 22 août

Il pleut, je ne verrai même pas les enfants à l'école pour leur dire au revoir (ils ne vont pas à l'école lorsqu'il pleut trop).
Ça me déchire le cœur de partir demain (jai quitté le village samedi, seulement avec Louise, puis j'ai passé 3 soirs et 2 jours sur Lomé). Surtout avec le temps, ça n'arrange rien. Mais c'est aussi parce que je dois partir que c'est si bien, parce que je profite de chaque instant passé. Je veux me souvenir de tout, y compris des piqûres de moustique et de ces fichues corvées d'eau, celles où on doit puiser parce que le robinet ne marche pas, avec les pierres contre lesquelles le seau tape parce qu'on n'a pas eu les biceps pour le soulever légèrement, choc qui fait sortir l'eau qu'on a puisé en suant comme un bœuf, eau qui jaillit pour mieux arroser son porteur (ou sa porteuse, en l'occurrence). Ça aussi, c'est la vie togolaise.
Mais surtout, je veux garder en moi ces soirées passées autour du djembé, les heures de conversation avec Mémé, Anani qui nous apprend des chansons, les fous rires avec Louise à propos de l'autre greluche, Roy incapable de porter son pantalon aux hanches, Alex qui fait chanter les enfants, Komlan avec moi en CM, la soirée à Kpalimé, le sourire de Fafa, les bagnoles défoncées où on monte à huit, les gamins qui crient "Yovo !", mama Célestine qui me dit toujours "bonne arrivée" quand elle me voit, Komlan et Anani plongés dans Choc quand ce n'est pas Public, les petits bonds de Louise à la vue d'une araignée, Mémé quand il claque la mesure, Roy quand il se déhanche au son du djembé, un déhanché tellement rapide... tout ça je veux le garder.

Je crois que si quelqu'un vient en ce moment même me déranger, surtout si c'est pour me poser une question triviale du type : "Il pleut encore ?" ou : "quand est-ce qu'on va acheter les oeufs ?", je vais assez peu apprécier. Voire pas du tout, surtout si c'est Anne-Sarah ; je l'imagine déjà, avec son air pédant, comme la fois où elle a sorti à Alex : "J'aurais une question à te poser", là où j'aurais dit : "tiens, j'ai un truc à te demander !".
Parce que là, je suis posée avec Saez sur les oreilles, et ça ou "Twenty years" de Placebo, c'est graou, surtout en ce moment, surtout avec ce temps.
Imprévisible ici, le temps. Quand on sait qu'hier, on a eu le plus beau coucher de soleil depuis notre arrivée... et là, il pleut comme vache qui pisse. Du coup, on glande, on roupille, on bouquine, ou on écrit, la preuve. C'est ça, l'Afrique, on se lève tôt (6 heures, 8 heures quand c'est grasse mat') pour ensuite prendre le temps de glander... en vacances, au moins.

Et puis il y a aussi la musique de Tiken Jah sur le portable de Roy tous les matins, avec les refrains entêtant, accusateurs et bien sentis. Il y a le chemin de l'école, avec le passage derrière les maisons, puis derrière l'enclos à brebis que Louise voulait prendre en photo, puis le long de l'église presbytérienne, un bâtiment très laid. Ensuite, on rejoint la route goudronnée, et on passe entre autres devant le magasin "La gloire de Dieu" (beaucoup d'enseignes ont un rapport à la religion bien plus qu'à ce qui est vendu dans la boutique). On arrive au pont, la route goudronnée s'arrête là. Après, c'est la piste, avec les zems qui klaxonnent, mais je ne sais toujours qu'au dernier moment par où ils comptent passer. On continue comme ça jusqu'au Goyvi Score, et là, c'est un petit chemin sur la gauche, 5 mètres et c'est l'école : 4 bâtiments dont un jardin d'enfants, au milieu d'une cour immense, à côté du terrain de foot.
Dans ma classe, le tableau est complètement défoncé, surtout sur la partie droite. Un délice dès qu'il s'agit d'écrire dessus. La salle n'a pas de porte, une trentaine de pupitres y ont été mis par nos soins. Et c'est très lourd un pupitre.

J'aime aussi ces moments où, après la classe, nous allions nous poser au Goyvi pour boire une bière, souvent une Flag. Et puis il y a le lougat au Goyvi. Et c'est bon, le lougat. Contrairement au sodabi, boisson dont personne ne sait le degré d'alcool, probablement équivalent à l'absinthe.


Mardi 26 août

A Casa(blanca)

Ben voilà, c'est fini. J'avais déjà eu 2 jours à Lomé pour me faire à l'idée, 2 jours et 3 soirs passés tout molomolo, avec du monde et du boucan, mais sans Louise (repartie dès le samedi soir) et les autres. Cinq nouveaux Yovos étaient là, ils sont arrivés samedi et sont très sympas, ils étudient avec Pierre-Charly (un gars qui est parti une semaine avec moi et qui avait passé ses deux derniers jours avec nous). Et puis il y avait aussi Vincent, Ayi, Sam, Christophe, Kofa, Imathes, Eugène, Anya Kolo... N'empêche que ça manquait de Roy, de Komlan, de Anani, de Alex, de Mémé. Et puis de Louise aussi, mais pour elle c'est encore pire, elle n'a même pas eu le temps de se poser à Lomé.
Je suis fatiguée mais je n'ai pas envie de dormir. Je veux rentrer chez moi, retrouver mes parents, mon frère, mes amis. Et Flo aussi. Là je ne suis ni avec ceux que j'ai quittés, ni avec ceux que je vais retrouver. Du coup, les uns et les autres me manquent. Quand je pense que hier, à la même heure, j'étais à l'atelier avec Eugène ! Mais on se fait du mal à penser comme ça ; la semaine dernière, il me restait 5 jours sur le chantier...
Ca me donne envie de revenir, tout ça. Comme Vincent, ou comme Etienne qui pionce à côté de moi. Le monde est petit et la terre est ronde, n'est-ce pas ? Dire qu'il faut aller jusqu'à Lomé pour parler vraiment à un gars de ma promo... Mais lui il sait. Il est allé au Togo. Ca me fait penser à cette phrase : "l'Afrique ne se raconte pas, elle se vit." Maintenant, je comprends vraiment ce que ça veut dire. J'ai changé en trois semaines et demi, je ne saurais trop dire comment mais j'ai changé. Evolué, si on préfère.

Punaise, 4ème fois que je reçois le même texto de Fafa, je ne comprends pas. N'empêche, quel bonheur quand je les ai vus tous, qui attendaient le nez collé à la vitre pour me dire au revoir ! Pas eu le temps de comprendre que les larmes coulaient déjà.
Décidément, je savais que cette expérience serait enrichissante, mais pas à ce point.


Et voilou, c'était un bout des aventures de Kro au Togo racontées (presque) en direct live.

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lundi 1 septembre 2008

Nostalgie, suite

Comme son nom l'indique...

Mercredi 6 août

On vient d'arriver à Nyogbo.
On a sorti les lampes à pétrole because coupure de courant. C'est marrant, il n'est même pas 20 heures et j'ai l'impression qu'il en est 23. A Lomé, ça ne me faisait pas du tout ça (la nuit tombe à 18h30 là-bas).
Ca fait bizarre de quitter Lomé et tous les gens : Fafa, Akofa, Eugène, etc. La semaine prochaine, ils devraient venir passer quelques jours avec nous, une fois que les deux filles seront arrivées.
Hier, au bar, je me sentais vraiment chez moi, avec la bière, la musique, les amis.
Là, j'ai l'impression de recommencer complètement autre chose.

Horrible odeur de pétrole sur la route... que je retrouve ici, avec les lampes, ça et mes pieds qui puent. J'aimerais bien me laver maintenant.
Routes moins dézinguées que ce que je pensais. Ambiance tip top dans la voiture, j'en ai presque oublié que j'étais serrée. Presque, à cause des coudes de Mémé qui me rentraient dans les côtes quand il jouait du djembé.


Vendredi 8 août

Yovo, yovo ! Ce sont surtout les enfants qui le disent. (ce mot signifie "blanc" et les enfants l'ont tous à la bouche dans les villages, mais c'est beaucoup plus rare à Lomé, où je l'ai à peine entendu. Il faut le prendre comme une façon de dire salut, le plus souvent. )
J'espère que ça va bien se passer. Je ne veux pas faire la police. Je suis en vacances moi aussi.
C'est dommage que Mémé soit parti. Il m'aime bien et je l'aime bien. Les autres aussi cela dit, mais c'est pas pareil. (Mémé est finalement revenu une semaine plus tard).


Mardi 12 août

J'adore ces visages d'enfants hilares, toujours présents pour chanter. Je me sens utile dans ces moments-là, au moins en tant que catalyseur. C'est fou ce qu'on peut provoquer à 6 !

Au marché, j'aime cette façon qu'ont les femmes de fermer les petits sachets noirs. Délicatement, elles font le noeud doucement, elles ne tirent pas d'un coup sec comme on peut le faire en France. Elles prennent le temps. Ici, on prend toujours le temps, sauf pour manger, toujours un plat unique. C'est marrant d'ailleurs, j'aurais cru qu'ils passaient leur temps à manger des fruits, mais même pas.


Mardi 19 août

Ca y est, je commence vraiment à écrire comme la maîtresse, j'hésite avant de faire mes a...
Je pars dans une semaine et ça me donne envie de pleurer rien que d'y penser. D'autant que je quitte le chantier dans 4 jours.Ils vont tellement me manquer ! Surtout Mémé. Mais pas Anaïs et Anne-Sarah. Trop nunuches, et surtout trop méprisantes, trop humanitaires façon Arche de Zoé, genre le messie qui vient sauver les populations en apportant par centaines perles et crayons mais qui oublie au passage l'envie de vivre autre chose. Heureusement que Louise est là ! Avec elle on n'a tellement eu besoin de se faire des grands discours, on vit ensemble, c'est tout, et c'est parfait comme ça puisqu'on s'entend bien. Elle n'est pas facilement cataloguable. Les autres, elles sont chiantes. Surtout Anne-Sarah en fait. Anaïs, elle est gentille, quoi.

Mais je devrais surtout parler des autres. Anani qui roupille à côté de moi, par exemple. Lui, il m'a vraiment permis d'être à l'aise dès le début, insistant pour qu'on ne reste pas entre yovos, et il avait bien raison. Anani et son rire, et ses conneries, et ses lecture, ouais, ça va me manquer.
Et puis Komlan, le "joli garçon bien habillé", discret mais avec une place tout de même bien à lui dans le groupe, un rôle inestimable dans la gestion de la vie quotidienne. Komlan, qui vous répond toujours "c'est gratuit" quand vous lui dites "merci", de même qu'Anani dira toujours "bon apétit" entre deux "mange, sinon l'Afrique te mangera". Komlan le prévoyant, seul Amaybo (= noir) à avoir amené sa moustiquaire, même que Roy lui avait alors dit qu'il était un faux africain. N'empêche que depuis, y'en a plus d'un qui l'a squattée, sa moustiquaire. Komlan, mon cher collègue de travail, la paire qui fonctionne.
Roy adore se moquer de Komlan. Roy adore rigoler de tout en fait. Du soir au matin, il ne s'arrête que pour danser ou jouer du djembé. C'est aussi quelqu'un qui aime penser, réfléchir à des choses comme le sens de la vie. Ca contraste avec son côté gamin taquin devant l'Eternel. L'Eternel, d'ailleurs, il n'y croit pas, contrairement à Komlan.
Dans mon groupe de corvée, il y a Roy et puis il y a aussi Alex. Alex l'instituteur qui a toujours une pêche d'enfer avec les gamins et qui sait vraiment se faire respecter. La vocation, quoi. Notre responsable de chantier. Mais aussi Alex qui bouge bien les hanches le moment venu et qui a une sacrée descente question sodabi (alcool artisanal local à base de palme, particulièrement fort, le degré d'alcool variant de 40 à 70°).

Là, ils préparent la bouffe tous les quatre, pour la soirée africaine. Et Mémé vient de se réveiller, il va se faire une tisane puis il va aller les aider. Ca m'emmerde de le voir malade comme ça. Déjà, la semaine dernière il n'était pas là, et maintenant, il y a des moments où il est très fatigué. Il dit que c'est le paludisme. J'adore sa voix légèrement cassée et son rire, qui s'accompagne toujours d'un sourire qui lui fend le visage d'une banane plus blanche que blanche. C'est comme ça pour tous, mais pour lui encore plus. De même, je les trouve tous supers, mais lui encore plus. Faites qu'on lui permette de venir en France !

Avec Mémé, la personne que j'aime le plus doit être Fafa. Il a une bouille à vous rendre le moral les jours les plus sombres de votre existence. Et j'aime sa façon paisible, tranquille de dire les choses, toujours la même, que ce soit pour parler des hommes politiques ou pour me faire remarquer que je peux me baigner, tant pis pour le sable collé, il tombera une fois que je serai sèche.
Kossi aussi est tranquille quand il parle. Mais contrairement à Fafa qui fait un boucan d'enfer dès les premiers sons du djembé, Kossi, je l'ai toujours vu posé.

La plus jolie, c'est Akofa. Ou Louise, je ne sais pas, parce qu'elles ne sont pas faites pareil. Mais Akofa a une de ces classes, toujours joliment habillée, avec sa démarche nonchalante, qu'elle soit en train de porter un seau ou de mâchonner un cure-dents. Ben oui, même comme ça elle a la classe.

Louise, c'est autre chose mais c'est aussi très classieux, elle bouge les hanches comme une africaine ! Elle, elle a vraiment su s'adapter très vite. Et ça me fait chier qu'elle aussi soit malade. Surtout pour ses derniers jours. (heureusement, ça n'a pas duré).


Je m'arrête là, la suite et fin pour demain !

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dimanche 31 août 2008

Nostalgie

Bientôt une semaine que me voilà rentrée, mais je ne me sens pas pour autant sortie de mon expérience togolaise, qui s'est avérée plus qu'enrichissante. Or, pendant ces trois semaines et demi, il m'est arrivé d'écrire mon ressenti du moment, les choses que j'avais vues et que j'avais peur d'oublier si je ne les écrivais pas quelque part. Du coup, je me suis dit que c'était bloguable, donc je vais bloguer tout ça. Désolée pour ceux que ça va faire chier, mais j'ai toujours un bout du cerval quelque part entre Lomé et Kpalimé, un bout qui a dit "non" quand on lui a dit "monte dans l'avion".

Donc voilà mes notes, telles que je les ai prises sur le coup. C'est parfois assez décousu, parce que je mettais vraiment ce qui me passait par la tête. En italique, je rajouterai quelques précisions quand ce sera nécessaire pour comprendre ce que je raconte, mais dans l'ensemble, ça devrait aller.


Mardi 5 août

*Posée avec Fafa dans une cahute petit dej' en face de la maison*

Une pensée émue pour Claire l'autre jour (avant-hier en fait... on prend tellement le temps ici que j'ai l'impression d'être arrivée il y a 10 jours), quand j'ai vu les séries importées sur le télé togolaise : à côté, le jeu des acteurs de Plus belle la vie est de qualité, faut dire que le doublage niaiseux en décalé ne les aidait pas.

Les gens vivent leur vie : ils rentrent, ils sortent, ils mangent un peu quand ils veulent. Ca fait bizarre, ils ne mangent jamais tous ensemble, mais par groupe de 2 ou 3.

Quand on sort, on rencontre toujours des connaissances avec qui on tape un brin de causette. Enfin, moi j'écoute leur causerie en éwé (langue parlée dans le sud du Togo). J'y comprends rien, mais j'aime bien.

Il y a toujours plein de musique, plein de couleurs, plein de bruit. C'est marrant de voir quelles similitudes on peut trouver dans un pays si différent. Des trucs qui rappellent que la France a été là, d'autres qui montrent qu'au fond, on a tous les mêmes besoins / envies. Ici, les femmes font la cuisine et la plupart du temps, ce sont elles qui commercent sur le marché. C'est marrant de voir qu'il n'y a qu'elles qui portent des trucs sur la tête. Je ne crois pas avoir vu de garçons le faire. (si, en fait, mais effectivement, c'est moins fréquent).

Lomé est une espèce de gros village dans lequel se complaisent poules et lézards. De temps en temps, un gratte-ciel se dresse, un peu perdu. Les gens roulent beaucoup en mob (ah, le zem... zem = moto-taxi, très courant là-bas), y'a aussi des voitures assez souvent. A part ça, on trouve plein de postes de téléphones, un pour trois personnes je dirais. Bon, peut-être pas, mais beaucoup en tout cas.


* Dans la cour. Les gars rangent le bazar des chantiers de juillet. Il y a Eugène, Anya Kolo, Anani et trois autres. Fafa fait sa lessive.*

Ca pue trop dans le garage car la voiture est en rade. Une vieille odeur d'essence, encore pire que celle des zems tous pourris ou des camions qui dégagent plein de poussière. Kossi m'a dit que c'était la batterie, il faudra la changer parce qu'elle l'a déjà fait plusieurs fois.

Beaucoup de prévention sur le sida et sur le port du préservatif. Fafa m'a dit que ça marchait, qu'il y avait de moins en moins de contaminations. Mais déjà trop de malades. 160 000, me dit Kossi. Et seulement 2300 bénéficient d'un traitement gratuit grâce aux trucs de l'ONU. A Lomé, y'a une antenne du PNUD (Programme des Nations Unis pour le Développement). Toute entourée de barbelés, je trouve ça assez ironique.


Je m'arrête là pour l'instant, histoire de ne pas faire trop pavé, surtout que la suite n'a pas été écrite à Lomé, donc ça fait une bonne coupure


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mercredi 4 avril 2007

Oh nouit bellllle nouit!!!!

Ma voui révoilà dé mon soublime voyage a Venezia d'où ye raméne oune meraviglioso accent! Sbaf Aïeuh! Ma chè?! ben "y a chè" tu enquiquine le monde avec ton accent a deux balles!!! Roh ça va rabat joie! Bref pour les non initiés (si il y en a) moi c'est La Nouïlle et là chose encombrante là bas c'est mon deuxième Moi et à ce qu'il paraît je ne peux m'en défaire donc va falloir supporter ces interventions!
Enfin revenant on a nos moutons même si des mouton a Venise il n'y en a pas des masses!
Alors je vais vous présenter ce voyage jours pas jours par ce que... Par ce que je fais qu'est ce que je veux d'abords!
Jour 1, Samedi 31 Mars :
Départ de St Jean D'Aulps à 5H05 du matin (ça devrais être interdit de se lever aussi tôt), en partance pour Thonon les Bains ou nous retrouvons ma soeur et moi une copine à elle: Sylvie.
De là on part toute les trois avec la voiture de Sylvie pour Venise!!! Jusque là tout va bien 600 Km de route nous attendent, mais moi très prévenante ai pris une petite trentaine de CDs pour le voyage! Mais là c'est le drame, au bout de environ 2 heures de routes l'autoradio décède.... Avec un CD dedans!Du coup a pu musique :'(
A plus de 13h00 nous arrivons a Venise nous devons abandonner Titine dans un parking car Venise est une ville sans voiture (yeeeeeeeees). Bref après ça rien de bien notable là ville sublime de trois visite de monument assez chiante mais sublime et dîner dans une pizzeria couchées vers 21h30!!!Ouai je sais on est super wild.
Jour 2, Dimanche 1 Avril :
Visite de la partie le plus touristique de la ville il y avais beaucoup beaucoup de monde mais c'était quand même superbe quoique crevant. Je vous fais part des photos c'est plus parlant.
Image hébergée par servimg.com
Et le soir nous avons manger dans un petit résto bien sympa où nous avons goûté l'apéritif local: le Spritz mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm (1/3 de vin blanc sec, 1/3 d'eau de seltz, 1/3 de Campari (genre de Martini))
Ce soir là couché 22h15 y a pas a dire on est des "oufs"! Et encore c'est par ce qu'on a regardé un bout de "il ritorno del " sur la télé italienne....
Jour 3, Lundi 2 Avril:
Là on est allé sur quelques îles autour de Venise où le parcours était moins touristique où on c'est pas mal baladé c'était bien sympa enfin une fois encore les photos sont plus parlantes...
Image hébergée par servimg.com
Et le soir on est allé boire un verre dans un bar bien sympathique avec des serveur bien sympathiques et un spritz mmmmmmmmmmmmmmmmmmm bien sympathique!!!

En bref le lendemain on est retourné "tranquillement" en France, en frôlant plusieurs fois la crise cardiaque a cause de la "conduite" des italiens. On est partie à 10h00 de Venise pour arriver a St Jean d'Aulps à 20h00 bref c'était assez crevant, mais c'était géniale voilà!
Tout ça pour dire que j'ai adoré et que je voudrais bien y retourner encore et encore et encore!
Tien une petite dernière pour la route:
Image hébergée par servimg.com
Dans la série Anaïs et ces quicheries:
jour 1: Anaïs a mis 10 minutes pour ouvrir une boites de sandwichs et tiraillé par la faim elle éventré la dite boite avec ses dents (ah ma décharge les ouverture facile c'est de la merde!)
jour 3 : Anaïs se lave avec du shampoing par ce que avant le petit déj elle est bonne a rien!
jour 4 : idem, et oui Anaïs n'apprend rien de ses quicheries!!!
Voilou et "à vous les studios"
(mouhahahaha je suis la première a publié un post long et chiant!!)

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