jeudi 11 juin 2009

Idée

Je voulais proposer de partir en croisade contre le Novlangue qui fleurit dans les medias, si, comme moi, ça vous insupporte. Personnellement, il y a deux mots qui me sortent par les trous de nez : "décryptage" et "partenariat".

"Machin va vous décrypter ce qui s'est passé"... en fait, décrypter, ça veut dire "raconter le déroulement des évènements", mais comprenez, ça fait genre on va vous apprendre des secrets, c'est tellement plus attrayant.

Quant à l'expression "conclure un partenariat avec...", ça veut dire "mettre un couteau sous la gorge à..." mais ça fait moins bien.

Et puisque je suis censée arrêter de vivre parce que j'ai un mémoire à rédiger, je cesse là et je vais manger.

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mardi 2 juin 2009

Pour rester en fac de lettre faut avoir envie…

… ou être particulièrement con. Je dois dire que je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie je me trouve… Par ce que voilà après 4 mois de grève dont 3 de blocage* les cours reprennent, une fois passée les démonstrations de joie on percute qu’il ne nous reste même pas trois semaines pour valider un semestre entier**. Et pour réaliser ce miracle voilà leur solution en béton : « alors hier on discuté avec Dédé et on c’est dit tien ! Vu que se sont que des branques avec les notes qu’ils se sont payé au premier semestre, ben pendant trois semaines ils vont réviser à fond leur programme du premier semestre et on les interrogera sur ça !!! Comment ? Les enseignements des semestres pairs ? Orf ben l’année prochaine ils bosseront les programme de trois semestre… On est déjà bien sympa de chercher une solution, ‘vont pas nous faire chier non plus. » Bon vous allez me dire c’est pas le nombre d’heure qu’on a en lettre on peu bien caser deux trois cours en plus par ci par là, mais bon à la fac on a presque tous une option à la con qui fait que c’est techniquement pas très beaucoup possible… Et-puis ils sont mignons mais dans le département d’anglais on est quand même un certain nombre à partir en Erasmus (enfin « on » c’est vite dit ma tutrice Erasmus est un ninja des que je l’aperçois au loin le temps que j’arrive elle a déjà disparue, elle ne répond pas a ses mails et n’est jamais dans son bureau. Du coup je n’ai toujours ni le contrat d’étude pour partir ni la précieuse signature de ma tutrice qui va avec… Ah et mon dossier était à envoyer avant le 30 Mai sinon ce n’est pas drôle…) du coup pour ce qui est d’avoir les enseignements qu’on a raté… Bon faut voir le côté positif pendant ces trois semaines à ressasser un programme, qui n’a plus rien à voir avec la filière trad que j’ai choisie, j’aurais le sauna gratos… On ne dirait pas comme ça mais jusqu'à aujourd’hui j’étais presque enthousiaste à l’idée de reprendre les cours, maintenant je trouve juste que c’est n’importe quoi.

*je tiens a rappeler que a la base c’était quand même une grève de profs qui ont tout fait pour rallier les étudiants à leur cause, chose réussit qui a donner de la force à leur mouvement et qui leur a surtout permis de faire grève en étant payer… Oui faudrait qu’on leur explique le principe d’une grève…

** pareil faudrait qu’on leur réapprennent le concept de semestre…. Qu’ils font déjà tenir sur 12 semaines en temps normal mais passons…

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vendredi 13 mars 2009

D'humeur lunatique

... Je crois que c'est ce qui me va le mieux en ce moment.

Par exemple, pour l'instant, je suis déprimée : je suis toute seule comme une con à bosser alors qu'il fait un temps magnifique dehors. Moment propice s'il en est pour se dire "ah, j'aimerais bien aller boire un coup avec machin", et ça, ce n'est pas déprimant. Ce qui est déprimant c'est cette question pernicieuse qui s'introduit dans mon esprit et me demande : "mais avec qui ?".
Et à ce moment précis, j'ai l'impression que justement, pas avec grand monde. Une impression due à quelques petites touches de peinture sur lesquelles je me focalise connement alors que le tableau est grand et que je pourrais très bien regarder ailleurs. Des touches qui me rappellent qu'on est de moins en moins à Grenoble, et que j'ai le sentiment d'en perdre dans le lot. Le fond du problème, finalement, c'est que je n'arrive pas à accepter l'idée que d'autres nouveaux amis puissent venir éclipser les anciens, dont je fais partie. Les éclipser, peut-être pas, le mot n'est pas juste, mais plutôt, les remplacer dans le train-train quotidien. Une idée qui est complètement crétine et égoïste puisque pour moi aussi, la vie et les amis chers ne se sont pas arrêtés au lycée.

En plus il y a ce mail de ce crétin de B*** qui doit avoir des chevilles plus grandes que son égo à force, et ce n'est pas peu dire. (Oui, je dois faire l'inventaire du théâtre et j'ai moyennement apprécié le fait de recevoir un mail qui disait en substance : "non je n'ai rien mademoiselle-je- veux-être-au-bureau-sans-y-être, mais des rideaux noirs, ça m'intéresse", alors que JE fais partie du bureau, merde !) (C'est moi ou je suis dans un ton très Bridget Jones, subitement ?)

Et puis il y a ce fucking conformisme ambiant de l'IEP que je supporte de moins en moins, d'autant plus qu'il est mêlé d'un je-m'en-foutisme qui m'ébahit au plus haut point de la part de personnes censées s'intéresser un minimum aux questions politiques.
2 éléments et je vous laisse juger :
- les gens se passionnent actuellement plus pour les sélections à "questions pour un champion, spécial grandes écoles" que pour des réformes très dérangeantes dans l'éducation ou encore pour les efforts d'une poignée de personnes à développer des systèmes de consultation des étudiants sur la vie interne de l'IEP ! (pas besoin d'être gaucho pour s'exprimer sur les départs à l'étranger, que je sache ?)
- le balai dans le cul de l'administration et de la direction, cet espèce d'esprit "bobo socialiste" qui veut bien faire la révolution tant qu'on ne salit pas le sol avec des chaussures pleines de boue. Je ne dis pas seulement ça par rapport au printemps des chaises (ah oui, désormais, dès qu'un cours est fini, un agent est chargé de fermer les salles à clé pour empêcher les étudiants de sortir les chaises, vous comprenez, ça fait mauvais genre... et après on nous parle de politique et de mouvements sociaux...). Je dis ça aussi par rapport aux tracasseries invraisemblables que tous ces braves gens ont fait subir au bureau des arts de l'IEP qui avait osé organisé une semaine des arts sur le thème de l'érotisme. Oh my... Je vous détaillerai ça dans un prochain post parce que ça vaut le détour.

Bref, tout ceci me consterne mais en fait je m'en fous, qu'ils restent dans leur connerie indécente qui se croit intelligente. Qu'ils en crèvent ou qu'ils s'enivrent, peu importe, l'an prochain, je suis à Oslo et j'ai bien l'intention d'en profiter.


Mais quand je vous dis que je suis lunatique, maintenant ça va beaucoup mieux (si on excepte le sentiment d'avoir une tonne de boulot et de ne rien foutre !), il fait beau, je rejoins Flo et après je vais à Casabio. Tant qu'à être une universitaire bobo, autant le faire jusqu'au bout... d'autant plus que le bon sucre de maman n'est plus vendu à Carrefour, donc je vais le chercher là-bas.
Comme dirait Bernard Lahire, en matière de dispositions à agir, la règle est l'hétérogénéité voire la contradiction, pas l'unicité.

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mardi 30 décembre 2008

Meutrie

Bon, je n'ai pas forcément l'habitude de m'apitoyer sur mon sort. Et je suis même plutôt du genre à détester les gens qui pleurent et qui crisent pour rien. Mais là, je crois que j'en ai besoin. Et puis comme ça, vous aurez le droit de m'engueuler, de me traiter d'ado jalouse et puérile.

Mettons que vous avez trois amies que vous connaissez depuis bientôt une dizaine d'années, de celles qui comptent. Beaucoup. Mettons aussi que désormais, ces amies ne sont plus à Grenoble et que donc, vous ne les voyez que lors des vacances scolaires en gros.
Mettons par ailleurs que vous avez un nouvel ami rencontré lors de vos études et qui vous est aussi très cher.
Mettons que ces quatre-là se sont trouvés des atomes crochus et sont devenus super potes, ce qui ne lassent pas de vous faire plaisir, même si vous trouvez quelques fois exaspérants les remarques types : "ah mais ça tu le savais pas ?! Pourtant tu les connais depuis plus longtemps que moi!" et que vous aimeriez avoir des nouvelles directement. Mais bon ça, après tout, vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même, rien ne vous empêche de décrocher votre téléphone de temps en temps ou d'envoyer quelques textos pour en prendre, des nouvelles.
Mettons enfin que vous avez appelé l'avant-veille l'un des quatre, que vous lui avez demandé ce qu'il faisait de beau parce que vous vouliez le voir.

Cela étant posé, comment réagiriez-vous si vous apprenez qu'ils ont passé la soirée de la veille ensemble et que pas l'un d'eux à penser à vous appeler pour vous proposer de venir ?

Ben moi ça m'a fait mal. C'est peut-être stupide, idiot, puéril et tout ce que vous voulez mais ça m'a blessée. Parce que même si ce n'était pas intentionnel, même si ça ne voulait pas dire qu'on ne voulait pas de moi, c'est très dur de se dire qu'on vous a tout simplement... oubliée ! C'est peut-être même pire en fait, parce que ça veut dire que vous ne comptez pas pour eux alors que eux comptent pour vous. D'autant plus pire d'ailleurs que des excuses ne servent à rien dans un cas pareil. Car c'est juste révélateur. Et même si des fois on se doute de certaines choses, se les prendre par hasard en pleine face, ça fait mal.

En plus j'écris tout ça sur un Défouloireuh dont tout le monde se fout et que je suis la seule à alimenter depuis trois semaines. Alors voilà, ça ne va pas faire avancer le schmilblick, mais je ne veux pas ruminer toute seule dans mon coin. Ok je suis capable d'encaisser des trucs et de faire comme si tout allait bien. Mais là, j'ai pas envie. Moi aussi j'ai un coeur et des états d'âme.

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mercredi 16 juillet 2008

Je proteste

Je m'insurge même ! Ben oui d'abord : ça fait 2 semaines que je dors 5-6 h par nuit et que je bosse 18-19 heures par jour payés 2, 50 euros de l'heure, que j'ai des cernes de Gollum et pas le temps de lire Proust. Du coup, à la place, je pensais pouvoir profiter de 5 minutes de pause pour lire votre prose. Je me connecte donc sur cette page, et là, que vois-je ? RIEN. Rien de plus que le message en date du 1er juillet écrit par mes soins. Donc je râle. D'abord.

Ensuite : j'espère que ça s'est bien passé pour tes oraux, Froddy, et que vous prenez pour moi tout le temps de glandouiller, Nouille et Mru. Personnellement, je suis contente, j'ai réussi à décrocher un jour de congé demain. Victoire ! Ca me donnera l'occasion d'aller récupérer le jules à Gnaf', il revient sur la colo demain. Rcvient, oui, car monsieur est en arrêt maladie depuis samedi. Que voulez-vous, c'est ça de se couper le doigt au lieu de trancher le saucisson... quand on fait la plonge, ça pardonne pas. Moi, pour l'instant, je n'ai pas grand chose, par contre, j'ai tonché deux voitures. Vous êtes effrayés ? C'est normaaaal... (nan mais sérieusement, la marche arrière dans l'allée pas droite pleine de graviers qui monte, je veux bien, même avec le minibus, mais quand en plus des obstacles comme la grille de barbecue se rajoutent sur mon chemin, là, je fais la grève du viseur pifométrique ; et puis tout à l'heure, spa ma faute, c'est celle du mur, il avait qu'à pas être là. Nanméo.).


Voilà, c'était "Kro à Matafelon-Granges", rien que pour vous.

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dimanche 29 juin 2008

Dans quel monde vit-on !

Moi j'aime pas le sport.
Je veux dire moi, le premier sport que j'ai fait, c'était à l'école.
Du coup moi j'aime pas le sport.

Le sport c'est porter des fringues moches, que tu ressembles forcément à rien dedans, que tu voulais pas, que déjà devoir les acheter c'est presque autant le calvaire que de devoir s'en servir, pour faire des singeries avec d'autres gugusses sapés pareil dans une salle peinte en orange-oubliée-même-plus-moisie-mais-desséchée, avec un sol qui fait grouic grouic sous les baskets mais que c'est pas pour ça qu'il fait pas mal quand tu te rétames parce que le gros bourrin du lot n'a pas calculé ton interférence sur la trajectoire lui-cage de handball, parce que si ça attrape le caoutchouc des semelles, ça attrape aussi la peau, et que quand tu es en train de sautiller niaisement et vainement sur place pour t'échauffer les triceps (ou imiter le dytique à l'agonie ou en overdose de cocaïne, je sais pas trop, j'ai jamais bien compris le but de la manœuvre) encouragé même pas sincèrement par une gourdasse ou un crétin qui lui aussi est "en tenue" mais qui lui ne fout rien, et que soudain tu prends du recul avec tes neurones qui n'ont pas encore fondu ou qui ne sont pas noyés dans la sueur et tu te vois, toi et les autres dytiques tu te dis "Imagine, là, les extra-terrestres ils débarquent. Trop la honte."
Qui a jamais pensé que le sport nuisait à notre image intergalactique hein !

Le sport c'est nul, le sport ça craint, le sport j'aime pas, voilà.

***

Du coup, moi, forcément quand ma mère, ma propre mère, qui a à peu près les mêmes principes de communication intergalactique que moi, a acheté ça :


j'ai d'abord ricané jaune, vous pensez bien !
Sous la pression familiale j'ai fini par monter sur la chose, faire deux ou trois jeux crétins, sans enthousiasme, et quand on m'a poussée à faire deux trois trucs "sérieux" type gym-yoga, je suis descendue illico de l'instrument de torture : les "Tendez bien les bras. Vous devez sentir vos muscles des hanches qui tirent"
(Moi qui avait toujours cru que les hanches étaient des articulations, je tombai des nues !) poliment indiqués par la douce voix du coach en pixels m'ont fait remonter à la gorge tous ces souvenirs de grouic grouic, dytique et compagnie.
J'ai cru que j'étais sauvée, que j'avais su rester le dernier bastion de la raison dans cette famille de dégénérés où les gens se mettaient à faire du jogging à deux sur place devant la télé.

J'avoue, je fus naïve ou alors je sous-estimai la dangerosité et la fourbitude de la chose...

Je pense que ce qui m'a perdue, c'est l'existence de tableaux de hi-scores.
Ça a dû titiller en moi cet instinct du record, cette hargne, cette pulsion primale qui pousse à négliger et transcender tous les besoins vitaux, à se faire péter les nerfs, les yeux, le dos, à se faire des ampoules aux doigts à force de tapotis frénétiques (mes oncles qui ont le même instinct ont réellement eu des ampoules aux doigts pour cette raison. Ce qui ne les empêchait pas de continuer leurs jeux olympiques de game boy avec des torchons autour du pouce) pour mettre son score, avoir son nom, laisser la marque de sa glorieuse victoire, la trace de son affirmation sur le réel, avec le plus de zéros possible, dans la grille des hi-scores du tétris.
Ou de n'importe quel jeu débile de portable, du moment qu'il y a des hi-scores.
Donc, bon, du coup, même sur la wii-fit...Et comme ces sadiques ont mis des hi-score même sur les exercices de gym ou de yoga...
Mais je vous arrête tout de suite ! Avant qu'il n'y ait des déviances et des tentatives de diffamation, je jure que je n'ai jamais pratiqué le footing de salon ! En règle générale je ne touche pas à ce qui est "aérobic" et qui sous-titre d'un air qui se veut prometteur "brûlez des calories en vous amusant !". Mes calories sont beaucoup trop précieuses, que personne n'y touche ! (Pour information, la même wii-fit m'indique régulièrement que je suis en sous poids...Pour 42kg et demis, je trouve qu'elle exagère ! )(Non ?)
Mais voilà, j'avoue qu'en se débrouillant bien, on peut me surprendre en train de me tenir dans la même position que la dame verte de l'emballage devant une télé...(Je dis "en se débrouillant bien" parce que celle là ça va encore, y en a d'autres qui font bien trop pitié à voir, une fois réalisées par moi...)

Mais ça encore ça allait ! Enfin ça irait encore quoi !
Le problème c'est que ça commence à gravement nous atteindre, ma mère et moi (oui parce que c'est quand même aussi un peu de sa faute : c'est elle qui s'efforce de me vider de la grille du jeu de foot en ne faisant que des parfaits...). Notamment à cause de la coach.
Déjà on lui a donné un nom. Bon c'est pas un nom très gentil donc c'est encore avouable : Madame Demie-Patate. Je ne dirai pourquoi qu'à ceux que ça intéresse vraiment. (Parce que la raison est déjà un peu moins avouable...)
Ensuite y a eu cette fois où on a allumé et où on s'est dit "Attends, on est complètement barjos ou bien elle a les cheveux qui ont poussé ??". Cette angoisse nous étreignit longtemps, jusqu'à ce que je reçusse (mais si mais si, c'est tout à fait correct !), à l'internat, ce mail dont l'objet devait être à peu près : "urgentissime !!!" et qui disait "Pour Madame Demie-Patate : c'est pas qu'ils ont poussé, c'est juste que d'habitude elle les attache".
Ça fait déjà un peu peur, mais c'est rien à côté de ce qui m'est arrivé ce matin...
Privée de Demie-Patate depuis une vingtaine de jours, c'est toute guillerette que j'allume la bestiole dans l'optique de pouvoir gaiment l'insulter quand elle dirait "vous sentez vos muscles intercostaux qui se contractent ?" alors que moi j'aurais juste l'impression que mes bras mes jambes et mon dos vont mourir. Je lance le premier exercice et qu'est-ce que je vois t'y donc pas ? Non pas Madame Demie-Patate, mais Monsieur Patate (qui est insupportable, je veux pas lui parler). Outrée, je claque la porte du menu en appuyant rageusement sur B et me précipite sur les options et sur "entraineurs". S'affiche le message qui me fait toujours marrer par son involontaire hermétisme "vous avez choisi une femme". Je retourne au yoga. Et là, qu'est-ce qu'elle me dit ? "Excusez-moi, j'ai veillé très tard hier" avec l'air vaguement emmerdé du type qui s'est pas couché tard parce qu'il arrivait pas à décrocher de la Critique de la Raison Pure, genre. Elle a enchaîné sur un petit laïus sur les conséquences du manque de sommeil sur la santé, mais je n'écoutais déjà plus, j'étais trop abasourdie.

Non mais vous vous rendez compte de combien est tordu l'esprit des mecs qui ont programmé ça ??
Déjà fallait voir sa gueule, à Demie Patate. C'était typiquement l'air mi-embarassé mi-déterminé de celui qui ne fait jamais un écart mais qui a quand même droit à une vie sociale et dont le sens du devoir seul a le droit de lui faire des reproches. Et puis le petit truc un peu sérieux juste après l'aveu, trop ça ! La nana qui fait son autocritique et qui en même temps t'empêche de la critiquer en se posant malgré tout en exemple et qui recadre aussitôt son rôle de "supérieur". Comme les vraies !
Mais alors surtout, il fallait voir la mienne ! D'un coup, cette nana de pixels me semblait "vraiment vraie" comme on dit (d'autant qu'elle avait les cheveux détachés) et je me suis mise à imaginer ce qu'elle pouvait être comme fille en dehors de ses cours, ce qu'elle avait comme amis, quel rôle est-ce qu'elle pouvait tenir dans un groupe (je l'imagine assez timide mais néanmoins posée...) à quoi ça pouvait ressembler sa soirée...


Attends mais c'est vachement dangereux pour mon psychisme moi hein !





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mardi 10 juin 2008

Oui mais non, là, quand même...

Bon, j'ai pas trouvé comment je pouvais capter l'image, du coup je me contente de vous mettre le lien qui vous fera atterrir sur la première page de M6. Je vous laisse ensuite découvrir ce qui a bien pu m'atterrer / me désespérer, à tel point que je me demande si le libellé coup de gueule en devient pertinent. Pour indice, ça concerne les différences hommes/femmes en ce qui concerne leurs sphères d'intérêt.

Franchement, je croyais qu'ils n'osaient plus, que maintenant on se contentait de faire des allusions discrètes, toussa...
A ce propos d'ailleurs, petit truc caustique de mon week-end de préparation : 2 des 5 intervenants avec qui on va monter un projet spectacle la 3ème semaine étaient venus nous rendre visite pour nous expliquer le truc. Et là, je les cite leur explication du concept : "il y aura des comédiens, des musiciens, des danseurs et des danseuses". J'ai trouvé ça marrant.

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vendredi 6 juin 2008

Sacrilège !

Alors voilà alors que je faisait mon petit tour sur internet je tombes sur cette bande annonce :

Non vous ne rêvez pas Hollywood a osé! Ils ont adapté au cinéma ce pilier de l'histoire du jeu vidéo Zelda!!! Alors voilà pour le moment je joue la puriste bien conne mais je trouve que c'est un outrage, ok graphiquement ça a l'aire bien foutu mais ça s'arrête là...
Et puis je sais pas vous mais je trouve que celui qui joue Link a une tête de con! Na!
Bon voilà ça sera tout pour se post d'une maturité ahurissante j'en conviens mais c'est Hollywood qu'a commencé d'abords!!!
Allez tous avec moi "BOUUUUUUUUUUH c'est pas beau!!!!!!!"

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mardi 13 mai 2008

Dites donc bis

J'ajoute mes protestations à celles de Mru, car sachez mes chers qu'il n'y a pas que la pâquerette dans le tracking, il y a aussi d'autres mots clés. Par exemple, pour aujourd'hui : test d ovulation barre rose de jour en jour plus prononcé puis plus rien je n ai pas ovulé
Hé bien apprenez que c'est encore à Froddy qu'on doit des machins comme ça ! Oui, parfaitement, avec ce post là. Alors ok, je prends encore des parts de marché avec mon "filles rondes", n'empêche que hein... c'est que... j'en pense pas moins... ouais j'suis comme ça moi.

Sinon, ma foi ça va, je m'en reviens de Lyon où j'ai pu justement voir Mru et aussi, parce que que voulez-vous, j'ai trop la classe, donc je suis une VIP, donc j'ai tout en avant-première, son Jules.

Et je crée un nouveau libellé : les joies de gougeul, donc je vous invite à le rajouter à vos postes correspondant à l'idée.

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jeudi 8 mai 2008

Dites donc !

Bon, je sais que c'est pas gentil de dire du mal de Froddy qui vient juste de finir ses concours (et que je devrais moi même être en train de réviser le mien) mais quand même !
Parce que vous savez ce que c'est que la recherche gougueule numéro un qui nous apporte des visiteurs ?
Pâquerette
(Vous avez vu ça ! Troisième rang !!)

Et vous savez pourquoi ? A cause de ce vieux post de Froddy ! (Celui que vous pouvez le lire si vous cliquez). Alors je veux pas dire, parce que bon, quand même, Froddy je l'aime bien, mais que ce soit un post à elle qui attire tous les visiteurs, je trouve ça gonflé ! Avec une photo que même pas elle est à elle ! Moi je serais l'académie de Touraine, je porterais plainte.
Et le pire du pire, le scandaleux du scandaleux...c'est que même pas elle s'affiche la photo !!!!

Vous voulez que je vous dise ? On vit dans un monde dégueulasse.

Et puisque c'est ça, je vais essayer de faire rentrer à coup de burin deux ou trois bribes de syntaxe grecque dans mon cerveau décrépi.

Je vous donne le bonjour.

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vendredi 22 février 2008

Informations en vrac

  • Kro : 41 messages. Nouïlle : 33 messages. Votre humble (mais si mais si) servitrice : 43 messages. Froddy : 10 messages. J'dis ça j'dis rien.
    C'est super fourbe juste après qu'elle a justement posté, je sais, mais c'est ça qu'est bon !

  • Oui, on emploie bien l'indicatif après "après que". C'est moche. Mais c'est la loi. (D'ailleurs il faut vraiment être une vieille réac' obstinée de la grammaire pour s'y attacher comme je le fais voire cultiver ça, parce qu'à mon avis ("qui se trouve être l'avis de référence auquel j'ai le plus souvent tendance à me ranger quand il m'arrive de vraiment vouloir savoir ce que je pense")(Gloire au plus haut des cieux au très grand Desproges) d'ici quelques décennies le subjonctif sera parfaitement passé dans l'usage. Mais il faut bien que j'aie (avec le subjonctif) l'impression de servir à quelque chose !)

  • Je cite :
    "Les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels > féminisme !"
    *Profonde inspiration, mains sur sur le nez, bouts des doigts qui massent entre les deux sourcils, façon Lino Ventura au moment de demander, dans les Tontons Flingueurs "Qui saute qui ?"*
    Ceci, mesdames et messieurs, est ce qu'on a coutume d'appeler, en termes techniques, le "message perso" msn d'une collègue khâgneuse de ma connaissance.
    Et ceci, mesdames et messieurs, a le don de me mettre HORS DE MOI.
    Que périsse cette innommable attitude qui veut prendre le nom de féminisme, l'intouchable combat (être contre le féminisme est aussi tabou que se prononcer en faveur de la peine de mort !) mais qui n'est jamais que la vidéo inverse du machisme ! A bas ces femmes qui ont l'orgueil que n'ont plus guère que quelques résidus machistes de mettre leur sexe au dessus de l'autre sans la moindre justification : et pour cause, rien ne peut plus justifier la supériorité des femmes sur les hommes que l'inverse.
    Qu'est-ce que le féminisme ? La lutte pour sortir les femmes de cadres, de clichés, d'une infériorité qui lui est imposée et qui enferme les "individues" dans un carcan moral et comportemental. Le féminisme commence (ou devrait commencer) par dire "la Femme n'existe pas".
    Qu'est-ce que ceci ?
    Une innommable généralisation qui n'est que le fruit d'une haine pas plus justifiable que la misogynie. Une aveugle vision (si vous me permettez l'antithèse) de l'Homme qui n'existe pas plus que la Femme.
    Permettez-moi une petite attaque ad hominem deux secondes voulez-vous ?
    "Les frustrées sont toutes perfides, aigries, mauvaises, bornées, détestent tant les hommes qu'elles rebutent et contre qui elles en ont par conséquent que les femmes qui elles savent plaire et essayent de nous faire croire que c'est au nom d'une grande et noble cause ! <>
  • Un peu de ménage dans ma liste msn : vous n'êtes plus que 17 "heureux" (?) élus, giclé une dizaine de gens que j'en avais assez de voir se connecter puis partir, changer de pseudo tout en sachant pertinemment que je ne leur parle jamais.
    Que cet outil en reste un, pas un double fantomatique de vie sociale, surtout pas un piège dévoreur de temps.

Sinon ça va bien :)

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dimanche 10 février 2008

De Gaulle avait raison !

C'est la chienlit !

Non mais qu'est-ce que c'est que ce bazar hein ?
Oh ?
Dis ?

Pourquoi que personne y poste ?

Les statistiques sont en chute libre, on est passé de 9 à 7 et dans les 7 y en a qui cherche "pompoms au bout des seins", un qui cherche de "gros seins", un autre des "nanas superbes", sans compter le traditionnel "Alicia Keys ronde" hebdomadaire (je commence même à me demander si c'est pas un fidèle qui a oublié l'adresse mais qui sait qu'avec cette requête il tombe sur nous) (merci Kro hein !) alors je suis désolée de le dire mais ça va pas du tout.

Moi je m'en fous, je poste plus rien tant que personne n'a pas posté. Na !



(Je sais pas si ça va beaucoup faire avancer le schmilblick mais bon...)

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vendredi 11 janvier 2008

Atermoiements d'une empathique science palienne

J'ai un truc dans la vie : je suis très empathique, comme fille. En gros, ça veut dire que quand je lis / vois les malheurs des gens, je me mets à leur place et je perçois comment ils peuvent réagir face à ça, je comprends leur ressenti (enfin, je crois le comprendre...)

Et vous savez quoi ? L'empathie et les sciences politiques, ça ne fait pas bon ménage, ça vrille même le cerveau, dirais-je.

On mettra ça peut-être sur le compte de la fatigue, n'empêche, est-ce que vous trouvez normal que j'en sois presque à chialer quand j'apprends la mort de Hrant Dink, tellement je trouve ça triste? (journaliste turc d'origine arménienne assassiné en janvier 2007 (eh oui, il y a un an... on des vieux... bref).)
Ou que je m'enflamme contre le projet de loi interdisant la négation du génocide arménien (insupportable, ce truc, le pouvoir politique n'a pas à écrire l'histoire, et la France n'a pas à faire la police dans les affaires turques suite aux pressions des lobbys arméniens en France ! Grrr...) ?
Ou que je grince des dents dès que les Etats-Unis se mêlent de faire de l'Iran un Etat terroriste ? (je ne détaillerai pas plus avant, faut pas me lancer sur l'Iran, je suis fascinée par ce pays, donc je vais éviter de vous abreuver de ma fascination, ici en tout cas)

En fait, je crois que les études c'est mauvais : ça vous informe qu'on vous désinforme, ça vous procure un esprit critique et ça vous révolte encore plus contre la connerie humaine, alors que vous n'y pouvez fondamentalement rien. Je crois que c'est pour ça que j'aime l'histoire : au moins, je n'ai pas à y affronter mes contemporrains.


Une chose qui m'énerve, tant que j'en suis à évoquer sciences po, ce sont ces gens qui sont bien au chaud dans le truc, qui ont bossé pour décrocher le concours et qui, maintenant qu'ils y sont tapent sur l'institution, la dénigre et dénonce "l'esprit science po".
Ben justement, je crois que c'est très "esprit science po"(esprit science po spécial PES, dirais-je même), le ptit côté bobo bien intégré dans le système qui prétend le dénoncer. J'ai envie de leur gueuler : "ah tu ne veux pas y être ? Et ben vas-y, casse-toi, y'en a plein qui prendraient volontiers ta place !"
Sauf que non, ils ne veulent pas se casser justement. Et c'est là que ça devient très hypocrite. Parce que tout ça, ça ne les empêche pas de se dire que bon, s'ils avaient eu Paris, ils y seraient allés, et le jour des partiels, ils ont révisé car ils ont bien l'intention d'avoir leur année...

Ce que j'adore là-dedans, c'est que je me sens bien placée pour les critiquer. Ben oui, parce que quand on leur dit ce que je viens d'écrire, ils vous répondent qu'on se la pète et qu'on est élitiste. Personnellement, si j'y suis, c'est avant tout parce que c'est pluridiscplinaire et que j'aime les matières proposées. Honnêtement, strictement rien à foutre du prestige de l'institution, l'absence de Paris dans mon cv en témoignera. Je suppose que je ne suis pas la seule dans ce cas, mais je suppose aussi que ceux qui ouvrent le plus leur gueule à ce sujet ne sont pas les plus désintéressés.... Et ceux-là, je les supporte de moins en moins, pas plus en tout cas que les autres sciences paleurs qui se la pètent en clamant haut et fort que de toutes façons ils ne branlent rien (mon oeil !!!).

'Fin bon, voilà, désolée de vous abreuver de mes ressentiments science paliens, mais disons que lors de mon premier partiel, je me suis rendu compte que y'en avait beaucoup que je n'avais pas franchement envie de revoir. A quelques exceptions notables tout de même. Parce qu'on trouve des gens biens partout.

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lundi 3 décembre 2007

Lassitude

Ce message va être assez redondant par rapport au précédent (double poooooooost ! Baaaaah, caca !), mais en même temps, ma vie étudiante l'est pas mal en ce moment aussi.

Et ce soir, j'en ai marre.

De quoi, au juste ?

Ben de ça. Du bordel. Du fait qu'on est aujourd'hui dans une impasse que je voyais venir grosse comme une maison depuis le début.

En gros, je savais dès le début que commencer un mouvement par le blocage, ça ne pouvait mener qu'à des extrêmes et à rien de bien constructif, et ce qui m'énerve le plus là-dedans, c'est que j'ai eu raison. J'aurais préféré avoir tort.
Moralité, aujourd'hui, on se paie les CRS sur le campus, le directeur qui pète les plombs (il a fait ses excuses aujourd'hui, d'ailleurs. Une mise en scène formidable, j'avais jamais vu ça, avec les grands blancs melodramatiques, l'imitation du léger tremblotement de la voix entrecoupée par l'émotion, ah c'était beau, tout y était) et les anti-bloqueurs qui fracassent l'arcade sourcilière des bloqueurs ou mieux, qui applaudissent les CRS en train de matraquer leurs petits camarades.
C'est minable.

Tout ça pour un mouvement qui s'essouffle (si tant est qu'il n'ait jamais pris de souffle...), qui fait descendre moins de 1500 personnes dans la rue alors qu'on est bloqué depuis trois semaines (je cherche les 1900 personnes qui ont voté le blocage à l'AG... étant donné que tous les manifestants ne l'ont pas voté, j'en sais quelque chose).
Si encore, y'avait de l'espoir au bout... Mais là, le tunnel est bouché, il y a un mur au milieu et seules quelques personnes s'obstinent à y planter leurs ongles. Ils finiront par céder mais quand ? Et pour se retourner en disant "tout ça pour rien..." ?
...
Je ne souhaite ça à personne.

Et puis il y a ces AG qui n'en finissent pas, où ce sont toujours les mêmes qui parlent pour dire toujours les mêmes choses, les mêmes conneries. Aujourd'hui on a eu le droit à un mec qui a été coupé dans sa rhétorique "franchement vous trouvez vraiment que les cours importent à côté de ça" par un OUI général ; sa réaction a été : "ben alors on vous coupera la tête au moment de la révolution!". Je vais faire 1 boulet par camp : ça vaut celui qui nous balance que les blocages sont des OPA hostiles sur le bâtiment. Et ça, c'était en AG interne à Sciences po... j'ai voulu croire que les gens cogitaient un peu plus et avaient plus d'esprit critique sur les sujets politiques dans un IEP mais là, même moi, éternelle optimiste s'il en est, je désespère.

En fait, tout le monde en a marre, et ce dans les deux camps.

Bon, au moins j'ai eu cours un peu aujourd'hui (vu que les profs et les élèves étaient dans le bâtiment pour l'AG, ils auraient pu difficilement bloquer). Mais demain ? Et après-demain ? etc.

Ce serait tellement plus simple si le déblocage était voté... au moins, il y a un point sur lequel presque tout le monde est d'accord : ce mouvement a été particulièrement mal géré, tant par ses organisateurs que par l'administration. En fait c'est une catastrophe, surtout que ça va se finir par un écrasement devant Sarkozy, et ça, c'est pire que tout (enfin, cela n'engage que moi... mais je le pense très fort ! ). On me dira que je suis défaitiste et aujourd'hui, je le dis : oui, je suis défaitiste, mais on ne pourra pas nier que j'ai des arguments valables.

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mardi 30 octobre 2007

Alors là non, vraiment non...

...ça va plus, je ne peux plus me taire plus longtemps, il faut que j'éclate !
Ouais chuis comme ça moi.
Ca fait des mois, peut-être des années que je me tais - indignée ! - face à ce scandale, que je ravale ma colère face à cet habitude révoltante qui se répand de plus en plus dans notre société, mais aujourd'hui, c'en est trop, il faut que je parle et même si ma voix n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan du net, même si ce n'est qu'une bouteille à la mer, frêle esquif balotté par les gigaoctets de la toile (ce que c'est beau ce que je dis quand même), personne ne l'empêchera de clamer haut et fort :




On dit UN CERNE !!!!!


Bon d'accord, on dit jamais "un cerne", on dit "des cernes", je sais, mais il n'empêche que c'est masculin : de gros cernes, pas d'autres horreurs que je ne reproduirai pas ici.

Même que la preuve :


Vous pouvez me traiter de sale khâgneuse si vous voulez, d'abord je me vous m****. Na. (Du moment que vous dîtes des "gros cernes"...)

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mercredi 17 octobre 2007

Choisir entre deux dictatures, mode d'emploi (ou pas)

Bon, aujourd'hui, ce sera un coup de gueule, désolée, mais le défouloireuh, il est aussi là pour ça, et je suis vraiment très énervée. Par quoi ? Par la pseudo-démocratie étudiante. Que je vous essplique.

Remise en contexte, tout d'abord. Vous aurez peut-être entendu parler la loi sur la réforme de l'université. Sinon, je vous dirai que selon moi, elle ne casse pas trois pattes à un canard. Je ne suis pas franchement enthousiaste envers cette réforme, mais je pense qu'elle ne va pas changer la France.

Bref. Tout ça pour dire que, comme d'habitude depuis mai 68 dès qu'on veut réformer l'université, les étudiants sont pas contents et parlent de manifester. Et si vous leur dites, "ouais, bof, j'vois pas trop l'intérêt", vous devenez un dangereux suspect, sarkozyste potentiel.

Me voici donc coincée entre la dictature sarkozyienne d'une part, sur laquelle je n'ai absolument pas envie de revenir, ça n'en vaut pas la peine, et la dictature étudiante d'autre part. Celle qui vous dit "ouais, vive la démocratie", mais qui ne demande jamais à des opposants à leur point de vue de venir parler à leurs AG. (d'ailleurs, le blocage, tout le monde le sait, quoi de plus démocratique comme pratique ?). Celle qui vous diabolise si vous n'êtes pas de gauche, et surtout pas de gauche comme elle. Aujourd'hui, en France, on n'a pas le droit d'être à la fois contre Sarkozy (que je ne m'abaisserai jamais à appeler Sarko) et contre un mouvement étudiant. Ce même mouvement étudiant qui vous dira qu'il fait la révolution, et qu'il est anticonformiste. Je vous demande où il est, l'anticoformisme d'un étudiant qui manifeste ! Et plus que tout, j'en ai marre de devoir me justifier. Entre eux, les étudiants ont des codes, des phrases toutes faites qui en appellent d'autres, ou qui appellent des mimiques, pour montrer à l'autre, que oui, on pense comme lui, que oui, on a voté contre "Sarko", et que bien sûr, la question ne se pose pas.

Une véritable étiquette au final. Que je supporte de moins en moins.

Surtout que, dans le régime de la dictature étudiante, on est obligé d'avoir un avis sur la politique. Même quand on n'y connait rien, alors je vous laisse imaginer les énormités qu'on peut entendre. Et tous se disent exercer leur esprit critique. Mais j'ai toujours pensé qu'il était bien plus facile d'exercer son esprit critique envers des gens avec qui on n'est pas d'accord qu'avec des gens qui partagent nos idées. Et en l'occurrence, à la fac, même et surtout à Sciences Po, c'est caricatural.

Moralité : à mort l'UNEF, et laissez-moi avoir le droit de ne pas choisir, merde !



PS : promis, demain, je vous parle des tickets RU et de la société des granits pyrrhoïde des Vosges.

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mardi 18 septembre 2007

Je proteste

En fait, nous (je me permets de parler au nom de l'équipe rédactionnelle (ouaaah, ça fait classe, bon ok, on est que quatre gnues, une Salamandre caractérielle, une Plus-tête-en-l'air-tu-meurs (oui, je parle de toi Alix), une Nouille qui se la joue Harry Potter (moins maintenant à ce qu'il semblerait... tout arrive) et une binouse gazou et très con, n'empêche que c'est nous qu'on rédige ce me semble. Donc équipe rédactionnelle eeeeeet toc !)), breef, je disais nous protestons. Ouaip, parfaitement, c'est notre droit.

La question étant : "certes, vous protestez mais contre quoi, contre qui ?"

Contre toi, lecteur. Ouaip, parfaitement c'est notre droit.

"Certes, mais pourquoi ?"

Parce qu'on sait que tu es là, que tu nous bouquines (bloguines... hihi) et que... allez, osons le mot... que tu nous aimes. Et là, c'est moi qui ai une question : pourquoi tu ne nous le dit pas, que tu nous aimes ? *Pouiky* Par un petit commentaire, un truc qui dit "ouais, lol, mdr" si jamais tu as la flemme de faire plus ? Non ben c'est vrai quoi, les commentaires, c'est pour tout le monde, pas seulement pour nous 4, sinon on vous aurait fermé l'accès aux commentaires, tss, réfléchissez un peu.

'Fin bon, voilà, tout ça quoi...

A part ça, y'a mon frérot qui dit que le fond de page gêne la lecture, alors j'voulais savoir si y'a que lui que ça gêne parce que c'est mon frère (là, vous cherchez le lien logique et je vous le donne : je suis une chieuse, et, mon frère étant mon frère, il est aussi chiant que moi), ou si c'est vraiment gênant.

Sur ce, bonne semaine les amis.

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lundi 27 août 2007

PAS CONTENT PAS CONTENT !!

Alors là les enfants je proteste !
Peut-être même que je reproche !
Voilà trois looooooooongs jours qu'internet a décidé de ne plus marcher chez moi, trois looooongs jours que la geek qui est en mois souffre donc (si si, trois jours c'est long, surtout quand pour compenser le manque on se fade un chapitre par jour de l'ouvrage titrant alléchemment "la France et le monde depuis 1945", par ailleurs prêt fort aimable de Kro) et aujourd'hui, alors que je trouve enfin l'asile internetique chez mon père qui a l'heur de ne pas être frappé de la même malédiction internétique que ma mère et moi, alors que je respire enfin de nouveau et alors que, toute frétillante, je me dis "Au moins, depuis tout ce temps (puisque je vous dis que c'est long trois jours enfin !!) il y a toute les chances pour que le défouloireuh ait proliféré" eh bien que vois-je ? RIEN !
Je m'insurge !


Mais pour ne pas faire que râler (non parce qu'il y a des rumeurs comme quoi ça m'arrive de râler. Non mais c'qu'il faut pas entendre ! Moi râler ??! Non mais sans blague !! J'AI UN CARACTERE CHARMANT, OUI MONSIEUR !) je vous fais part du ravissement qui m'a saisi en consultant (enfin !!)(oui parce que trois jours c'est long)(si si) ma boîte e-mail, mais je sais vraiment pas si vous le méritez.
Le ravissement susdécrit (roh c'qu'j'parle bien quand même moi...) provient d'un message dont l'expéditeur m'a d'abord fait lever un sourcil circonspect et soupçonneux d'une énième chaîne indésirable puisqu'il s'agissait de G******, élève de ma classe...de première et terminale...
Considérant l'objet, d'une cucuterie bien trop personnalisée pour être à la chaîne (et en plus je te fais des jeux de mots d'un niveau non mais c'est un truc de fou hein.)(ou pas, ouais je sais Kro) je m'étonne un peu plus et ma curiosité commence à être émoustillée....
Le contenu était à la hauteur de mes attentes : ce serait trop sympa qu'on se fasse un resteau entre filles vendredi 14 septembre pour qu'on se retrouve toutes et qu'on se raconte un peu quelle route se trace sous nos talons aiguilles pardon sous nos pas depuis qu'on s'est séparées (et qu'on se manque trop ouhlala, j'en dors plus la nuit moi c'est bien simple...)

Qu'est-ce que je fais, je réponds : "même moi ?"

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mardi 29 mai 2007

Rondes, vous avez dit rondes ?

Allez, je reprends la plume (ou plutôt le clavier) aujourd'hui. Cette fois, c'est pour un coup de gueule. Ouais, quand même...

Aujourd'hui il portera sur l'image de la femme et ses pseudos évolutions.

Que je vous essssplique

Tout à l'heure j'étais chez le coiffeur, oui, je sais, ça peut sembler incongru de dire ça étant donné le sujet du coup de gueule. Mais que nenni mes chers. Car chez le coiffeur, des fois, on attend. Et pour passer le temps, y'a des magazines, des magazines typiquement féminins, c'est-à-dire la vitrine idéale de l'image de la femme, car c'est bien connu, les victimes d'une injustice sont souvent les premières à l'entretenir.

J'avais donc à patienter, et pour ce faire, je décide de feuilleter Elle, en hommage inconscient peut-être à cette chèèèère Teug qui se déleeeecte à la vue de ce nom.

Le titre était : Ronde et Fashion, et c'était du même goût que le spécial ronde qui traîne chez la susnommée.
Pour les néophytes : quand vous voyez ça, vous vous dites, héhé, ça y est, le diktat de l'anorexie tombe, vive les rondeurs. Et c'est ce que vous dira le commentaire au-dessus des photos. Mais quand on voit les dites photos...
Car les exemple cités par Elle pour appuyer ses propos sont les suivants : Scarlett Johansson, Jennifer Lopez, Liv Tyler, Beyonce Knowles et Alicia Keys.

Et on vous dira ensuite "Elles assument leurs formes, les montrent !!" (Ca me fait rire, notez, parce que la J-Lo, c'est la première à vouloir faire retoucher les photos de son derrière, mais passons). Ces nanas ont des hanches, des seins et un cul magnifiques, elles font baver tout le monde moulées dans leur 38 et on veut vous faire croire qu'elles sont rondes. Si on suit Elle jusqu'au bout, j'suis sûre qu'on mettrait même la Teug dans les rondes...
Alors les vraies rondes là-dedans, elles sont où ? J'veux dire, c'est comme si on disait que l'assemblée nationale est à gauche aujourd'hui en France. Reste plus beaucoup de place pour que la vraie gauche s'exprime, sans vouloir reprendre les slogans du Parti Communiste ou de la LCR...
Ben pour les rondes c'est pareil.

En gros, et sans mauvais jeu de mots : en présentant des nanas-38 comme étant rondes, on ostracise encore plus les rondes, les vraies, que si on disait "vive les minces". Parce que ça montre une échelle de valeur dans laquelle on ne peut que déprimer si on dépasse la taille 40.

Et après, on vous balance des pubs Mac Do à la figure.

Bref, je sais même plus si j'en ai marre, tellement ça me désespère, au final.

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jeudi 19 avril 2007

Des Tracts

Moi j'ai une question existentielle : pourquoi y'a-t-il un tréma sur le i de Nouïlle. Non pasque bon, chuis pas en prépa donc les c'est, cela dit et voire sans le même, spa forcément mon cheval de bataille, avec panache blanc tel celui d'Henri IV, n'empêche que : jvois pas, quand y'a double-L, c'est ille, quoi, comme fille, lentille, chenille ou quille. Et puis voilà jdis ça, jdis rien...

A part ça, tout roule ma foi, j'ai mal à la gorge et envie de pioncer et je joue ce soir, cool non ? En plus, vous allez rire... Je suis allergique. Non mais c'est vrai en plus.
Ah tiens, ce week-end, on vote. Savez-vous pour quiiii ? Moi oui, maintenant, et ça, c'est la grande nouveauté de la semaine, et c'est plutôt une bonne nouvelle ma foi.

D'ailleurs, à propos d'élections, j'ai un coup de gueule. Ouais ça faisait longtemps, je sais. Mais voilà. J'en ai marre des tracts !!! Chaque matin, c'est toujours le même cirque : 7h30, tout va bien, je m'en vais prendre mon tram, avec podi sur les oreilles, et c'est beau la vie, le soleil se lève sur les montagnes avec une lumière et un brush magnifique et je me dis que j'aime ma ville. A 8h, tout bascule : le tram arrive à Bibliothèque Université. Au loin, on les aperçoit déjà. Des nuées. Ils sont là, ils vous observent, ils vous attendent. Et à peine le tram s'est-il arrêté, c'est le coup de feu : tout le monde sort du tram, et eux se précipent. Alors pleuvent les "Bonjour, c'est pour le meeting d'Olivier Besancenot", "Ségolèèène, voteez Ségolèèèèèène", "tous unis contre Sarkozy", "Bonjour, sais-tu qu'il y a des élections étudiantes cette semaine ; moi je représente l'UNEF", "Salut, tu connais Cé, un nouveau syndicat étudiant qui"... blabla, je n'écoute même plus. Votre mission est alors la suivante : zizaguer entre les tracteurs de sorte à en avoir le moins possible, à coup de "non merci", "je l'ai déjà eu",etc. Mais on ne peut résister indéfiniment et c'est ainsi que l'on arrive dans son cours avec 3 ou 4 tracts différents. Sur une dizaine, bilan plutôt positif, surtout si on a réussi à éviter l'UNEF et Besancenot.

Mais la journée ne s'arrête pas là, ô non ! Car dans l'IEP, on les retrouve ; ils vous poursuivent, ils vous harcèlent, jusque dans les amphis où se trouvent des tracts gentiment diposés sur les tables ; et dans les couloirs, ils ont tous leur stand, sans compter les stands de la campagne BDE où on pourra être amenés à vous distribuer le programme des deux listes BDE. Je préfère vous le dire tout de suite : n'en prenez qu'un, les deux listes ont le même.

Et lors de la pause de midi, vous sortez, forcément, il fait beau, tout ça, alors vous allez pelousez un bout. Mais là encore, le sort s'abat sur vous. On passe aux tracts consuméristes : Elsève cheveux soyeux, nouveau Samsung mobile, Sortir, The Happy Looser en concert ce soir, ou encore Cocktail pizza, ne cherchez pas plus loin, ils sont tous là pour vous et votre porte-monnaie.

Lorsque le soir, vous reprenez votre gentil tramay, ou votre connard de tram, ça dépend si vous l'avez loupé ou pas ou s'il se tape tous les feux rouges alors qu'un môme chiale sa crise existentielle près des oreilles de sa mère, et des vôtres accessoirement. Bref, donc vous être dans votre tram, quelque soit le qualificatif dont vous l'honorez à ce moment-là, et surgit alors un autre type de paperasse, celui de ces ado venus d'Europe de l'Est et qui essaient ainsi de vous gratter quelques centimes qui iront ensuite dans les caisses de la mafia locale, rejoindre les "impôts" perçus quai St Laurent. Ce qui vous rappele à quel point vous exécrez la mafia et à quel point vous êtes impuissants face à elle.
Après cela, et le "Non merci", vous sortez du tram et rentrez chez vous. La journée tract a pris fin, vous pouvez vider vos poches. Jusqu'au lendemain...

Moralité : vivement les élections !!

(Nempêche que j'ai déjà voté 3 fois cette semaine...)

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