mardi 2 juin 2009

Pour rester en fac de lettre faut avoir envie…

… ou être particulièrement con. Je dois dire que je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie je me trouve… Par ce que voilà après 4 mois de grève dont 3 de blocage* les cours reprennent, une fois passée les démonstrations de joie on percute qu’il ne nous reste même pas trois semaines pour valider un semestre entier**. Et pour réaliser ce miracle voilà leur solution en béton : « alors hier on discuté avec Dédé et on c’est dit tien ! Vu que se sont que des branques avec les notes qu’ils se sont payé au premier semestre, ben pendant trois semaines ils vont réviser à fond leur programme du premier semestre et on les interrogera sur ça !!! Comment ? Les enseignements des semestres pairs ? Orf ben l’année prochaine ils bosseront les programme de trois semestre… On est déjà bien sympa de chercher une solution, ‘vont pas nous faire chier non plus. » Bon vous allez me dire c’est pas le nombre d’heure qu’on a en lettre on peu bien caser deux trois cours en plus par ci par là, mais bon à la fac on a presque tous une option à la con qui fait que c’est techniquement pas très beaucoup possible… Et-puis ils sont mignons mais dans le département d’anglais on est quand même un certain nombre à partir en Erasmus (enfin « on » c’est vite dit ma tutrice Erasmus est un ninja des que je l’aperçois au loin le temps que j’arrive elle a déjà disparue, elle ne répond pas a ses mails et n’est jamais dans son bureau. Du coup je n’ai toujours ni le contrat d’étude pour partir ni la précieuse signature de ma tutrice qui va avec… Ah et mon dossier était à envoyer avant le 30 Mai sinon ce n’est pas drôle…) du coup pour ce qui est d’avoir les enseignements qu’on a raté… Bon faut voir le côté positif pendant ces trois semaines à ressasser un programme, qui n’a plus rien à voir avec la filière trad que j’ai choisie, j’aurais le sauna gratos… On ne dirait pas comme ça mais jusqu'à aujourd’hui j’étais presque enthousiaste à l’idée de reprendre les cours, maintenant je trouve juste que c’est n’importe quoi.

*je tiens a rappeler que a la base c’était quand même une grève de profs qui ont tout fait pour rallier les étudiants à leur cause, chose réussit qui a donner de la force à leur mouvement et qui leur a surtout permis de faire grève en étant payer… Oui faudrait qu’on leur explique le principe d’une grève…

** pareil faudrait qu’on leur réapprennent le concept de semestre…. Qu’ils font déjà tenir sur 12 semaines en temps normal mais passons…

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samedi 16 mai 2009

Oui, je vis encore

Gnup, bon je n'ai pas forcément grand chose à raconter (la censure veille et se reconnaîtra) mais ça fait longtemps que je n'ai rien écrit ici et puis j'ai le droit d'écrire même si c'est pour ne rien dire, après tout, c'est bien ce que je fais quand je parle. Ne rien dire. Comme disait Simone de Beauvoir, "parler est parfois une manière, bien plus adroite que le silence, de se taire". Parler de tout pour ne surtout pas parler de soi, en particulier de ce qu'on peut ressentir.

Donc, puisque je n'ai rien à écrire, autant répondre à cette question banale qui ne signifie rien, cette question qui, une fois posée, bloque subitement n'importe quel interlocuteur, même celui qui trouve toujours des tas de choses à raconter, j'ai nommé : "koi 2 9 ?"

A question banale, réponse banale : oh, ça va, les partiels se sont bien passés, j'ai tout défoncé au grand oral (sujet de meeeeerde : la décentralisation, mais bon, l'essentiel, c'est ce qu'on arrive à en faire) et là je comate à moitié, conséquence de la cuite de la veille (non, Ronan, pas comme celle du crit' (NB : cuite critale anthologique, certes, mais dont j'aurais tiré un enseignement : la chartreuse, non seulement c'est bon et efficace, mais en plus, c'est pas gueule-de-boilisant pour un sou, vive la chartreuse, mangez- en et buvez-en (mais pas ce soir, j'ai la migraine)), cuite prise hier, donc à l'occasion des 20 ans de Emma et Camille, thème : rose. Je vous laisse imaginer ce que ça a pu donner.

Ce fut l'occasion de visiter l'Isère profonde, puisque ces demoiselles vivent à la Côte Saint-André et que je n'allais quand même pas payer le péage, nanméo. J'eus alors une petite pensée émue pour Claire et ses pérégrinations lycéennes dans de charmants patelins (comprendre : bled au nom pourri, cf rubrique appropriée), et aussi pour Hector Berlioz, qui est à la Côte Saint-André ce que Bayard est à Pontcharra.

Et tant que j'y suis à découdre mon propos, je ne sais pas si je l'ai dit à tout le monde, donc voilà, annonce officielle : je vais me marier. En fait, non. Je serai juste à Oslo dès le 8 ou 9 août, ce qui signifie que :
-scandale, je n'aurai que 1 mois et demi de vacances cet été, puisque jusque début juillet, j'ai la tête dans le mémoire. Dur dur d'être étudiante, n'est-ce pas ? (là, je manque de smiley caustique)
- vous êtes les bienvenus en Norvège dès cette date-là, faites juste signe avant de passer et prévoyez les sous en conséquence parce que quand Kro part en Erasmus, c'est dans un pays où le kebab coûte 12 euros. Amen. Mais je positive, je me dis que comme ça, la prochaine fois que j'irai à Paris, je serai toute contente de ne payer mon café que 3 euros.

En attendant, je me scandinavise de plus en plus, et je vous conseille de lire La Cloche d'Islande, de Laxness, parce que c'est bien. Mais pas gazou, pensez, ça se passe au XVIIIème siècle, probablement l'un des siècle où les Islandais en ont le plus chié. Mais promis, je m'arrête là, je ne dis plus rien.

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jeudi 4 septembre 2008

Interlude

(Gare de Plaisir-Grignon)

Ce n'est qu'un au revoir comme on dit.

Une fois que j'aurais un pc en ce lieu très exotique, je m'efforcerai de vous faire une petite visite guidée pour la peine.

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vendredi 15 février 2008

Prise de notes

Il est un exercice typiquement faqueux pas toujours évident à maîtriser et étroitement lié au prof que vous avez devant vous, la prise de notes en amphi. Il y a des fois où ça se fait à l'aise, même trop, d'autres où c'est prenant sans être crispant et enfin, il y a les fois où ça file des crampes. (mais vraiment, en plus)

Dans cette dernière catégorie entre mon cours de droit international public. Très intéressant, certes, mais je gratte 6 à 7 pages pleines là où habituellement je m''arrête en haut de la 5ème.

Et dans ce genre de cours, on a tendance à s'emballer et à marquer des trucs un peu bizarres quand on ne fait pas de fautes d'orthographe plus grosses que soit, et la semaine dernière, ça n'a pas loupé.
On parlait de l'indépendance du Bangladesh qui s'était faite pour remédier à l'incompatibilité d'humeur Bengalis / Pakistanais, Pakistanais qui s'étaient employés à massacrer allégrement les premiers. Ce qui a donné, sur le cours de votre chère quiche ici présente :
"ils ont tué 500 000- 1 millions de morts & provoqué fuite 9 millions réfugiés".


(Pour ceux qui s'inquiéteraient de la survie des Bengalis, je vous rassure, y'en a encore 150 millions sur un territoire qui fait le quart de la France ; et pour ceux qui se soucieraient de l'état de mes neurones, ma foi, spa pire que d'habitude... mais pas mieux non plus, je le crains)

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dimanche 3 février 2008

Ikébana et système D

(Voilà qui promet des mots clefs croustillants sur gougueule...)

Quand on est étudiant (et qu'on est parti d'un envol incertain, à peine porté par ses faibles ailes encore toutes duveteuses, peinant à prendre son appui sur l'air subtil, pour se bidouiller avec plus ou moins de maladresse attendrissante son propre nid loin de celui parental) il faut savoir parer à toutes les éventualités et faire preuve d'ingéniosité.

Par exemple.

On décide d'encombrer votre chambrette d'interne d'un bouquet de fleurs (non mais vraiment quelle idée, pffff). Comme vous êtes à peu près poli, vous décidez de ne pas jeter tout de suite la chose mais, selon le rituel, de la mettre à tremper dans un liquide quelconque. De l'eau du robinet, genre.
Sauf que, je vous le demande, à qui allez-vous faire croire que lorsque vous avez emménagé dans votre cellule monastique vous vous êtes dit, entre deux pliage de culottes et un bourrage de bouquin dans un dernier interstice de la valise : "Ah tiens, surtout ne pas oublier de prendre un vase, on sait jamais, ça peut toujours servir ", hein ? Non avouez franchement, vous n'avez pas de vase.
"Oh mon Dieu, mais que vais-je donc faire alors !!", vous écriez-vous, paniqués que vous êtes, et c'est bien légitime, les nerfs les plus solides lâcheraient pour moins que ça.
Rassénérez-vous, doux enfant, et examinez à tête reposée les potentialités qui s'offrent à vous dans votre environnement proche*

"Bon sang, mais c'est bien sûr ! Une bouteille en plastique !"
Vous voyez, tout s'arrange !
"Ben oui mais c'est moche un peu quand même..."
Alors là mon enfant, c'est le moment ou vous vous en remettez entièrement à moi et tombez en extase face à mon incroyable talent. Prenez en de la graine (si on peut dire ça pour des fleurs coupées)
TADAM !

(Merci aux fleuristes qui mettent du papier de soie pour emballer...)

"Oui, mais si le papier de soie il est moche et qu'en fait il va pas avec les fleurs ?"
En effet cela arrive...Mais qu'à cela ne tienne ! De l'audace, toujours de l'audace, assumez la bouteille en plastique et osez l'art moderne !


Ne m'applaudissez pas, c'est inné.


Une autre fois je vous apprendrai comment changez l'or en plomb.
Ou l'inverse.


*(non Kro, pas l'Entourage Proche, l'environnement proche, ne pas tout confondre. Ok dans le contexte...je reconnais...mais bon hein !)

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lundi 3 décembre 2007

Lassitude

Ce message va être assez redondant par rapport au précédent (double poooooooost ! Baaaaah, caca !), mais en même temps, ma vie étudiante l'est pas mal en ce moment aussi.

Et ce soir, j'en ai marre.

De quoi, au juste ?

Ben de ça. Du bordel. Du fait qu'on est aujourd'hui dans une impasse que je voyais venir grosse comme une maison depuis le début.

En gros, je savais dès le début que commencer un mouvement par le blocage, ça ne pouvait mener qu'à des extrêmes et à rien de bien constructif, et ce qui m'énerve le plus là-dedans, c'est que j'ai eu raison. J'aurais préféré avoir tort.
Moralité, aujourd'hui, on se paie les CRS sur le campus, le directeur qui pète les plombs (il a fait ses excuses aujourd'hui, d'ailleurs. Une mise en scène formidable, j'avais jamais vu ça, avec les grands blancs melodramatiques, l'imitation du léger tremblotement de la voix entrecoupée par l'émotion, ah c'était beau, tout y était) et les anti-bloqueurs qui fracassent l'arcade sourcilière des bloqueurs ou mieux, qui applaudissent les CRS en train de matraquer leurs petits camarades.
C'est minable.

Tout ça pour un mouvement qui s'essouffle (si tant est qu'il n'ait jamais pris de souffle...), qui fait descendre moins de 1500 personnes dans la rue alors qu'on est bloqué depuis trois semaines (je cherche les 1900 personnes qui ont voté le blocage à l'AG... étant donné que tous les manifestants ne l'ont pas voté, j'en sais quelque chose).
Si encore, y'avait de l'espoir au bout... Mais là, le tunnel est bouché, il y a un mur au milieu et seules quelques personnes s'obstinent à y planter leurs ongles. Ils finiront par céder mais quand ? Et pour se retourner en disant "tout ça pour rien..." ?
...
Je ne souhaite ça à personne.

Et puis il y a ces AG qui n'en finissent pas, où ce sont toujours les mêmes qui parlent pour dire toujours les mêmes choses, les mêmes conneries. Aujourd'hui on a eu le droit à un mec qui a été coupé dans sa rhétorique "franchement vous trouvez vraiment que les cours importent à côté de ça" par un OUI général ; sa réaction a été : "ben alors on vous coupera la tête au moment de la révolution!". Je vais faire 1 boulet par camp : ça vaut celui qui nous balance que les blocages sont des OPA hostiles sur le bâtiment. Et ça, c'était en AG interne à Sciences po... j'ai voulu croire que les gens cogitaient un peu plus et avaient plus d'esprit critique sur les sujets politiques dans un IEP mais là, même moi, éternelle optimiste s'il en est, je désespère.

En fait, tout le monde en a marre, et ce dans les deux camps.

Bon, au moins j'ai eu cours un peu aujourd'hui (vu que les profs et les élèves étaient dans le bâtiment pour l'AG, ils auraient pu difficilement bloquer). Mais demain ? Et après-demain ? etc.

Ce serait tellement plus simple si le déblocage était voté... au moins, il y a un point sur lequel presque tout le monde est d'accord : ce mouvement a été particulièrement mal géré, tant par ses organisateurs que par l'administration. En fait c'est une catastrophe, surtout que ça va se finir par un écrasement devant Sarkozy, et ça, c'est pire que tout (enfin, cela n'engage que moi... mais je le pense très fort ! ). On me dira que je suis défaitiste et aujourd'hui, je le dis : oui, je suis défaitiste, mais on ne pourra pas nier que j'ai des arguments valables.

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jeudi 29 novembre 2007

Chronique d'un blocage ordinaire... ou pas

Note introductive qui n'a rien à voir : saviez-vous que le "ou pas", c'était grenoblois comme expression ? Je le conserve, je le cultive ! ... ou pas.


Bon ! (Pourquoi est-ce que je commence tous mes messages par bon ?) Bon, disais-je, ça fait quelques temps que je pensais vous entretenir de petites touches récoltées de ci de là concernant ma vie étudiante actuelle, quite inexistante si on se base sur le nombre d'heures de cours depuis 2 semaines, mais quand même (ça aussi c'est dauphinois... quand même, on n'est pas des quand même ! (et l'avantage de l'écrit, c'est qu'il masque ma déplorable absence de capacité à faire la diphtongue sur le "an", fille d'émigrée que je suis (enfin juste du père, je tiens à le préciser))).

D'abord, j'ai pensé à vous faire un post sur les perles entendues aux AG. C'est assez savoureux. Et puis j'ai eu la flemme de noter. Je me rappelle quand même avec bonheur ces petites touches de "Je trouve ça scandaleux, les gens qui se disent étudiants et qui sont contre le blocage" (le gus avait commencé par parler de démocratie avant ça et a ensuite fini par dire que en gros, si on était pour la loi LRU, on soutenait la politique impérialiste de Georges Bush) ou de "ouais ben moi je m'en fous d'abord, les bloqueurs c'est qu'une bande de branlots qui empêchent les autres de bosser, mais moi j'aurai mon année grâce à la prépa privée que je suis à côté". Ou encore, la nana qui commence par dire "je vous préviens que mes chers amis de l'UNI (syndicat étudiant à la botte de l'ump) me traitent de bolcho-trostkystes" et qui finit par "l'hiver sera rude... courage camarade !".

Donc c'est assez savoureux au début, mais au final, on entend 30 fois les mêmes choses et c'est un peu lassant. Y'a les gens qui disent des trucs bien, ceux qui sont à flinguer des deux côtés et voilà, en gros.

J'ai ensuite pensé hier à vous faire un compte-rendu de la manière dont on a voté en AG, c'était grandiose : les pour à gauche, les contre à droite. Moralité, les absentions, allez vous faire foutre, et combien de gens ont voté, ahahah, bonne question, tout y était pour que le résultat soit vachement légitime aux yeux de l'administration (et moi quand je propose le recensement des pours et des contres avec croix sur la carte d'étudiant comme ça on risque de pas de l'effacer (non parce que la semaine dernier on avait fait ça, mais la croix était sur la main et certains l'ont effacé. breeef), et donc quand je dis ça on me dit que oui mais c'est pas juste, y'a pas que les étudiants qui ont le droit de voter le blocage de la fac. Ah bon...).

Mais finalement, le bouquet est arrivé ce matin avec le pétage de cable de l'administration, et en particulier du directeur de l'IEP. C'était grandiose, et assez choquant il faut dire. En gros, depuis le début, M. Ihl refuse toute communication avec les étudiants, il veut que l'IEP organise sa propre AG mais nous refuse tout accès aux amphis pour ce faire. Et ce matin, il était décidé à faire reprendre les cours. Mais les bloqueurs étaient décidés à bloquer. Donc M.Ihl a littéralement pété les plombs, s'emparant d'une structure métallique de poubelle et se mettant à tabasser un des gugus. Puis il a demandé à la concierge de lâcher les chiens et a appelé les CRS, du jamais vu sur le campus depuis 68. Donc les CRS ont débarqué, ont fait dans la dentelle comme à leur habitude puis sont ensuite partis s'égayer gentiment sur le campus, et leur promenade bucolique les a amenés à se confronter à quelques étudiants qui papotaient gentiment devant les locaux de l'UPMF et en gros, les pompiers aussi ont été appelés au final. Enjoy.

C'est sur ces entrefaits que votre envoyée spéciale autoproclamée débarque à 10h30 sur le campus, et plus particulièrement à l'IEP qui était en plein bordel. Certains étaient en cours, ayant accepté d'y aller escortés par des CRS. Beaucoup d'autres étaient devant, et finalement, on n'a pas attendu la permission de M.Ihl et on a organisé une réunion interne dans un de nos amphis (non parce que dehors ça caillait quand même. Y'a pas à dire, rien de tel que le printemps naissant pour organiser un mouvement social... y compris pour ceux qui n'y prennent pas part activement, parce qu'on est quand même là à se peler le cul dans les AG). Même que j'ai pris la parole et que j'ai été vachement applaudie, z'avez vu la classe ?

Moralité, suis pas prête de reprendre les cours, vu que tant que y'aura des CRS, je refuse d'y mettre les pieds... Et tout ça, c'est très mauvais pour M. Ihl, s'il ne démissione pas sur ce coup, je me demande. Ca fait tâche, pour le directeur de campagne de Michel Destot quand même...

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samedi 20 octobre 2007

De khagnae moribus.

Ou : un khâgneux, au fond, qu'est-ce que c'est, est-ce que ça se mange, si oui qu'est-ce qu'on gagne ?
Déjà il convient de faire remarquer qu'on dit bel et bien un khâgneux (enfin la plupart du temps on dit surtout une khâgneuse, certes...) et non pas un étudiant de khâgne ou quelque chose comme ça... Parce que, si vous êtes à la fac, vous êtes étudiant en droit, en lettres, en philosophie ou en tout ce que vous voulez (vous voulez "en macramé" ? D'accord) ou en en macramé, si vous êtes en prépa, vous êtes un khâgneux, un taupin, ou si vous avez pas de chance, un épicier*. Être élève de prépa, vous l'aurez peut-être compris au travers des éventuelles plaintes que j'ai pu émettre ici quant à mon travail, ce n'est pas une activité à mi-temps et même, comme vous l'aurez j'espère compris en lisant ce que je viens tout juste d'écrire, une véritable identité.
Et plus ça va, plus c'est pire.
On rentre en hypo (sous entendu "hypokhâgne", c'est à dire la première année), on est encore un être relativement innocent, relativement normal et puis on en sort et on est un khâgneux (si le conseil de khlâsse est d'accord bien sûr) .
"Bon d'accord on a compris, mais un khâgneux, au-fond-finalement-en-définitive-enfin, c'est quoi ? "
Etant d'avis que les exemples sont toujours ce qui parle le plus, en voici.
  • Un khâgneux, c'est un être qui peut faire cette blague :
    "...ouais non mais si tu veux elle c'est une nana de base.
    Comme dirait Xenophon ! " **
    Ou alors un être que ladite blague fait rire.
  • C'est un être qui se rue sur son Dictionnaire historique de la langue française (ô révéré Alain Rey, soyez mille fois béni !) sitôt rentré chez lui pour répondre à cette question brûlante qui l'a obsédé toute la journée : "qu'est-ce que ça a comme étymologie, "sieste" ??"
    Il peut aussi demander subitement à son voisin "eh, le contraire de la catastrophe, c'est l'anastrophe ?" et il se peut que le voisin réfléchisse vraiment à la question.
  • C'est un être qui écrit en toute innocence sur sa fiche d'histoire que "l'ONU lutte contre la violence et le barbarisme." et qui ne voit pas où est le problème.
    C'est aussi un être qui répond convulsivement à la question "non mais vous savez ce que c'est un barbarisme ?" "OUI C'EST TROIS POINTS !!"
  • Si ledit khâgneux est un vrai khâgneux, c'est à dire un khâgneux classique se préparant à Ulm***, lorsqu'il lit dans son texte latin : "praeparat ulmos" il peut penser immédiatement à traduire : "Il prépare Ulm !!" (ce qui en réalité signifie, pour les curieux, "il taille ses ormes". Oui)
  • C'est aussi un être qui dit : "ouah elle est cool cette semaine ! Un DS de 4h samedi et que deux versions à rendre !!"
    Ou alors un être qui dit "c'est cool, j'ai que 3 versions, deux commentaires, un devoir à réviser à caser à côté de mes 32 heures de cours."
  • Un khâgneux pèse au moins 40kg. Si. A cause des livres.
  • Quand un khâgneux rend visite à un autre khâgneux, il va d'abord voir la bibliothèque. "Ayi ! T'as tout Flaubert en pléiade !!!! Je veux !!!!!"
  • Un khâgneux peut crier sur un autre khâgneux parce qu'il a dit que Didon était une gourdasse ou que Enée était un salaud. Ou alors il peut faire la tête à son copain parce qu'il lui a révélé qu'il préférait Achille à Hector (ou l'inverse), ça dépend s'il fait du grec ou du latin.

Moi telle que vous me voyez, je suis bel et bien une khâgneuse et parfois ça m'effraie parce que ça fait bizarre de se dire qu'on est à ce point déterminé par les études qu'on fait.

C'est pas grave, vous m'aimez quand même toujours un peu ?




*Que les éventuels préparateurs de nos nobles et hautes écoles de commerce passant par ici ne s'offusquent pas, il ne s'agit là que de racisme bête et traditionnel. (Mais un peu fondé aussi quand même...)
**Oui il y a vraiment une blague, celui qui la trouve sans que je lui ai racontée au préalable a gagné le droit de se poser des questions existencielles sur son éventuelle khâgnalité refoulée.
***Que les éventuels préparateurs de l'ENS Lyon passant par ici ne s'offusquent pas, il ne s'agit là que de snobisme bête et traditionnel.(Mais un peu fondé aussi quand même...)

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mercredi 17 octobre 2007

Choisir entre deux dictatures, mode d'emploi (ou pas)

Bon, aujourd'hui, ce sera un coup de gueule, désolée, mais le défouloireuh, il est aussi là pour ça, et je suis vraiment très énervée. Par quoi ? Par la pseudo-démocratie étudiante. Que je vous essplique.

Remise en contexte, tout d'abord. Vous aurez peut-être entendu parler la loi sur la réforme de l'université. Sinon, je vous dirai que selon moi, elle ne casse pas trois pattes à un canard. Je ne suis pas franchement enthousiaste envers cette réforme, mais je pense qu'elle ne va pas changer la France.

Bref. Tout ça pour dire que, comme d'habitude depuis mai 68 dès qu'on veut réformer l'université, les étudiants sont pas contents et parlent de manifester. Et si vous leur dites, "ouais, bof, j'vois pas trop l'intérêt", vous devenez un dangereux suspect, sarkozyste potentiel.

Me voici donc coincée entre la dictature sarkozyienne d'une part, sur laquelle je n'ai absolument pas envie de revenir, ça n'en vaut pas la peine, et la dictature étudiante d'autre part. Celle qui vous dit "ouais, vive la démocratie", mais qui ne demande jamais à des opposants à leur point de vue de venir parler à leurs AG. (d'ailleurs, le blocage, tout le monde le sait, quoi de plus démocratique comme pratique ?). Celle qui vous diabolise si vous n'êtes pas de gauche, et surtout pas de gauche comme elle. Aujourd'hui, en France, on n'a pas le droit d'être à la fois contre Sarkozy (que je ne m'abaisserai jamais à appeler Sarko) et contre un mouvement étudiant. Ce même mouvement étudiant qui vous dira qu'il fait la révolution, et qu'il est anticonformiste. Je vous demande où il est, l'anticoformisme d'un étudiant qui manifeste ! Et plus que tout, j'en ai marre de devoir me justifier. Entre eux, les étudiants ont des codes, des phrases toutes faites qui en appellent d'autres, ou qui appellent des mimiques, pour montrer à l'autre, que oui, on pense comme lui, que oui, on a voté contre "Sarko", et que bien sûr, la question ne se pose pas.

Une véritable étiquette au final. Que je supporte de moins en moins.

Surtout que, dans le régime de la dictature étudiante, on est obligé d'avoir un avis sur la politique. Même quand on n'y connait rien, alors je vous laisse imaginer les énormités qu'on peut entendre. Et tous se disent exercer leur esprit critique. Mais j'ai toujours pensé qu'il était bien plus facile d'exercer son esprit critique envers des gens avec qui on n'est pas d'accord qu'avec des gens qui partagent nos idées. Et en l'occurrence, à la fac, même et surtout à Sciences Po, c'est caricatural.

Moralité : à mort l'UNEF, et laissez-moi avoir le droit de ne pas choisir, merde !



PS : promis, demain, je vous parle des tickets RU et de la société des granits pyrrhoïde des Vosges.

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dimanche 7 octobre 2007

Du luxe étudiant...

Vous savez ce que c'est la vraie différence entre la semaine et le dimanche ? Celle qui change tout et qui fait que le dimanche, même dans ta petite chambre qu'elle juste un étage au dessus de là où t'as tout le temps cours d'habitude, c'est quand même mieux ?
C'est ça :
Non parce que le petit dej' du self de la semaine je préfère pas te le prendre en photo, j'ai peur que ça abime l'appareil (enfin en vrai c'est surtout le fait que ce soit le même tous les matins depuis l'an dernier qui, comment dire...)

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