vendredi 26 juin 2009

Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Je suis en vacaaaaaaaannnnnnces !!! Je n'ai plus rien à faiiiiiiiire !

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mercredi 17 juin 2009

Arrg

Vous savez quoi ? Il paraît que je suis normale.

Sic D**** alias Kévin : "[truc et bidule] ne sont pas handicapés.. ils sont à peu près comme toi, ils sont normaux quoi."

C'est bien la première fois qu'on me dit ça...

Voilà, c'était "Caro écrit son mémoire." La prochaine fois, je vous raconterai mes aventures à la Fnac : "Caro cède à la société de consommation."

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jeudi 11 juin 2009

Idée

Je voulais proposer de partir en croisade contre le Novlangue qui fleurit dans les medias, si, comme moi, ça vous insupporte. Personnellement, il y a deux mots qui me sortent par les trous de nez : "décryptage" et "partenariat".

"Machin va vous décrypter ce qui s'est passé"... en fait, décrypter, ça veut dire "raconter le déroulement des évènements", mais comprenez, ça fait genre on va vous apprendre des secrets, c'est tellement plus attrayant.

Quant à l'expression "conclure un partenariat avec...", ça veut dire "mettre un couteau sous la gorge à..." mais ça fait moins bien.

Et puisque je suis censée arrêter de vivre parce que j'ai un mémoire à rédiger, je cesse là et je vais manger.

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vendredi 5 juin 2009

Carnets de campagne

Vous savez quoi ? Roland Garros, c'est bien. D'ailleurs, même si vous n'aimez pas le tennis, regardez le tournoi au moins une fois dans votre vie, rien que pour Nelson Montfort qui parle anglais (ou espagnol) et la voix d'hystérique que prend la traductrice à chaque phrase (et si en plus vous pouvez entendre ce que dit le joueur ou la joueuse et que vous comparez à ce qui est traduit, ça devient réellement drôle).

Autre qualité de RG, et du tennis de manière générale : c'est l'occasion de faire autre chose à côté, le temps que Nadal fasse son service. Bon, lui il n'est plus là mais il y en a d'autres. Et donc au lieu de voir le joueur s'essuyer le front pendant 3 minutes (avec le ramasseur de balles qui attend patiemment à côté toujours dans la même posture, l'étiquette d'un cours de tennis est absolument fascinante, faudra que je fasse une observation participante là-dessus un jour) puis dégager la terre battue de sa ligne de fond de cours pendant 1 minute et faire rebondir la balle une dizaine de fois avant de finalement refaire le tout parce que la 1ère était faute, et bien on peut manger un yaourt, écrire des pensées stupides sur son carnet acheté la veille (depuis le temps qu'on y pensait) ou encore, lire des pensées écrites par d'autres, pensées plus ou moins stupides.

Et donc, quand je vous dis que RG c'est bien, j'ai pu, hier, grâce au tic de Kusnetsova qui nettoie sa ligne de fond de cours à chaque service, accomplir ma BA : j'ai lu les professions de foi des candidats aux européennes. Oui, je suis fière de moi, parce que lire 30 fois la même chose, ça va bien 5 minutes (enfin non, j'exagère, 10 fois la même chose, entre les souverainistes, les gauchos (eux, c'est les meilleurs, d'ailleurs, ils sont chais pas combien et appellent tous à l'unité, mention spéciale au NPA en la matière, mais non, promis, malgré les apparences, je ne parlerai pas de politique, pas vraiment en tout cas) et les autres). Or, tant qu'à faire une BA, autant bloguer les conclusions que j'en ai tirées, me suis-je dit. Donc, résultats :

La nouvelle du jour : je vis dans une Europe totalitaire, sic Le Pen.

La photo du jour : prenez le verso du papelard MPF+CPNT et émerveillez-vous la famille idéale en balade en forêt : le père est au centre, grand, protecteur. Il tient d'une main son petit garçon, habillé comme papa, et de l'autre, sa femme, toute petite, légèrement en retrait, et qui porte dans le bras restant sa petite fille, toute de rose vêtue. C'est grand, c'est beau, on y croirait presque. Surtout quand la photo est accompagnée de la légende "respecter le vote des Français".

Le slogan du jour : vu sur le programme de l'Alliance écologique indépendante : "20 ans après le mur de Berlin, le mur de l'argent s'effondre". Tadam !!

Le nom du jour : Françoise Grossetête, tête de liste UMP. Fallait le faire.

Le politiquement correct du jour : celui-là, il est à la mode ces derniers temps et je suis en passe de me dire que décidément, ça m'agace. Il s'agit de cette manie qu'ont les militant extrême gauches de rajouter des é-e-s à chaque mot potentiellement "genré" pour montrer que la lutte contre le capitalisme n'oublie pas l'exploitation du genre féminin et pas seulement humain. Donc ça donne "immigré-e-s", "salarié-e-s". Bientôt, il faudra que j'écrive personnes handicapées comme ça ? Ca donnerait personnes handicapé-e-s. Dans la même logique, on ne demande plus la régularisation de tous les sans-papiers mais de toutes et tous, s'il vous plaît. Ah oui, on est pour l'égalité hommes-femmes, mais les femmes passent avant. Quand même. Bon, voilà, non seulement ça devient illisible et en plus c'est énervant. Certes, je suis la première à gueuler quand j'entends des "madame le ministre" parce que je ne vois pas en quoi le fait d'être ministre devrait amener ces dames à changer de sexe. (On ne dis pas monsieur l'infirmière, que je sache ?) Mais là, quand même, Maurice pousse le bouchon un peu trop loin à mon goût. D'autant que ça n'a rien de spontané, cf le "luttons contre l'exploitation des Palestiniens" où la palestinienne a disparu. Je vais retourner à mes personnes en situation de handicap, ça ne sera pas pire.

Mais juste avant, quand même, mention spéciale pour le boulet du jour, j'ai nommé, le photographe du parti socialiste. Déjà, la tête de Destot sur les affiches de la campagne municipale, ça valait le détour. Mais alors là c'est le pompon, y'a 2 photos sur la profession de foi, l'une où Vincent Peillon est à contre-jour et l'autre où la seule chose qu'on voit de Martine Aubry, c'est son bras devant la figure. Franchement, bravo.

Voilà pour ce petit détour électoral, maintenant, je m'en retourne travailler. Promis, la prochaine fois, je vous expliquerai comment rédiger un mémoire tout en suivant Roland-Garros.

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mercredi 3 juin 2009

Pour mémoire

(NB : j'ai même pas fait exprès pour le titre)

En ce moment, je me dope à Zebda (et à Roland-Garros, aussi, mais ça, c'est une autre histoire... Nadal battu par un Suédois, Scandinavie powa... bref), ça me permet de carburer à 7 pages par jour pour le mémoire . Et grâce à l'ami Ronan, je redécouvre les classiques, parce que jusque là, je n'avais que Uotpie d'occase et Essence ordinaire. Donc je suis tombée sur Le bruit et l'odeur.

Je voulais juste vous la mettre en lien pour que vous puissiez l'écouter (ou la réécouter), surtout le discours de la fin. Un bonbon pour celui qui trouve qui l'a prononcé. Je ne dirai que deux choses : Sarkozy n'a rien a inventé en matière de braconnage sur les terres du FN, et nous, on oublie vite. Je m'arrête là, le truc est suffisamment édifiant pour que je n'ai pas besoin de développer plus avant. Ah si quand même : l'image de la femme est assez marrante, "komisch", diraient les Allemands, un mot que je ne peux que leur jalouser tant il manque dans notre vocabulaire. Parce que ça ne veut pas du tout dire comique, en fait, ça résume le : "ouais, c'est marrant. Enfin non, pas marrant, mais tu comprends, quoi..."

(Ah, autre chose, en fait, je ne pouvais pas laisser ça, c'est trop mensonger : les étrangers paient des impôts. Même les clandestins. Voilà, maintenant promis je me tais, je vous laisse écouter)

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samedi 16 mai 2009

Oui, je vis encore

Gnup, bon je n'ai pas forcément grand chose à raconter (la censure veille et se reconnaîtra) mais ça fait longtemps que je n'ai rien écrit ici et puis j'ai le droit d'écrire même si c'est pour ne rien dire, après tout, c'est bien ce que je fais quand je parle. Ne rien dire. Comme disait Simone de Beauvoir, "parler est parfois une manière, bien plus adroite que le silence, de se taire". Parler de tout pour ne surtout pas parler de soi, en particulier de ce qu'on peut ressentir.

Donc, puisque je n'ai rien à écrire, autant répondre à cette question banale qui ne signifie rien, cette question qui, une fois posée, bloque subitement n'importe quel interlocuteur, même celui qui trouve toujours des tas de choses à raconter, j'ai nommé : "koi 2 9 ?"

A question banale, réponse banale : oh, ça va, les partiels se sont bien passés, j'ai tout défoncé au grand oral (sujet de meeeeerde : la décentralisation, mais bon, l'essentiel, c'est ce qu'on arrive à en faire) et là je comate à moitié, conséquence de la cuite de la veille (non, Ronan, pas comme celle du crit' (NB : cuite critale anthologique, certes, mais dont j'aurais tiré un enseignement : la chartreuse, non seulement c'est bon et efficace, mais en plus, c'est pas gueule-de-boilisant pour un sou, vive la chartreuse, mangez- en et buvez-en (mais pas ce soir, j'ai la migraine)), cuite prise hier, donc à l'occasion des 20 ans de Emma et Camille, thème : rose. Je vous laisse imaginer ce que ça a pu donner.

Ce fut l'occasion de visiter l'Isère profonde, puisque ces demoiselles vivent à la Côte Saint-André et que je n'allais quand même pas payer le péage, nanméo. J'eus alors une petite pensée émue pour Claire et ses pérégrinations lycéennes dans de charmants patelins (comprendre : bled au nom pourri, cf rubrique appropriée), et aussi pour Hector Berlioz, qui est à la Côte Saint-André ce que Bayard est à Pontcharra.

Et tant que j'y suis à découdre mon propos, je ne sais pas si je l'ai dit à tout le monde, donc voilà, annonce officielle : je vais me marier. En fait, non. Je serai juste à Oslo dès le 8 ou 9 août, ce qui signifie que :
-scandale, je n'aurai que 1 mois et demi de vacances cet été, puisque jusque début juillet, j'ai la tête dans le mémoire. Dur dur d'être étudiante, n'est-ce pas ? (là, je manque de smiley caustique)
- vous êtes les bienvenus en Norvège dès cette date-là, faites juste signe avant de passer et prévoyez les sous en conséquence parce que quand Kro part en Erasmus, c'est dans un pays où le kebab coûte 12 euros. Amen. Mais je positive, je me dis que comme ça, la prochaine fois que j'irai à Paris, je serai toute contente de ne payer mon café que 3 euros.

En attendant, je me scandinavise de plus en plus, et je vous conseille de lire La Cloche d'Islande, de Laxness, parce que c'est bien. Mais pas gazou, pensez, ça se passe au XVIIIème siècle, probablement l'un des siècle où les Islandais en ont le plus chié. Mais promis, je m'arrête là, je ne dis plus rien.

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vendredi 20 mars 2009

Quand la vieille dame se fait brusquer...

Non, je ne vais pas vous parler du rôle de mère extrêmement chiante que je vais bientôt tenir sur les planches courant avril (9, 13, 14 et 18 avril, si ça vous intéresse). En fait, je vais vous parler de ce cher Institut d'études politiques, que notre directeur M. Ihl qualifiait, dans son discours d'accueil aux premières années, de "vieille dame qui n'aime pas être brusquée", expliquant ensuite qu'il était très difficile de bouger les traditions de "la maison". Et plus précisément, je traiterai de la censure indécente exercée sur le Bureau des Arts dernièrement. J'ai eu un temps l'impression d'être revenue en mars 68, quand les étudiants revendiquaient le droit d'aller dans les résidences des étudiantes-diantes-diantes.

Ainsi donc le BDA a été créé cette année à l'IEP de Grenoble et pour ses un an, il a été décidé d'organiser une semaine des arts sur le thème de l'érotisme. Schoking, branle-bas de combat dans l'administration ! La crise cardiaque de la vieille dame a commencé la semaine avant la fameuse semaine des arts, lorsque furent découvertes les affiches qui en faisait la promotion. Certaines notamment représentaient un postérieur féminin très légèrement vêtu, extrait en fait d'une affiche de pub pour Aubade. Si on ajoute à cela que la pub glissée dans Grenews (un gratuit de l'agglo) évoquait quelque peu un "salon du porno" (c'était écrit "semaine de l'érotisme" et non pas "semaine des arts, thème : érotisme"), on obtient une présidente du BDA qui se fait convoquer de bon matin par l'administration alors qu'elle est en cours et qui se retrouve face à un tribunal de 3 furies qui l'engueulent comme du poisson pourri pendant une demi-heure et qui lui demandent d'écrire une lettre d'excuse aux profs impliqués dans la semaine des arts. L'un de ces profs répondra plus tard en demandant : "c'est quoi, Grenews ?". (lui, il a fait mai 68)

Le 2ème épisode se déroule dans le bureau du directeur des études, qui engueule toujours la même car il n'a pas été informé que des profs de l'IEP devaient participer à une conférence sur le thème de "la séduction en politique" dans le cadre de cette semaine des arts. Pouip.

Et enfin, last but not least, l'expo photo. Notons que ces photos avaient été regardées par "la responsable évènementiel" de l'IEP, une pétasse qui ne sert à rien. (Pour avoir une idée, elle a appris cette année qu'un club théâtre existait à l'IEP ! Je tiens quand même à dire qu'il existe depuis 18 ans et donc avant de pleurer sur la faiblesse de la vie associative à l'IEP, autant se renseigner ! (ah et puis si on pouvait nous donner une vraie salle aussi... un jour je vous mettrai une photo de la salle (comprendre : du placard à balai) des associations pour que vous compreniez)). Et donc ladite pétasse en question a dû dire au moins 30 fois au cours du visionnage "non mais ça c'est du visuel, vous voyez, vous en avez du visuel, pourquoi vous l'avez pas mis celle-là, ça c'est visuel !", le tout avec un accent de pétasse parisienne vulgaire, vous savez, l'accent genre je-mache-du-chewing-gum-et-je-finis-tous-mes-mots-par-hein.
Et finalement, le lundi matin, l'exposition a dû être déplacée dans un coin du hall (ben oui, ça gênait les issues de secours, vous comprenez... mais devant la porte de l'amphi D, ça ne gênait pas du tout par contre) et les photos les plus licencieuses ont dû être recouvertes d'un rideau avec la mention suivante : "ces photos peuvent choquer, pour public averti". Ce qui n'a pas empêché S****** C******, qui gèrent les subventions aux associations, de frôler la crise cardiaque en soulevant lesdits rideaux, alala, qu'allait devenir la réputation de l'IEP ?

On croyait être dans un lieu où on faisait des études qui nous ouvraient l'esprit.C'est peut-être vrai des études, mais certainement pas des locaux dans lesquels elles ont lieu. Admirons au passage la magnifique hypocrisie ambiante, parce que des étudiantes qui se bourrent la gueule au Sono ou qui se foutent à poil au crit', ça ne pose pas de problème, tandis qu'une photo de paire de seins dans l'IEP, si.

Cela dit, tout ceci n'est peut-être pas qu'une affaire de puritanisme, et on en vient là à une partie de l'affaire qui n'est certainement pas la moins édifiante.
D'abord, avec la gueulante du directeur des études. Il semblerait qu'elle soit en fait due avant tout à des problèmes d'incompatibilité d'humeur avec les professeurs concernés par la fameuse conférence. Je me fais souvent la réflexion que les personnes les plus irresponsables et les plus immatures sont à chercher parmi les adultes et non parmi les enfants, mais alors là c'est le pompon : se défouler de ses querelles internes sur une étudiante qui n'y est pour rien, et surtout abuser de son autorité hiérarchique pour le faire, je trouve ça gonflé quand même.

Enfin, le facteur explicatif de la hargne de S C envers le BDA réside probablement dans une erreur professionnelle vraiment moche. En fait, elle s'est planté : au lieu de verser 500 euros de subventions sur le compte du BDA IEPG, elle les a versés sur le compte du BDA ESC Grenoble, qui s'est d'ailleurs bien gardé d'aller les lui rendre, et elle a mis 3 semaines avant de reconnaître qu'elle avait fait une boulette. Il a fallu qu'elle assène à Nadia "mais si je vous les ai versés, j'ai là le RIB de la Société Générale sous les yeux !", et que Nadia tilte "mais... on est à la LCL !" pour qu'elle l'admette.

Bref, les explications à la censure ne résident pas forcément là où on le croit.

Et pour boucler la boucle par rapport au théâtre, j'en profite pour faire un peu du pub : on repart pour une nouvelle saison théâtrale ce mois d'avril, avec 6 pièces au programme, chacune jouant 3 ou 4 fois, et une très grande variété de registres, du comique absurde d'Ubu-Roi au drame de Yerma en passant par une chronique douce-amère de notre temps écrite par une gars de l'atelier. Si ça vous intéresse, plus d'infos sur ce blog.

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vendredi 13 mars 2009

D'humeur lunatique

... Je crois que c'est ce qui me va le mieux en ce moment.

Par exemple, pour l'instant, je suis déprimée : je suis toute seule comme une con à bosser alors qu'il fait un temps magnifique dehors. Moment propice s'il en est pour se dire "ah, j'aimerais bien aller boire un coup avec machin", et ça, ce n'est pas déprimant. Ce qui est déprimant c'est cette question pernicieuse qui s'introduit dans mon esprit et me demande : "mais avec qui ?".
Et à ce moment précis, j'ai l'impression que justement, pas avec grand monde. Une impression due à quelques petites touches de peinture sur lesquelles je me focalise connement alors que le tableau est grand et que je pourrais très bien regarder ailleurs. Des touches qui me rappellent qu'on est de moins en moins à Grenoble, et que j'ai le sentiment d'en perdre dans le lot. Le fond du problème, finalement, c'est que je n'arrive pas à accepter l'idée que d'autres nouveaux amis puissent venir éclipser les anciens, dont je fais partie. Les éclipser, peut-être pas, le mot n'est pas juste, mais plutôt, les remplacer dans le train-train quotidien. Une idée qui est complètement crétine et égoïste puisque pour moi aussi, la vie et les amis chers ne se sont pas arrêtés au lycée.

En plus il y a ce mail de ce crétin de B*** qui doit avoir des chevilles plus grandes que son égo à force, et ce n'est pas peu dire. (Oui, je dois faire l'inventaire du théâtre et j'ai moyennement apprécié le fait de recevoir un mail qui disait en substance : "non je n'ai rien mademoiselle-je- veux-être-au-bureau-sans-y-être, mais des rideaux noirs, ça m'intéresse", alors que JE fais partie du bureau, merde !) (C'est moi ou je suis dans un ton très Bridget Jones, subitement ?)

Et puis il y a ce fucking conformisme ambiant de l'IEP que je supporte de moins en moins, d'autant plus qu'il est mêlé d'un je-m'en-foutisme qui m'ébahit au plus haut point de la part de personnes censées s'intéresser un minimum aux questions politiques.
2 éléments et je vous laisse juger :
- les gens se passionnent actuellement plus pour les sélections à "questions pour un champion, spécial grandes écoles" que pour des réformes très dérangeantes dans l'éducation ou encore pour les efforts d'une poignée de personnes à développer des systèmes de consultation des étudiants sur la vie interne de l'IEP ! (pas besoin d'être gaucho pour s'exprimer sur les départs à l'étranger, que je sache ?)
- le balai dans le cul de l'administration et de la direction, cet espèce d'esprit "bobo socialiste" qui veut bien faire la révolution tant qu'on ne salit pas le sol avec des chaussures pleines de boue. Je ne dis pas seulement ça par rapport au printemps des chaises (ah oui, désormais, dès qu'un cours est fini, un agent est chargé de fermer les salles à clé pour empêcher les étudiants de sortir les chaises, vous comprenez, ça fait mauvais genre... et après on nous parle de politique et de mouvements sociaux...). Je dis ça aussi par rapport aux tracasseries invraisemblables que tous ces braves gens ont fait subir au bureau des arts de l'IEP qui avait osé organisé une semaine des arts sur le thème de l'érotisme. Oh my... Je vous détaillerai ça dans un prochain post parce que ça vaut le détour.

Bref, tout ceci me consterne mais en fait je m'en fous, qu'ils restent dans leur connerie indécente qui se croit intelligente. Qu'ils en crèvent ou qu'ils s'enivrent, peu importe, l'an prochain, je suis à Oslo et j'ai bien l'intention d'en profiter.


Mais quand je vous dis que je suis lunatique, maintenant ça va beaucoup mieux (si on excepte le sentiment d'avoir une tonne de boulot et de ne rien foutre !), il fait beau, je rejoins Flo et après je vais à Casabio. Tant qu'à être une universitaire bobo, autant le faire jusqu'au bout... d'autant plus que le bon sucre de maman n'est plus vendu à Carrefour, donc je vais le chercher là-bas.
Comme dirait Bernard Lahire, en matière de dispositions à agir, la règle est l'hétérogénéité voire la contradiction, pas l'unicité.

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jeudi 22 janvier 2009

Florilège de vidéos pourrites

Ca fait déjà deux semaines que je voulais vous faire part d'une mutualisation fructueuse réalisée avec Raphaëlle un jour que nous étions en quête de vidéos pourries. Bon, c'est elle qui a commencé.

En fait, elle cherchait une vidéo dont je lui aurais parlé il y a de cela des années, dont elle avait oublié le titre mais qui était génialissime. Elle la cherchait pour pouvoir répondre à une vidéo elle aussi sublime qu'une amie lui avait envoyé et que voici. Je vous laisse juger, personnellement, elle m'a fait mourir de rire, mais je pense tout de même que c'est un nanar volontaire. Enorme certes, mais les meilleurs restent quand même les involontaires. Ne vous en faites pas, ça va venir.

Parce que du coup, Raphaëlle m'avait intriguée : quelle était donc cette fameuse vidéo où des zozos chantent dans l'espace entourés d'autres zozos qui dansent et que je lui aurais montrée ?

Je suis donc partie en quête, et j'ai entrepris d'aller sur le sujet "Vos vidéos coup de coeur" du forum Le Dragon Vert, auquel j'ai pas mal contribué. Ben oui, quand même, je n'aurais pas laissé passer un nanar pareil sans en faire part au DV...

Et ce fut l'occasion de tomber sur plusieurs perles, semées de ci et de là par mes soins, mais pas seulement. La première fut ce fameux Mr Dick dont je me demande si je ne l'ai pas déjà mis en lien par ici. Quoiqu'il en soit, peu importe, mieux vaut deux fois qu'une.

Puis je suis retombée sur un message de Bergil, qui nous faisait découvrir une perle en matière de vidéo rock-qui-se-veut-mega-hard-mais-qui-est-en-fait-très-kitsch

Ensuite, je suis retombée sur un message que j'avais complètement oublié et dans lequel je présentais la sélection kitsch du Monde au 7 août 2006. Et à re-regarder la vidéo, je me demande comment j'ai pu oublier un truc pareil. C'est très drôle, par contre, les commentaires en-dessous font peur.

Et c'est là, alors que je commençais à me dire que non, décidément, la vidéo des zinzins dans l'espace, ce n'était pas moi qui l'avais montrée à Raphaëlle, que celle-ci me dit : "oh mais j'y suis ! le truc que je cherche, en fait, c'était la sélection kitsch du 8 août !" Et en effet, c'était bien ça. Je vous laisse savourer, franchement, je pense que je n'en ai jamais vu de plus drôle.


PS : on a un libellé photo et un libellé photos, on pourrait peut-être les regrouper, non ?

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mardi 30 décembre 2008

Meutrie

Bon, je n'ai pas forcément l'habitude de m'apitoyer sur mon sort. Et je suis même plutôt du genre à détester les gens qui pleurent et qui crisent pour rien. Mais là, je crois que j'en ai besoin. Et puis comme ça, vous aurez le droit de m'engueuler, de me traiter d'ado jalouse et puérile.

Mettons que vous avez trois amies que vous connaissez depuis bientôt une dizaine d'années, de celles qui comptent. Beaucoup. Mettons aussi que désormais, ces amies ne sont plus à Grenoble et que donc, vous ne les voyez que lors des vacances scolaires en gros.
Mettons par ailleurs que vous avez un nouvel ami rencontré lors de vos études et qui vous est aussi très cher.
Mettons que ces quatre-là se sont trouvés des atomes crochus et sont devenus super potes, ce qui ne lassent pas de vous faire plaisir, même si vous trouvez quelques fois exaspérants les remarques types : "ah mais ça tu le savais pas ?! Pourtant tu les connais depuis plus longtemps que moi!" et que vous aimeriez avoir des nouvelles directement. Mais bon ça, après tout, vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même, rien ne vous empêche de décrocher votre téléphone de temps en temps ou d'envoyer quelques textos pour en prendre, des nouvelles.
Mettons enfin que vous avez appelé l'avant-veille l'un des quatre, que vous lui avez demandé ce qu'il faisait de beau parce que vous vouliez le voir.

Cela étant posé, comment réagiriez-vous si vous apprenez qu'ils ont passé la soirée de la veille ensemble et que pas l'un d'eux à penser à vous appeler pour vous proposer de venir ?

Ben moi ça m'a fait mal. C'est peut-être stupide, idiot, puéril et tout ce que vous voulez mais ça m'a blessée. Parce que même si ce n'était pas intentionnel, même si ça ne voulait pas dire qu'on ne voulait pas de moi, c'est très dur de se dire qu'on vous a tout simplement... oubliée ! C'est peut-être même pire en fait, parce que ça veut dire que vous ne comptez pas pour eux alors que eux comptent pour vous. D'autant plus pire d'ailleurs que des excuses ne servent à rien dans un cas pareil. Car c'est juste révélateur. Et même si des fois on se doute de certaines choses, se les prendre par hasard en pleine face, ça fait mal.

En plus j'écris tout ça sur un Défouloireuh dont tout le monde se fout et que je suis la seule à alimenter depuis trois semaines. Alors voilà, ça ne va pas faire avancer le schmilblick, mais je ne veux pas ruminer toute seule dans mon coin. Ok je suis capable d'encaisser des trucs et de faire comme si tout allait bien. Mais là, j'ai pas envie. Moi aussi j'ai un coeur et des états d'âme.

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mercredi 17 décembre 2008

Visage de la France par elle-même

Sous ce titre pompeux, je voulais juste vous mettre un lien vers les réactions de lecteurs du monde (et vers l'article tant qu'à faire) concernant le procès de l'incendie de la Haie-les-Roses, le genre de procès où on envie vachement la place des jurés qui ont dû se sentir très à l'aise... (pour mémoire : c'était la procès des 3 nanas de 16-17 ans qui ont été suffisamment crétines et immatures pour foutre le feu à la boîte aux lettres d'une autre pour se venger. Moralité, l'immeuble a pris feu, 18 morts, yeah...).

Pour re-situer, elles ont pris 4 ans de prison ferme, ce que les victimes ont jugé insuffisant. Je retiendrai notamment la réaction de JLR, qui m'a passablement consternée : "cela fait moins de trois mois de prison par victime...la vie humaine ne vaut pas grand chose!! " Et là, j'ai envie de dire que effectivement, si on se met à compter la vie humaine en mois de prison, elle ne vaut vraiment pas grand chose.

Mais je n'en dis pas plus, je vous laisse voir / réfléchir par vous-même. Car ce procès soulève des questions très intéressantes, je trouve : quel est le rôle de la justice ? à quoi sert la prison ? quid des notions de coupable / responsable ? etc.

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samedi 13 décembre 2008

De l'origine des qwerty

Du coup je reposte tant que je tiens mon idée (cf post précédent).

Je voulais juste vous relater une anecdote que notre prof de politiques publiques nous a racontée et que j'ai trouvé marrante. Il s'agit de l'origine des fameux claviers Qwerty et le premier qui me dit que c'est Azerty, je le pends virtuellement parce que là j'évoque les claviers de nos amis US qui d'ailleurs ont sûrement influencé les nôtres. (Et la prochaine anecdote à deux balles concernera le "mais pourquoi on a juste changé trois-quatre merdes, pourquoi on n'a pas gardé le même ?"... je vous le dirai quand je le saurai.)

Et donc, désolée de détruire vos illusions, mais non, le qwerty n'a pas été conçu pour pouvoir taper le plus vite possible. Au contraire, en fait. Tout remonte au XIXème siècle et à l'invention d'une machine à écrire (ne m'en demandez pas le nom !) qui a ensuite été utilisée dans les écoles de sténo-dactylo. A la base, cette machine avait un clavier bêtement ordonné de façon alphabétique. Mais elle s'est vite retrouvé confrontée à un problème technique : quand on tapait trop vite, les barres de frappe s'embrouillaient les pinceaux, se bloquaient, et du coup, les lettres étaient toutes tapées au même endroit sur la feuille, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes, vous en conviendrez. Il a donc fallu trouver une astuce pour faire en sorte que les sténo soient plus lentes dans leur vitesse de frappe, et tadam, le clavier qwerty fit son apparition !

Et si on en n'a jamais changé depuis, alors même qu'aujourd'hui on veut tout le temps faire tout plus vite, c'est parce que ce serait trop compliqué. En effet, tout le monde a été formé à taper sur ce type de clavier et imaginez-vous devoir réapprendre à taper sur un clavier complètement différent ! Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, dans les années 1970, un certain M. Dvorak avait conçu un clavier beaucoup plus efficace mais il a fait un flop total.

Maintenant vous devez vous demander pourquoi fichtre nous-a-t-on raconté un truc pareil dans un cours de politiques publiques. C'était simplement pour illustrer la théorie du path dependancy, à savoir que lorsque les politiques veulent réformer quelque chose (en fait, dès que n'importe qui veut faire une réforme), c'est tellement compliqué de tout recommencer du début qu'on préfère continuer dans la voie qui existe déjà, même si on sait que c'est beaucoup moins efficace et que ce serait plus intelligent de tout recommencer de zéro.

(Et tant que j'y suis, les 5 branches de la sécurité sociale sont : 1°) Maladie-maternité-invalidité-décès 2°) Vieillesse-survie 3°)accidents du travail et maladies professionnelles 4°)prestations familiales 5°) recouvrement (= la branche chargée de récupérer toutes les cotisations sociales et de les redistribuer aux autres branches ensuite). Cherchez pas le chômage, il n'y est pas, il est à part).

Comment ça, je profite du Defouloireuh pour réviser mes partiels ?!

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Solidarité avec Alix

Oui, solidarité avec Alix dis-je, car moi aussi je ne comprends pas toutes les allusions graveleuses. Et j'ai notamment mis du temps à saisir celle que Ronan m'a sortie hier. Du coup, je vous en fais part. Mais vous allez voir, c'est (presque) subtil.

Tout a commencé alors qu'on se baladait dans le quartier des bars privés (= bars à strip-tease) de Grenoble. On en est venu à deviser sur le prostitution puis sur ce président de la IIIème République, Félix Faure, qui était mort suite à un coït particulièrement puissant. Ronan me cita alors ce qu'avait dit à l'époque Edgar Faure (et là, je me dis que pour la majorité d'entre vous, ce gus est à peu près aussi connu que le concept de Path dependency (tiens, ça me fait penser à une idée de poste) ou que le contenu des 5 branches de la Sécurité sociale et ça m'amène à dire que mine de rien, on en a fait des trucs depuis le bac). Edgar Faure (qui, pour votre gouverne, fut à plusieurs reprises Président du conseil, ancien nom du Premier ministre) avait donc dit lors des funérailles de ce fougueux président : "il voulait être César, il ne fut que Pompée".

Arrivés à ce point, Ronan commença à se marrer comme un phoque (niark niark) tandis que je le regardai perplexe : "euuh... oui ? je vois pas le rapport, là..."

Et vous, l'avez-vous vu ?

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jeudi 20 novembre 2008

A la mémoire de ceux qui vivent encore... Piou !

Quicherie du jour, bonjour, ou plutôt, quicherie du lundi, idée de post pourri ! (et le truc génial, c'est que ça serait la même pour tous les jours ouvrables... trop fort).

Oui, parce que lundi, en cours de politique économique, entre deux ou trois prises de notes sur la politique industrielle française, Ronan me narrait ses aventures parisiennes du week-end dernier, passé en partie avec dame Froddy. Il me racontait notamment leur passage au Père Lachaise, ce cimetière truffé de personnes célèbres, même qu'on ne tombe presque jamais sur les tombes (haha) des gens qu'on est venu saluer. Par contre, on en croise d'autres et donc on dit "ah mais il roupille là, lui aussi !". C'est aussi un cimetière dans lequel la plus minable des tombes pas entretenues depuis trois siècles cohabite avec un caveau familial plus grand que ma baraque.

Et donc, après un petit bonjour au Mur des Fédérés et aux cocos d'en face, Ronan était allé s'extasier sur la tombe de Michelet et poursuivait par une question existentielle : "pourquoi les monuments pour la mémoire de la Shoah sont-il à côtés de Thorez et Marchais ? !". Puis il concluait par un "mais par contre on n'a pas vu la tombe de Giscard !", dans lequel on aurait pu sentir poindre du dépit. C'est alors que j'intervenais : "ah, il est enterré là, Giscard?"
Réaction ronanesque : "mais... il est pas mort Giscard !"

Et voilà comment on arrive à se faire berner comme une bleusaille après plus de 2 ans d'étude dans un institut d'études politiques... elle est belle la jeunesse, c'est moi qui vous le dit.

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mardi 28 octobre 2008

Gloups

Vous vous imaginez, vous, en train de bosser avec des airs de jeunes cadres dynamiques dans deux ans et demi ? Moi non, et pourtant c'est ce qu'on me demande. Gloups, donc.

Je me faisais la réflexion l'autre jour que pour vous messieurs-dames qui venez d'entrer dans votre école d'ingénieur, de commerce ou dieu sait quoi encore, ou pour vous qui cubez, ou encore pour vous qui avez des années de retard au compteur, pour vous donc, la fin semble loin. Et pourtant, quand je prends les ingé, au final, ils sortiront de leur école en même temps que moi. Sauf qu'ils viennent juste d'y entrer, et qu'à l'IEP, on me parle déjà de la sortie. Parce que j'en suis très proche en fait. Ben oui, voyez plutôt : cette année qui va filer à toute allure, l'année prochaine à l'étranger et l'année d'après en alternance, avec une semaine de cours par mois.
Etre proche de la fin quand on n'en est qu'à la moitié, c'est bizarre comme impression.

Et cette impression n'a fait que se renforcer dans mon esprit (et dans également dans celui de mes compères iepiens, je parierais) avec la présentation des masters, les profs vous parlant surtout de la deuxième année parce que la 1ère, de toutes façons, on est en vadrouille, et également des débouchés professionnels, rajoutant en guise de conclusion : " tous ceux de la promo 2007 ont aujourd'hui un boulot !". Okay...

Cela étant, chaque chose en son temps, me dis-je. Après tout, en seconde, je ne me voyais pas dans le supérieur, et pourtant, j'ai été bien contente d'y entrer. Et puis je me réfugie dans mes rêves, dans mes projets annexes, je me réfugie derrière l'idée que je ferai une année de césure en Islande, et que si je veux, lassée de mon boulot au bout de quelques années, je pourrai passer le concours pour devenir instit, quel meilleur prétexte pour se sentir éternellement à l'école ? Ou mieux, je me débrouille pour faire des études toute la vie en étant rémunérée pour cela : je pars en thèse d'histoire. On peut toujours rêver, non ?
La seule chose que j'espère, c'est que je ne serai pas assez glandue pour me laisser porter par la routine et renoncer à la remettre en cause quand bien même elle me pèserait trop.


Et sinon, tout va bien ma foi, je me laisse bercer par Brel, sa voix et ses textes magnifiques, tout en ayant le sentiment d'avancer dans mon mémoire, et ça, c'est vraiment mais alors vraiment bennant, surtout après un mois passé dans une incertitude angoissante.


PS : Nouïlle, tu charries : ton dernier post date du 25 août !!! Je veux bien qu'on n'ait pas toujours des trucs passionnants à raconter, m'enfin merde, 2 mois quand même...

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dimanche 21 septembre 2008

Au fait !

C'est la remarque de Ronan sur le précédent message qui m'y a fait penser : je deviens de plus en plus hermionesque, pour ceux qui se demandaient. J'ai réussi à me coller deux cours en même temps, optionnels qui plus est. Oui, oui, le mercredi, j'ai danse africaine de 12h15 à 13h45 et cours sur les Droits de l'Homme de 11h10 à 13h10.

Bon, par contre, j'avoue, je n'ai pas encore trouvé le moyen de convaincre l'administration pour qu'elle me donne un retourneur de temps. Du coup, comme disait justement ma mère l'autre jour, "au final, tu ne sauras ni danser, ni dire quoi que ce soit sur les droits de l'homme". Bon, je vais quand même tenter de pas tomber là-dedans, à coup de "je suis au moins la 1ère heure des droits de l'homme, je récupère le reste et je sèche 2-3-4 fois la danse".

Amen.

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samedi 20 septembre 2008

Un peu d'histoire...

*Sens le frémissement salamandrique rien qu'en voyant le titre... Au moins jusqu'à ce qu'elle se rappelle que cette année, elle a un bon prof qui va peut-être lui faire (aller, j'ose le mot) aimer l'histoire*

En fait, je ne vais pas tellement parler d'histoire, c'est juste que je voulais vous culturer en vous faisant part de l'anecdote saisie au vol par votre serviteuse (beurk) vendredi dans son cours sur "Les migrations internationales : un défi pour la gouvernance mondiale au XXIème siècle" (J'aime ces noms à rallonge qui donnent l'impression que je fais un truc 'achement intellectuel...).

Cette anecdote concernait l'expression "c'est l'aubaine". Je suis sûre que vous ne vous êtes jamais demandé, pas plus que moi d'ailleurs, quelle curiosité éthymologique nous avait apporté ça tout frais sur un plateau au milieu de la richesse lexicale de la langue française. N'empêche que maintenant, vous allez le savoir. Grâce à moi, et que vous le vouliez ou non (enfin presque, car rien ne vous empêche de fermer illico presto cette page). C'est beau, non ?

Donc, en fait, à la base, tout vient du mot aubain, qui désignait au Moyen-Age en France, et ce jusqu'à la RF (Révolution française, si vous préférez, mais croyez-moi, c'est psychologiquement très dur d'écrire en entier un truc qu'on est habitué à abréger depuis des années... un peu comme dvpt, quoi), mot qui désignait donc les étrangers résidant en France.
Et donc ces aubains, comme tout étranger résidant.. pas chez lui, incroyable, non, pour un étranger, avaient un statut particulier, moins avantageux que celui de sujet du Roy. Ce statut comportait notamment l'incapacité successoriale, ce qui signifie, si je traduis ça en langage non juridique, que leurs descendants ne pouvaient pas hériter des biens et des terres qu'ils avaient pu acheter en France. Par conséquent, lorsque les aubains détenteurs de biens mourraient, tout leur patrimoine échouait au Roi ou au seigneur local en vertu de ce qu'on appelait le droit d'aubaine.

Et voilà comment la langue française hérita, elle, de ce mot, qui signifie aujourd'hui une chance inattendue car pas spécialement méritée.

C'est fou, hein ?

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mardi 2 septembre 2008

Quelques photos togolaises

Voici donc les photos promises, je n'en ai retenu qu'une poignée à mettre ici, mais si vous voulez en voir plus, y'a le reste sur mon ordi !

Donc, d'abord on commence par la série "Bienvenue au Togo, c'est pas pareil parce que c'est différent" :

Ça c'est à Lomé, la capitale, y'a plusieurs inscriptions comme ça, mais celle-là est particulièrement réussie, je trouve, avec ses grosses lettres peintes en rouge.



Une des nombreuses enseignes qui se rapportent à la religion...


Je vous présente Louise et Mémé, je précise que cette photo a été prise par mes soins alors que nous étions tous les 3 dans le coffre. On était 10 dans la voiture cette fois-là.


Ensuite, dans la série "c'est le boucan, on va bouger, bouger" (boucan = fête)


Louise est en train de me dire qu'elle est bourrée. Il doit être 8 heures du soir.


Mémé et Roy dansent au son du coupé décalé. On remarquera au passage la taille des bouteilles que Mémé tient dans sa main ; là-bas, quand on demande une bière, on nous sert une bouteille de 65 cl, c'est normal... et ça explique l'état de Louise ci-dessus.


Puis voici la série "on a aussi fait du soutien scolaire quand même donc on a vu des enfants"


Vla tous les gamins qui sont allés se percher sur les pupitres pour faire cheese parce que Roy leur avait demandé...


En voilà 2 qui font la sieste pendant que les autres jouent dans la cour... (en fait, on faisait classe du lundi au vendredi de 8 heures à 11 heures, et l'après-midi, de 15h à 17h, on faisait animations diverses)


Ca c'est ma classe qui copie sagement la chanson qu'on vient d'apprendre, et autant vous dire que j'étais toute émue et fière d'eux sur ce coup-là ! Regardez-moi comme ils sont sages...


Et puis, spécialement pour Nouïlle et Armelle, la série "Le meilleur pour la fin"


Je vous présente entre autres Fafa et Kofa, qui dansent comme des fous au son du djembé dans le garage de la maison où on s'était réfugié parce qu'il pleuvait trop dehors.


La fameuse photo de la cascade, avec Fafa, Roy et Imathes. Ai-je besoin de développer ?

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Nostalgie, suite et fin

Pour l'instant c'est le texte, les photos viendront ensuite ! ;-)


Vendredi 22 août

Il pleut, je ne verrai même pas les enfants à l'école pour leur dire au revoir (ils ne vont pas à l'école lorsqu'il pleut trop).
Ça me déchire le cœur de partir demain (jai quitté le village samedi, seulement avec Louise, puis j'ai passé 3 soirs et 2 jours sur Lomé). Surtout avec le temps, ça n'arrange rien. Mais c'est aussi parce que je dois partir que c'est si bien, parce que je profite de chaque instant passé. Je veux me souvenir de tout, y compris des piqûres de moustique et de ces fichues corvées d'eau, celles où on doit puiser parce que le robinet ne marche pas, avec les pierres contre lesquelles le seau tape parce qu'on n'a pas eu les biceps pour le soulever légèrement, choc qui fait sortir l'eau qu'on a puisé en suant comme un bœuf, eau qui jaillit pour mieux arroser son porteur (ou sa porteuse, en l'occurrence). Ça aussi, c'est la vie togolaise.
Mais surtout, je veux garder en moi ces soirées passées autour du djembé, les heures de conversation avec Mémé, Anani qui nous apprend des chansons, les fous rires avec Louise à propos de l'autre greluche, Roy incapable de porter son pantalon aux hanches, Alex qui fait chanter les enfants, Komlan avec moi en CM, la soirée à Kpalimé, le sourire de Fafa, les bagnoles défoncées où on monte à huit, les gamins qui crient "Yovo !", mama Célestine qui me dit toujours "bonne arrivée" quand elle me voit, Komlan et Anani plongés dans Choc quand ce n'est pas Public, les petits bonds de Louise à la vue d'une araignée, Mémé quand il claque la mesure, Roy quand il se déhanche au son du djembé, un déhanché tellement rapide... tout ça je veux le garder.

Je crois que si quelqu'un vient en ce moment même me déranger, surtout si c'est pour me poser une question triviale du type : "Il pleut encore ?" ou : "quand est-ce qu'on va acheter les oeufs ?", je vais assez peu apprécier. Voire pas du tout, surtout si c'est Anne-Sarah ; je l'imagine déjà, avec son air pédant, comme la fois où elle a sorti à Alex : "J'aurais une question à te poser", là où j'aurais dit : "tiens, j'ai un truc à te demander !".
Parce que là, je suis posée avec Saez sur les oreilles, et ça ou "Twenty years" de Placebo, c'est graou, surtout en ce moment, surtout avec ce temps.
Imprévisible ici, le temps. Quand on sait qu'hier, on a eu le plus beau coucher de soleil depuis notre arrivée... et là, il pleut comme vache qui pisse. Du coup, on glande, on roupille, on bouquine, ou on écrit, la preuve. C'est ça, l'Afrique, on se lève tôt (6 heures, 8 heures quand c'est grasse mat') pour ensuite prendre le temps de glander... en vacances, au moins.

Et puis il y a aussi la musique de Tiken Jah sur le portable de Roy tous les matins, avec les refrains entêtant, accusateurs et bien sentis. Il y a le chemin de l'école, avec le passage derrière les maisons, puis derrière l'enclos à brebis que Louise voulait prendre en photo, puis le long de l'église presbytérienne, un bâtiment très laid. Ensuite, on rejoint la route goudronnée, et on passe entre autres devant le magasin "La gloire de Dieu" (beaucoup d'enseignes ont un rapport à la religion bien plus qu'à ce qui est vendu dans la boutique). On arrive au pont, la route goudronnée s'arrête là. Après, c'est la piste, avec les zems qui klaxonnent, mais je ne sais toujours qu'au dernier moment par où ils comptent passer. On continue comme ça jusqu'au Goyvi Score, et là, c'est un petit chemin sur la gauche, 5 mètres et c'est l'école : 4 bâtiments dont un jardin d'enfants, au milieu d'une cour immense, à côté du terrain de foot.
Dans ma classe, le tableau est complètement défoncé, surtout sur la partie droite. Un délice dès qu'il s'agit d'écrire dessus. La salle n'a pas de porte, une trentaine de pupitres y ont été mis par nos soins. Et c'est très lourd un pupitre.

J'aime aussi ces moments où, après la classe, nous allions nous poser au Goyvi pour boire une bière, souvent une Flag. Et puis il y a le lougat au Goyvi. Et c'est bon, le lougat. Contrairement au sodabi, boisson dont personne ne sait le degré d'alcool, probablement équivalent à l'absinthe.


Mardi 26 août

A Casa(blanca)

Ben voilà, c'est fini. J'avais déjà eu 2 jours à Lomé pour me faire à l'idée, 2 jours et 3 soirs passés tout molomolo, avec du monde et du boucan, mais sans Louise (repartie dès le samedi soir) et les autres. Cinq nouveaux Yovos étaient là, ils sont arrivés samedi et sont très sympas, ils étudient avec Pierre-Charly (un gars qui est parti une semaine avec moi et qui avait passé ses deux derniers jours avec nous). Et puis il y avait aussi Vincent, Ayi, Sam, Christophe, Kofa, Imathes, Eugène, Anya Kolo... N'empêche que ça manquait de Roy, de Komlan, de Anani, de Alex, de Mémé. Et puis de Louise aussi, mais pour elle c'est encore pire, elle n'a même pas eu le temps de se poser à Lomé.
Je suis fatiguée mais je n'ai pas envie de dormir. Je veux rentrer chez moi, retrouver mes parents, mon frère, mes amis. Et Flo aussi. Là je ne suis ni avec ceux que j'ai quittés, ni avec ceux que je vais retrouver. Du coup, les uns et les autres me manquent. Quand je pense que hier, à la même heure, j'étais à l'atelier avec Eugène ! Mais on se fait du mal à penser comme ça ; la semaine dernière, il me restait 5 jours sur le chantier...
Ca me donne envie de revenir, tout ça. Comme Vincent, ou comme Etienne qui pionce à côté de moi. Le monde est petit et la terre est ronde, n'est-ce pas ? Dire qu'il faut aller jusqu'à Lomé pour parler vraiment à un gars de ma promo... Mais lui il sait. Il est allé au Togo. Ca me fait penser à cette phrase : "l'Afrique ne se raconte pas, elle se vit." Maintenant, je comprends vraiment ce que ça veut dire. J'ai changé en trois semaines et demi, je ne saurais trop dire comment mais j'ai changé. Evolué, si on préfère.

Punaise, 4ème fois que je reçois le même texto de Fafa, je ne comprends pas. N'empêche, quel bonheur quand je les ai vus tous, qui attendaient le nez collé à la vitre pour me dire au revoir ! Pas eu le temps de comprendre que les larmes coulaient déjà.
Décidément, je savais que cette expérience serait enrichissante, mais pas à ce point.


Et voilou, c'était un bout des aventures de Kro au Togo racontées (presque) en direct live.

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lundi 1 septembre 2008

Nostalgie, suite

Comme son nom l'indique...

Mercredi 6 août

On vient d'arriver à Nyogbo.
On a sorti les lampes à pétrole because coupure de courant. C'est marrant, il n'est même pas 20 heures et j'ai l'impression qu'il en est 23. A Lomé, ça ne me faisait pas du tout ça (la nuit tombe à 18h30 là-bas).
Ca fait bizarre de quitter Lomé et tous les gens : Fafa, Akofa, Eugène, etc. La semaine prochaine, ils devraient venir passer quelques jours avec nous, une fois que les deux filles seront arrivées.
Hier, au bar, je me sentais vraiment chez moi, avec la bière, la musique, les amis.
Là, j'ai l'impression de recommencer complètement autre chose.

Horrible odeur de pétrole sur la route... que je retrouve ici, avec les lampes, ça et mes pieds qui puent. J'aimerais bien me laver maintenant.
Routes moins dézinguées que ce que je pensais. Ambiance tip top dans la voiture, j'en ai presque oublié que j'étais serrée. Presque, à cause des coudes de Mémé qui me rentraient dans les côtes quand il jouait du djembé.


Vendredi 8 août

Yovo, yovo ! Ce sont surtout les enfants qui le disent. (ce mot signifie "blanc" et les enfants l'ont tous à la bouche dans les villages, mais c'est beaucoup plus rare à Lomé, où je l'ai à peine entendu. Il faut le prendre comme une façon de dire salut, le plus souvent. )
J'espère que ça va bien se passer. Je ne veux pas faire la police. Je suis en vacances moi aussi.
C'est dommage que Mémé soit parti. Il m'aime bien et je l'aime bien. Les autres aussi cela dit, mais c'est pas pareil. (Mémé est finalement revenu une semaine plus tard).


Mardi 12 août

J'adore ces visages d'enfants hilares, toujours présents pour chanter. Je me sens utile dans ces moments-là, au moins en tant que catalyseur. C'est fou ce qu'on peut provoquer à 6 !

Au marché, j'aime cette façon qu'ont les femmes de fermer les petits sachets noirs. Délicatement, elles font le noeud doucement, elles ne tirent pas d'un coup sec comme on peut le faire en France. Elles prennent le temps. Ici, on prend toujours le temps, sauf pour manger, toujours un plat unique. C'est marrant d'ailleurs, j'aurais cru qu'ils passaient leur temps à manger des fruits, mais même pas.


Mardi 19 août

Ca y est, je commence vraiment à écrire comme la maîtresse, j'hésite avant de faire mes a...
Je pars dans une semaine et ça me donne envie de pleurer rien que d'y penser. D'autant que je quitte le chantier dans 4 jours.Ils vont tellement me manquer ! Surtout Mémé. Mais pas Anaïs et Anne-Sarah. Trop nunuches, et surtout trop méprisantes, trop humanitaires façon Arche de Zoé, genre le messie qui vient sauver les populations en apportant par centaines perles et crayons mais qui oublie au passage l'envie de vivre autre chose. Heureusement que Louise est là ! Avec elle on n'a tellement eu besoin de se faire des grands discours, on vit ensemble, c'est tout, et c'est parfait comme ça puisqu'on s'entend bien. Elle n'est pas facilement cataloguable. Les autres, elles sont chiantes. Surtout Anne-Sarah en fait. Anaïs, elle est gentille, quoi.

Mais je devrais surtout parler des autres. Anani qui roupille à côté de moi, par exemple. Lui, il m'a vraiment permis d'être à l'aise dès le début, insistant pour qu'on ne reste pas entre yovos, et il avait bien raison. Anani et son rire, et ses conneries, et ses lecture, ouais, ça va me manquer.
Et puis Komlan, le "joli garçon bien habillé", discret mais avec une place tout de même bien à lui dans le groupe, un rôle inestimable dans la gestion de la vie quotidienne. Komlan, qui vous répond toujours "c'est gratuit" quand vous lui dites "merci", de même qu'Anani dira toujours "bon apétit" entre deux "mange, sinon l'Afrique te mangera". Komlan le prévoyant, seul Amaybo (= noir) à avoir amené sa moustiquaire, même que Roy lui avait alors dit qu'il était un faux africain. N'empêche que depuis, y'en a plus d'un qui l'a squattée, sa moustiquaire. Komlan, mon cher collègue de travail, la paire qui fonctionne.
Roy adore se moquer de Komlan. Roy adore rigoler de tout en fait. Du soir au matin, il ne s'arrête que pour danser ou jouer du djembé. C'est aussi quelqu'un qui aime penser, réfléchir à des choses comme le sens de la vie. Ca contraste avec son côté gamin taquin devant l'Eternel. L'Eternel, d'ailleurs, il n'y croit pas, contrairement à Komlan.
Dans mon groupe de corvée, il y a Roy et puis il y a aussi Alex. Alex l'instituteur qui a toujours une pêche d'enfer avec les gamins et qui sait vraiment se faire respecter. La vocation, quoi. Notre responsable de chantier. Mais aussi Alex qui bouge bien les hanches le moment venu et qui a une sacrée descente question sodabi (alcool artisanal local à base de palme, particulièrement fort, le degré d'alcool variant de 40 à 70°).

Là, ils préparent la bouffe tous les quatre, pour la soirée africaine. Et Mémé vient de se réveiller, il va se faire une tisane puis il va aller les aider. Ca m'emmerde de le voir malade comme ça. Déjà, la semaine dernière il n'était pas là, et maintenant, il y a des moments où il est très fatigué. Il dit que c'est le paludisme. J'adore sa voix légèrement cassée et son rire, qui s'accompagne toujours d'un sourire qui lui fend le visage d'une banane plus blanche que blanche. C'est comme ça pour tous, mais pour lui encore plus. De même, je les trouve tous supers, mais lui encore plus. Faites qu'on lui permette de venir en France !

Avec Mémé, la personne que j'aime le plus doit être Fafa. Il a une bouille à vous rendre le moral les jours les plus sombres de votre existence. Et j'aime sa façon paisible, tranquille de dire les choses, toujours la même, que ce soit pour parler des hommes politiques ou pour me faire remarquer que je peux me baigner, tant pis pour le sable collé, il tombera une fois que je serai sèche.
Kossi aussi est tranquille quand il parle. Mais contrairement à Fafa qui fait un boucan d'enfer dès les premiers sons du djembé, Kossi, je l'ai toujours vu posé.

La plus jolie, c'est Akofa. Ou Louise, je ne sais pas, parce qu'elles ne sont pas faites pareil. Mais Akofa a une de ces classes, toujours joliment habillée, avec sa démarche nonchalante, qu'elle soit en train de porter un seau ou de mâchonner un cure-dents. Ben oui, même comme ça elle a la classe.

Louise, c'est autre chose mais c'est aussi très classieux, elle bouge les hanches comme une africaine ! Elle, elle a vraiment su s'adapter très vite. Et ça me fait chier qu'elle aussi soit malade. Surtout pour ses derniers jours. (heureusement, ça n'a pas duré).


Je m'arrête là, la suite et fin pour demain !

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