vendredi 20 mars 2009

Quand la vieille dame se fait brusquer...

Non, je ne vais pas vous parler du rôle de mère extrêmement chiante que je vais bientôt tenir sur les planches courant avril (9, 13, 14 et 18 avril, si ça vous intéresse). En fait, je vais vous parler de ce cher Institut d'études politiques, que notre directeur M. Ihl qualifiait, dans son discours d'accueil aux premières années, de "vieille dame qui n'aime pas être brusquée", expliquant ensuite qu'il était très difficile de bouger les traditions de "la maison". Et plus précisément, je traiterai de la censure indécente exercée sur le Bureau des Arts dernièrement. J'ai eu un temps l'impression d'être revenue en mars 68, quand les étudiants revendiquaient le droit d'aller dans les résidences des étudiantes-diantes-diantes.

Ainsi donc le BDA a été créé cette année à l'IEP de Grenoble et pour ses un an, il a été décidé d'organiser une semaine des arts sur le thème de l'érotisme. Schoking, branle-bas de combat dans l'administration ! La crise cardiaque de la vieille dame a commencé la semaine avant la fameuse semaine des arts, lorsque furent découvertes les affiches qui en faisait la promotion. Certaines notamment représentaient un postérieur féminin très légèrement vêtu, extrait en fait d'une affiche de pub pour Aubade. Si on ajoute à cela que la pub glissée dans Grenews (un gratuit de l'agglo) évoquait quelque peu un "salon du porno" (c'était écrit "semaine de l'érotisme" et non pas "semaine des arts, thème : érotisme"), on obtient une présidente du BDA qui se fait convoquer de bon matin par l'administration alors qu'elle est en cours et qui se retrouve face à un tribunal de 3 furies qui l'engueulent comme du poisson pourri pendant une demi-heure et qui lui demandent d'écrire une lettre d'excuse aux profs impliqués dans la semaine des arts. L'un de ces profs répondra plus tard en demandant : "c'est quoi, Grenews ?". (lui, il a fait mai 68)

Le 2ème épisode se déroule dans le bureau du directeur des études, qui engueule toujours la même car il n'a pas été informé que des profs de l'IEP devaient participer à une conférence sur le thème de "la séduction en politique" dans le cadre de cette semaine des arts. Pouip.

Et enfin, last but not least, l'expo photo. Notons que ces photos avaient été regardées par "la responsable évènementiel" de l'IEP, une pétasse qui ne sert à rien. (Pour avoir une idée, elle a appris cette année qu'un club théâtre existait à l'IEP ! Je tiens quand même à dire qu'il existe depuis 18 ans et donc avant de pleurer sur la faiblesse de la vie associative à l'IEP, autant se renseigner ! (ah et puis si on pouvait nous donner une vraie salle aussi... un jour je vous mettrai une photo de la salle (comprendre : du placard à balai) des associations pour que vous compreniez)). Et donc ladite pétasse en question a dû dire au moins 30 fois au cours du visionnage "non mais ça c'est du visuel, vous voyez, vous en avez du visuel, pourquoi vous l'avez pas mis celle-là, ça c'est visuel !", le tout avec un accent de pétasse parisienne vulgaire, vous savez, l'accent genre je-mache-du-chewing-gum-et-je-finis-tous-mes-mots-par-hein.
Et finalement, le lundi matin, l'exposition a dû être déplacée dans un coin du hall (ben oui, ça gênait les issues de secours, vous comprenez... mais devant la porte de l'amphi D, ça ne gênait pas du tout par contre) et les photos les plus licencieuses ont dû être recouvertes d'un rideau avec la mention suivante : "ces photos peuvent choquer, pour public averti". Ce qui n'a pas empêché S****** C******, qui gèrent les subventions aux associations, de frôler la crise cardiaque en soulevant lesdits rideaux, alala, qu'allait devenir la réputation de l'IEP ?

On croyait être dans un lieu où on faisait des études qui nous ouvraient l'esprit.C'est peut-être vrai des études, mais certainement pas des locaux dans lesquels elles ont lieu. Admirons au passage la magnifique hypocrisie ambiante, parce que des étudiantes qui se bourrent la gueule au Sono ou qui se foutent à poil au crit', ça ne pose pas de problème, tandis qu'une photo de paire de seins dans l'IEP, si.

Cela dit, tout ceci n'est peut-être pas qu'une affaire de puritanisme, et on en vient là à une partie de l'affaire qui n'est certainement pas la moins édifiante.
D'abord, avec la gueulante du directeur des études. Il semblerait qu'elle soit en fait due avant tout à des problèmes d'incompatibilité d'humeur avec les professeurs concernés par la fameuse conférence. Je me fais souvent la réflexion que les personnes les plus irresponsables et les plus immatures sont à chercher parmi les adultes et non parmi les enfants, mais alors là c'est le pompon : se défouler de ses querelles internes sur une étudiante qui n'y est pour rien, et surtout abuser de son autorité hiérarchique pour le faire, je trouve ça gonflé quand même.

Enfin, le facteur explicatif de la hargne de S C envers le BDA réside probablement dans une erreur professionnelle vraiment moche. En fait, elle s'est planté : au lieu de verser 500 euros de subventions sur le compte du BDA IEPG, elle les a versés sur le compte du BDA ESC Grenoble, qui s'est d'ailleurs bien gardé d'aller les lui rendre, et elle a mis 3 semaines avant de reconnaître qu'elle avait fait une boulette. Il a fallu qu'elle assène à Nadia "mais si je vous les ai versés, j'ai là le RIB de la Société Générale sous les yeux !", et que Nadia tilte "mais... on est à la LCL !" pour qu'elle l'admette.

Bref, les explications à la censure ne résident pas forcément là où on le croit.

Et pour boucler la boucle par rapport au théâtre, j'en profite pour faire un peu du pub : on repart pour une nouvelle saison théâtrale ce mois d'avril, avec 6 pièces au programme, chacune jouant 3 ou 4 fois, et une très grande variété de registres, du comique absurde d'Ubu-Roi au drame de Yerma en passant par une chronique douce-amère de notre temps écrite par une gars de l'atelier. Si ça vous intéresse, plus d'infos sur ce blog.

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vendredi 13 mars 2009

D'humeur lunatique

... Je crois que c'est ce qui me va le mieux en ce moment.

Par exemple, pour l'instant, je suis déprimée : je suis toute seule comme une con à bosser alors qu'il fait un temps magnifique dehors. Moment propice s'il en est pour se dire "ah, j'aimerais bien aller boire un coup avec machin", et ça, ce n'est pas déprimant. Ce qui est déprimant c'est cette question pernicieuse qui s'introduit dans mon esprit et me demande : "mais avec qui ?".
Et à ce moment précis, j'ai l'impression que justement, pas avec grand monde. Une impression due à quelques petites touches de peinture sur lesquelles je me focalise connement alors que le tableau est grand et que je pourrais très bien regarder ailleurs. Des touches qui me rappellent qu'on est de moins en moins à Grenoble, et que j'ai le sentiment d'en perdre dans le lot. Le fond du problème, finalement, c'est que je n'arrive pas à accepter l'idée que d'autres nouveaux amis puissent venir éclipser les anciens, dont je fais partie. Les éclipser, peut-être pas, le mot n'est pas juste, mais plutôt, les remplacer dans le train-train quotidien. Une idée qui est complètement crétine et égoïste puisque pour moi aussi, la vie et les amis chers ne se sont pas arrêtés au lycée.

En plus il y a ce mail de ce crétin de B*** qui doit avoir des chevilles plus grandes que son égo à force, et ce n'est pas peu dire. (Oui, je dois faire l'inventaire du théâtre et j'ai moyennement apprécié le fait de recevoir un mail qui disait en substance : "non je n'ai rien mademoiselle-je- veux-être-au-bureau-sans-y-être, mais des rideaux noirs, ça m'intéresse", alors que JE fais partie du bureau, merde !) (C'est moi ou je suis dans un ton très Bridget Jones, subitement ?)

Et puis il y a ce fucking conformisme ambiant de l'IEP que je supporte de moins en moins, d'autant plus qu'il est mêlé d'un je-m'en-foutisme qui m'ébahit au plus haut point de la part de personnes censées s'intéresser un minimum aux questions politiques.
2 éléments et je vous laisse juger :
- les gens se passionnent actuellement plus pour les sélections à "questions pour un champion, spécial grandes écoles" que pour des réformes très dérangeantes dans l'éducation ou encore pour les efforts d'une poignée de personnes à développer des systèmes de consultation des étudiants sur la vie interne de l'IEP ! (pas besoin d'être gaucho pour s'exprimer sur les départs à l'étranger, que je sache ?)
- le balai dans le cul de l'administration et de la direction, cet espèce d'esprit "bobo socialiste" qui veut bien faire la révolution tant qu'on ne salit pas le sol avec des chaussures pleines de boue. Je ne dis pas seulement ça par rapport au printemps des chaises (ah oui, désormais, dès qu'un cours est fini, un agent est chargé de fermer les salles à clé pour empêcher les étudiants de sortir les chaises, vous comprenez, ça fait mauvais genre... et après on nous parle de politique et de mouvements sociaux...). Je dis ça aussi par rapport aux tracasseries invraisemblables que tous ces braves gens ont fait subir au bureau des arts de l'IEP qui avait osé organisé une semaine des arts sur le thème de l'érotisme. Oh my... Je vous détaillerai ça dans un prochain post parce que ça vaut le détour.

Bref, tout ceci me consterne mais en fait je m'en fous, qu'ils restent dans leur connerie indécente qui se croit intelligente. Qu'ils en crèvent ou qu'ils s'enivrent, peu importe, l'an prochain, je suis à Oslo et j'ai bien l'intention d'en profiter.


Mais quand je vous dis que je suis lunatique, maintenant ça va beaucoup mieux (si on excepte le sentiment d'avoir une tonne de boulot et de ne rien foutre !), il fait beau, je rejoins Flo et après je vais à Casabio. Tant qu'à être une universitaire bobo, autant le faire jusqu'au bout... d'autant plus que le bon sucre de maman n'est plus vendu à Carrefour, donc je vais le chercher là-bas.
Comme dirait Bernard Lahire, en matière de dispositions à agir, la règle est l'hétérogénéité voire la contradiction, pas l'unicité.

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samedi 13 décembre 2008

De l'origine des qwerty

Du coup je reposte tant que je tiens mon idée (cf post précédent).

Je voulais juste vous relater une anecdote que notre prof de politiques publiques nous a racontée et que j'ai trouvé marrante. Il s'agit de l'origine des fameux claviers Qwerty et le premier qui me dit que c'est Azerty, je le pends virtuellement parce que là j'évoque les claviers de nos amis US qui d'ailleurs ont sûrement influencé les nôtres. (Et la prochaine anecdote à deux balles concernera le "mais pourquoi on a juste changé trois-quatre merdes, pourquoi on n'a pas gardé le même ?"... je vous le dirai quand je le saurai.)

Et donc, désolée de détruire vos illusions, mais non, le qwerty n'a pas été conçu pour pouvoir taper le plus vite possible. Au contraire, en fait. Tout remonte au XIXème siècle et à l'invention d'une machine à écrire (ne m'en demandez pas le nom !) qui a ensuite été utilisée dans les écoles de sténo-dactylo. A la base, cette machine avait un clavier bêtement ordonné de façon alphabétique. Mais elle s'est vite retrouvé confrontée à un problème technique : quand on tapait trop vite, les barres de frappe s'embrouillaient les pinceaux, se bloquaient, et du coup, les lettres étaient toutes tapées au même endroit sur la feuille, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes, vous en conviendrez. Il a donc fallu trouver une astuce pour faire en sorte que les sténo soient plus lentes dans leur vitesse de frappe, et tadam, le clavier qwerty fit son apparition !

Et si on en n'a jamais changé depuis, alors même qu'aujourd'hui on veut tout le temps faire tout plus vite, c'est parce que ce serait trop compliqué. En effet, tout le monde a été formé à taper sur ce type de clavier et imaginez-vous devoir réapprendre à taper sur un clavier complètement différent ! Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, dans les années 1970, un certain M. Dvorak avait conçu un clavier beaucoup plus efficace mais il a fait un flop total.

Maintenant vous devez vous demander pourquoi fichtre nous-a-t-on raconté un truc pareil dans un cours de politiques publiques. C'était simplement pour illustrer la théorie du path dependancy, à savoir que lorsque les politiques veulent réformer quelque chose (en fait, dès que n'importe qui veut faire une réforme), c'est tellement compliqué de tout recommencer du début qu'on préfère continuer dans la voie qui existe déjà, même si on sait que c'est beaucoup moins efficace et que ce serait plus intelligent de tout recommencer de zéro.

(Et tant que j'y suis, les 5 branches de la sécurité sociale sont : 1°) Maladie-maternité-invalidité-décès 2°) Vieillesse-survie 3°)accidents du travail et maladies professionnelles 4°)prestations familiales 5°) recouvrement (= la branche chargée de récupérer toutes les cotisations sociales et de les redistribuer aux autres branches ensuite). Cherchez pas le chômage, il n'y est pas, il est à part).

Comment ça, je profite du Defouloireuh pour réviser mes partiels ?!

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vendredi 11 janvier 2008

Atermoiements d'une empathique science palienne

J'ai un truc dans la vie : je suis très empathique, comme fille. En gros, ça veut dire que quand je lis / vois les malheurs des gens, je me mets à leur place et je perçois comment ils peuvent réagir face à ça, je comprends leur ressenti (enfin, je crois le comprendre...)

Et vous savez quoi ? L'empathie et les sciences politiques, ça ne fait pas bon ménage, ça vrille même le cerveau, dirais-je.

On mettra ça peut-être sur le compte de la fatigue, n'empêche, est-ce que vous trouvez normal que j'en sois presque à chialer quand j'apprends la mort de Hrant Dink, tellement je trouve ça triste? (journaliste turc d'origine arménienne assassiné en janvier 2007 (eh oui, il y a un an... on des vieux... bref).)
Ou que je m'enflamme contre le projet de loi interdisant la négation du génocide arménien (insupportable, ce truc, le pouvoir politique n'a pas à écrire l'histoire, et la France n'a pas à faire la police dans les affaires turques suite aux pressions des lobbys arméniens en France ! Grrr...) ?
Ou que je grince des dents dès que les Etats-Unis se mêlent de faire de l'Iran un Etat terroriste ? (je ne détaillerai pas plus avant, faut pas me lancer sur l'Iran, je suis fascinée par ce pays, donc je vais éviter de vous abreuver de ma fascination, ici en tout cas)

En fait, je crois que les études c'est mauvais : ça vous informe qu'on vous désinforme, ça vous procure un esprit critique et ça vous révolte encore plus contre la connerie humaine, alors que vous n'y pouvez fondamentalement rien. Je crois que c'est pour ça que j'aime l'histoire : au moins, je n'ai pas à y affronter mes contemporrains.


Une chose qui m'énerve, tant que j'en suis à évoquer sciences po, ce sont ces gens qui sont bien au chaud dans le truc, qui ont bossé pour décrocher le concours et qui, maintenant qu'ils y sont tapent sur l'institution, la dénigre et dénonce "l'esprit science po".
Ben justement, je crois que c'est très "esprit science po"(esprit science po spécial PES, dirais-je même), le ptit côté bobo bien intégré dans le système qui prétend le dénoncer. J'ai envie de leur gueuler : "ah tu ne veux pas y être ? Et ben vas-y, casse-toi, y'en a plein qui prendraient volontiers ta place !"
Sauf que non, ils ne veulent pas se casser justement. Et c'est là que ça devient très hypocrite. Parce que tout ça, ça ne les empêche pas de se dire que bon, s'ils avaient eu Paris, ils y seraient allés, et le jour des partiels, ils ont révisé car ils ont bien l'intention d'avoir leur année...

Ce que j'adore là-dedans, c'est que je me sens bien placée pour les critiquer. Ben oui, parce que quand on leur dit ce que je viens d'écrire, ils vous répondent qu'on se la pète et qu'on est élitiste. Personnellement, si j'y suis, c'est avant tout parce que c'est pluridiscplinaire et que j'aime les matières proposées. Honnêtement, strictement rien à foutre du prestige de l'institution, l'absence de Paris dans mon cv en témoignera. Je suppose que je ne suis pas la seule dans ce cas, mais je suppose aussi que ceux qui ouvrent le plus leur gueule à ce sujet ne sont pas les plus désintéressés.... Et ceux-là, je les supporte de moins en moins, pas plus en tout cas que les autres sciences paleurs qui se la pètent en clamant haut et fort que de toutes façons ils ne branlent rien (mon oeil !!!).

'Fin bon, voilà, désolée de vous abreuver de mes ressentiments science paliens, mais disons que lors de mon premier partiel, je me suis rendu compte que y'en avait beaucoup que je n'avais pas franchement envie de revoir. A quelques exceptions notables tout de même. Parce qu'on trouve des gens biens partout.

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lundi 3 décembre 2007

Lassitude

Ce message va être assez redondant par rapport au précédent (double poooooooost ! Baaaaah, caca !), mais en même temps, ma vie étudiante l'est pas mal en ce moment aussi.

Et ce soir, j'en ai marre.

De quoi, au juste ?

Ben de ça. Du bordel. Du fait qu'on est aujourd'hui dans une impasse que je voyais venir grosse comme une maison depuis le début.

En gros, je savais dès le début que commencer un mouvement par le blocage, ça ne pouvait mener qu'à des extrêmes et à rien de bien constructif, et ce qui m'énerve le plus là-dedans, c'est que j'ai eu raison. J'aurais préféré avoir tort.
Moralité, aujourd'hui, on se paie les CRS sur le campus, le directeur qui pète les plombs (il a fait ses excuses aujourd'hui, d'ailleurs. Une mise en scène formidable, j'avais jamais vu ça, avec les grands blancs melodramatiques, l'imitation du léger tremblotement de la voix entrecoupée par l'émotion, ah c'était beau, tout y était) et les anti-bloqueurs qui fracassent l'arcade sourcilière des bloqueurs ou mieux, qui applaudissent les CRS en train de matraquer leurs petits camarades.
C'est minable.

Tout ça pour un mouvement qui s'essouffle (si tant est qu'il n'ait jamais pris de souffle...), qui fait descendre moins de 1500 personnes dans la rue alors qu'on est bloqué depuis trois semaines (je cherche les 1900 personnes qui ont voté le blocage à l'AG... étant donné que tous les manifestants ne l'ont pas voté, j'en sais quelque chose).
Si encore, y'avait de l'espoir au bout... Mais là, le tunnel est bouché, il y a un mur au milieu et seules quelques personnes s'obstinent à y planter leurs ongles. Ils finiront par céder mais quand ? Et pour se retourner en disant "tout ça pour rien..." ?
...
Je ne souhaite ça à personne.

Et puis il y a ces AG qui n'en finissent pas, où ce sont toujours les mêmes qui parlent pour dire toujours les mêmes choses, les mêmes conneries. Aujourd'hui on a eu le droit à un mec qui a été coupé dans sa rhétorique "franchement vous trouvez vraiment que les cours importent à côté de ça" par un OUI général ; sa réaction a été : "ben alors on vous coupera la tête au moment de la révolution!". Je vais faire 1 boulet par camp : ça vaut celui qui nous balance que les blocages sont des OPA hostiles sur le bâtiment. Et ça, c'était en AG interne à Sciences po... j'ai voulu croire que les gens cogitaient un peu plus et avaient plus d'esprit critique sur les sujets politiques dans un IEP mais là, même moi, éternelle optimiste s'il en est, je désespère.

En fait, tout le monde en a marre, et ce dans les deux camps.

Bon, au moins j'ai eu cours un peu aujourd'hui (vu que les profs et les élèves étaient dans le bâtiment pour l'AG, ils auraient pu difficilement bloquer). Mais demain ? Et après-demain ? etc.

Ce serait tellement plus simple si le déblocage était voté... au moins, il y a un point sur lequel presque tout le monde est d'accord : ce mouvement a été particulièrement mal géré, tant par ses organisateurs que par l'administration. En fait c'est une catastrophe, surtout que ça va se finir par un écrasement devant Sarkozy, et ça, c'est pire que tout (enfin, cela n'engage que moi... mais je le pense très fort ! ). On me dira que je suis défaitiste et aujourd'hui, je le dis : oui, je suis défaitiste, mais on ne pourra pas nier que j'ai des arguments valables.

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jeudi 29 novembre 2007

Chronique d'un blocage ordinaire... ou pas

Note introductive qui n'a rien à voir : saviez-vous que le "ou pas", c'était grenoblois comme expression ? Je le conserve, je le cultive ! ... ou pas.


Bon ! (Pourquoi est-ce que je commence tous mes messages par bon ?) Bon, disais-je, ça fait quelques temps que je pensais vous entretenir de petites touches récoltées de ci de là concernant ma vie étudiante actuelle, quite inexistante si on se base sur le nombre d'heures de cours depuis 2 semaines, mais quand même (ça aussi c'est dauphinois... quand même, on n'est pas des quand même ! (et l'avantage de l'écrit, c'est qu'il masque ma déplorable absence de capacité à faire la diphtongue sur le "an", fille d'émigrée que je suis (enfin juste du père, je tiens à le préciser))).

D'abord, j'ai pensé à vous faire un post sur les perles entendues aux AG. C'est assez savoureux. Et puis j'ai eu la flemme de noter. Je me rappelle quand même avec bonheur ces petites touches de "Je trouve ça scandaleux, les gens qui se disent étudiants et qui sont contre le blocage" (le gus avait commencé par parler de démocratie avant ça et a ensuite fini par dire que en gros, si on était pour la loi LRU, on soutenait la politique impérialiste de Georges Bush) ou de "ouais ben moi je m'en fous d'abord, les bloqueurs c'est qu'une bande de branlots qui empêchent les autres de bosser, mais moi j'aurai mon année grâce à la prépa privée que je suis à côté". Ou encore, la nana qui commence par dire "je vous préviens que mes chers amis de l'UNI (syndicat étudiant à la botte de l'ump) me traitent de bolcho-trostkystes" et qui finit par "l'hiver sera rude... courage camarade !".

Donc c'est assez savoureux au début, mais au final, on entend 30 fois les mêmes choses et c'est un peu lassant. Y'a les gens qui disent des trucs bien, ceux qui sont à flinguer des deux côtés et voilà, en gros.

J'ai ensuite pensé hier à vous faire un compte-rendu de la manière dont on a voté en AG, c'était grandiose : les pour à gauche, les contre à droite. Moralité, les absentions, allez vous faire foutre, et combien de gens ont voté, ahahah, bonne question, tout y était pour que le résultat soit vachement légitime aux yeux de l'administration (et moi quand je propose le recensement des pours et des contres avec croix sur la carte d'étudiant comme ça on risque de pas de l'effacer (non parce que la semaine dernier on avait fait ça, mais la croix était sur la main et certains l'ont effacé. breeef), et donc quand je dis ça on me dit que oui mais c'est pas juste, y'a pas que les étudiants qui ont le droit de voter le blocage de la fac. Ah bon...).

Mais finalement, le bouquet est arrivé ce matin avec le pétage de cable de l'administration, et en particulier du directeur de l'IEP. C'était grandiose, et assez choquant il faut dire. En gros, depuis le début, M. Ihl refuse toute communication avec les étudiants, il veut que l'IEP organise sa propre AG mais nous refuse tout accès aux amphis pour ce faire. Et ce matin, il était décidé à faire reprendre les cours. Mais les bloqueurs étaient décidés à bloquer. Donc M.Ihl a littéralement pété les plombs, s'emparant d'une structure métallique de poubelle et se mettant à tabasser un des gugus. Puis il a demandé à la concierge de lâcher les chiens et a appelé les CRS, du jamais vu sur le campus depuis 68. Donc les CRS ont débarqué, ont fait dans la dentelle comme à leur habitude puis sont ensuite partis s'égayer gentiment sur le campus, et leur promenade bucolique les a amenés à se confronter à quelques étudiants qui papotaient gentiment devant les locaux de l'UPMF et en gros, les pompiers aussi ont été appelés au final. Enjoy.

C'est sur ces entrefaits que votre envoyée spéciale autoproclamée débarque à 10h30 sur le campus, et plus particulièrement à l'IEP qui était en plein bordel. Certains étaient en cours, ayant accepté d'y aller escortés par des CRS. Beaucoup d'autres étaient devant, et finalement, on n'a pas attendu la permission de M.Ihl et on a organisé une réunion interne dans un de nos amphis (non parce que dehors ça caillait quand même. Y'a pas à dire, rien de tel que le printemps naissant pour organiser un mouvement social... y compris pour ceux qui n'y prennent pas part activement, parce qu'on est quand même là à se peler le cul dans les AG). Même que j'ai pris la parole et que j'ai été vachement applaudie, z'avez vu la classe ?

Moralité, suis pas prête de reprendre les cours, vu que tant que y'aura des CRS, je refuse d'y mettre les pieds... Et tout ça, c'est très mauvais pour M. Ihl, s'il ne démissione pas sur ce coup, je me demande. Ca fait tâche, pour le directeur de campagne de Michel Destot quand même...

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samedi 13 octobre 2007

Ah, la France...

Non, sous cet intitulé, je ne vous parlerai pas politique, nationalisme stupide et autres bafouements éhontés de la démocratie que personne ne relève, non, non et non. Je vous parlerai en fait d'une de ces caractéristiques qui font de la France un pays dont on dit "non mais pff..." mais qui font aussi que cette France bordélique, on l'aime bien un peu quand même, et même si on est Anglais et que ce soir c'est rugby.

Je vais vous parler de communes. Pas de la Commune, mais des communes. Un soixanthuitard me sortirait probablement que c'est bien la même chose puisqu'en France, il y 36000 communes et que nous en sommes à la deuxième. Ce à quoi je lui répondrais qu'en fait, il y en exactement 36 782 actuellement. Ce qui constitue un joli record français, puisqu'il y a plus de communes en France que dans tout le reste de l'Europe réuni (Russie non compris, je crois, m'enfin quand même). Et encore, on régresse, on en avait 44 000 en 1789.

On a beau en avoir 36 782, il y a quand même certaines parties du territoire français qui ne comportent pas de communes, mes cocos. Ca ne vous étonnera pas si je vous dis qu'il s'agit des terres antarctiques et autsrales, genre Terre Adélie. Mais il y a aussi Wallis-et-Futuna, là bas, y'a pas de communes mais 3 royaumes. Cool, hein ?

Autre chose amusante : il existe des communes sans habitants. Voui voui, avec conseil municipal affrété par le Conseil général, et tout et tout... Là je vous sens perplexe, même si en tant que Français, les joies de l'administration, ça vous connaît. Que je vous essssplique : ce sont des communes qui ont été rasées pendant la première guerre mondiale car elles se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment, à savoir, le champ de bataille de Verdun . On les a donc érigées au statut de " communes mortes pour la France", et la Lorraine est chargée de gérer le symbole. L'histoire ne dit pas si les habitants, eux, ont survécu.

Et je finirai par, last but not least : des noms de bleds pourris :
Sabine m'en a donné deux, pendant le cours de droit où nous étudiâmes entre autres ce que je viens de vous décrire, à savoir : Gouise et Pouzy-Mésangy, des bleds de... l'Allier. N'en déplaise à Eru (et à Sab', aussi, quand même), ça sent bien sa campagne.
A part ça, j'ai l'honneur de vous donner le nom de bled le plus long de France ! Il s'agit de Saint-Rémi-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson, commune de la Marne qui comptait 592 habitants en 1999, soit 13.15 habitants par lettre.

C'est fou ce qu'on apprend en cours de droit, hein ?

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vendredi 28 septembre 2007

Cours d'économie politique

Texte écrit lundi dernier pendant mon cours d'économie :

Bon.
C'est pas tout mais qu'est-ce qu'on se fait chier. Suis actuellement en cours d'éco et c'est assez douloureux : ça fait 40 minutes qu'on est sur l'offre et la demande et apparemment, au bruit ambiant, je dirai que ça ne passionne pas les foules. Faut dire que 40 minutes de lapalissades débitées sur un ton monocorde, on a vu plus bandant. Exemple : "Alors pourquoi on l'appelle prix de satisfaction du marché ? Tout simplement parce qu'il satisfait tout le monde. Les vendeurs peuvent vendre autant qu'ils veulent et les acheteurs peuvent acheter comme ils veulent." Youpiiii.... D'ailleurs, l'amphi est plus dégarni que d'habitude. En même temps, comme dirait mon pote Benoît : "Nous faire ça un lundi matin... franchement...". Le seul truc bien dans cet amphi, c'est que Monsieur L**Z fait deux pauses.
De ma place, je vois et j'entends : -Bénédicte qui me dit qu'elle a encore des cartes à écrire
- Sabine, qui a renoncé à recopier l'énième graphique qui dit que quand les prix augmentent, y'a plus de gens qui veulent vendre, et moins de gens qui veulent acheter (car oui, c'est ce que nous faisons depuis... 50 minutes maintenant)
- Ségo, qui dit à Gaëlle que c'est horrible, Gaëlle qui lui demande qu'est-ce qui est horrible et Ségo qui lui répond que c'est le cours.
- Laurence, qui a flashé sur V.J, le (très) beau handballeur de troisième année et qui prend le tram C à Foch-Ferrié (Gaëlle l'a découvert ce matin, mais nous on le savait déjà, niark).
- Sylvain B., gus de ma classe, qui est sur msn depuis le début. Des smileys quite kitsh, de ce que j'en vois.
- Zoé, qui regarde un truc sur l'ordi de Pierre, et vu leurs tronches réjouies, je peux dire que ça doit concerner à peu près n'importe quoi excepté Monsieur L**z et sa statique comparative.

"Bien, on va faire une pause". Soupir de soulagement général.

Notez qu'il dit "bien", pas "bon". Et en plus, il n'a pas grand chose pour lui . Ok, il est plus charmant que ce cher quinquagénaire de Monsieur E., n'empêche que le Alain, il était plus passionant (et puis bon, les belles tronches, y'en a déjà dans l'amphi. Au fait, je vous ai déjà parlé du gus qui me fait penser à Flo ? Je vous assure, c'est assez perturbant d'avoir le sosie de son copain en cours. Enfin bon, y'a qu'un cours où il est avec moi, n'empêche, c'est perturbant. Cela dit il ne lui ressemble pas complètement non plus... Sa nuque est moins jolie. Breeeeeef.). Alain E., donc. Il était certes bien gentil de dire que tous les problèmes actuels, c'était la faute de la mondialisation (oui et maintenant que tu as dit ça, tu fais quoi ?), mais au moins il faisait vivre son cours et ne restait pas perché dans des théories néo-libérales sans prise concrète avec la réalité. Mais je m'emballe, je m'emballe, c'est le côté PES.

Allez, je préfère chambrer Gaëlle sur les résultats de l'OM en foot. Sachez qu'à côté de Gaëlle et Marseille, je ne suis moi-même pas du tout chauvine.

Mais n'oubliez pas : Grenoble, c'est mieux. L**z, c'est pire.

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vendredi 7 septembre 2007

Indeed, ça sent...

Ca sent même plus que fort, puisqu'hier, c'était ma pré-rentrée. J'ai donc remis les pieds dans ce cher Sciences Pal et j'ai retrouvé les gens, certains que je voulais voir, d'autres que je ne voulais pas voir. Mais nous ne citerons pas de nom ici, d'abord parce que ça vous ferait une belle jambe si vous ne les connaissez pas, ensuite parce que si vous êtes issus du groupe Science Pal, soit vous savez à qui je fais allusion, soit vous ne le savez pas et ce n'est pas plus mal, pas besoin de mon aide pour que vous aussi, vous ayiez vos têtes à éviter. Breeeeeeeef.

Donc, cette pré-rentrée. D'abord, les inscriptions pédagogiques. Terme pompeux désignant la procédure consistant à remplir 3 papiers où vous dites que vous vous appelez C.B., que vous êtes en 2ème année section PES et que vous faites anglais-allemand. Yeeah. Et on en profite pour passer la tête dans l'amphi où se tient la réunion des premières années, histoire de voir la tête des nouveau bizuts (mais ceci est un pléonasme) et leurs mous dubitatives devant l'enthousiasme des anciens à la simple évocation des beuveries BDE et de notre victoire au Crit' (ouuééééééééééééééééééééééééééééééé!!!!!!). Peuvent pas comprendre, sont pas encore intégrés, mais ça ne saurait tarder...

L'aprem, c'était le tour de ma réunion et c'était fort chiant. On a d'abord eu le droit au prof de sport, le plus populaire de l'établissement, je crois (ça tient peut-être aussi au fait qu'au final, peu l'ont vraiment en prof, et qu'il est associé irrémédiablement au criiiiit) qui a nous a dit en gros les mêmes choses que l'an dernier. Puis au discours de Olivier I., directeur de l'établissement qui nous a vanté les mérites de sa belle maison et nous a dit que l'objectif de cette belle maison n'était pas tant de nous inculquer des savoirs "oui, bon c'est important mais ce n'est pas essentiel" que des valeurs. Et de décliner lesdites valeurs (pour votre gouverne : esprit d'équipe, ambition, esprit critique et je ne sais déjà plus le reste). Et moi d'admirer la rhétorique d'un discours qui parvient à vous dire à la fois qu'on va vous formater mais que vous devez faire preuve d'esprit critique. Ca n'a pas l'air gagné...

Ensuite, c'était le pompom, en la personne du président de l'association des anciens élèves qui nous a dit en gros qu'on avait intérêt à se constituer un réseau dès maintenant si on comptait trouver du boulot un jour (un réseau au sein de sciences po, hein, on ne va pas non plus en sortir... c'est la pègre faqueuse dehors, nous somme cernés sur le campus...) et qui nous a aussi dit texto : "Sciences Po, c'est une véritable agence matrimoniale, nous avons 300 couples mariés parmi les anciens élèves" Et de conclure par un sourire entendu genre "alors, lancez-vous dès maintenant !". Tabadam

Après ce grand moment corporatiste, ce fut au tour de la directrice des études de nous rappeler les règles élémentaires et de commencer à disserter sur les années futures et sur comment on fera quand on devra choisir son master. Mais euuuh, on n'est que en 2ème année... Et après nous avoir dit "donc faut se construire un parcours cohérent pour décrocher ce qu'on veut en master" (ce qui n'est pas faux, au demeurant...), elle rajoute "mais si vous ne savez pas encore ce que vous voulez faire, ce n'est pas grave hein !" (ouais, n'empêche que si j'hésite entre 2 trucs qu'ont pas grand chose à voir, je fais quoi, le grand écart pendant 2 ans ? Coool... Et ben non, puisque c'est comme ça, je ferai ce qui me plait, et toc)

Je profite de ce post édifiant pour adresser une petite pensée tout particulière à Claire : Pas trop frisquet, le temps lyonnais en ce moment ? Au vue du temps grenoblois, je doute... :-S

Et j'en profite aussi pour vous dire que j'ai publié un autre post aujourd'hui mais qu'il est plus bas, parce que j'avais commencé à l'écrire il y a quelques temps. Enjoy... (ou pas, parce que ça n'a pas grand chose de passionant, et en plus, c'est long ; (je crois que là, Guillaume me dirait que question marketing, j'ai des progrès à faire...))

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mardi 1 mai 2007

Florilège révisionnesque

Extrait de choix du cours de géopolitique :
Définition de "territoire" : un espace matériel, ou immatériel, réel, ou imaginaire, approprié par un être vivant, ou plusieurs.

En gros : demmerdez-vous.

Et sinon, quel est le pays selon vous qui détient la première flotte commerciale du monde ?

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dimanche 15 avril 2007

Question de vocabulaire

Car "lux fuit" il y a quelques jours : pourquoi pas "un science-potier" ?


(Bien sûr elle aurait pu mettre sa connerie gentiment dans les commentaires, discrètement, humblement, mais évidemment, il faut que tout le monde y assiste hein...Tsss....)

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vendredi 6 avril 2007

Un Science Pal, des Sciences Po

Truputu nununu...

Comment gazouillez-vous mes chers compatriotes ? Moi ça va plutôt bien ma foi, ai liquidé le partiel de vie politique, donc c'est cool. Me suis lancé dedans dans une analyse de l'affiche de M-G Buffet (prononcez à l'anglaise, c'est tellement plus new age, un Parti Communiste à l'anglaise). Cool. Ouais, je sais. Et même que mercredi, on a voté. Y'avait un scrutin de paille organisé par le BDE. Ah, c'est qu'il est choupi ce BDE. Il a décidé de vous intégrer dans la Big Family, il ne néglige rien. Pas même le prix des conso au Sono. Là, je contenterai de citer quelqu'un de ma connaissance : "Quoi, un sono pas open bar, mais c'est pas un sono!". Je parle d'un connaisseur en matière de soirées étudiantes. C'est que j'ai des relations...

Donc le BDE. Ce qui est marrant, ce sont les gens qui gravitent autour espérant gagner en relations et donc en amis (haha). Et qui prennent des airs très intéressés quand ils vous croisent dans le tram et vous causent, mais encore plus quand ils vous croisent dans le tram mais qu'ils sont avec leurs amis BDE et donc ne vous causent pas, mais jettent quelques coups d'oeil en votre direction de temps à autre pour voir si leur intégration vous émeut. Ce sont les amis de tout le monde, surtout quand tout le monde a les devoirs pour le lendemain. Suivant...

Sciences Pal, ce sont aussi tous ces gens qui se veulent comme tout le monde, et qui vous le prouve en dégueulant dans le bus lors du trajet de retour tellement ils se sont cuités. Mais qui sont là le lendemain en cours. (Bien la preuve qu'ils sont pas comme tout le monde...)
Ca pullule de bobos, Sciences Pal. Ces gens qui se disent très ouverts mais qui sont en fait particulièrement sectaires, et ces gens qui vous disent "ah non mais moi chuis complètement anti-parisienne dans l'esprit" mais qui vous traite de folle quand vous leur dites que vous avez refusé Paris, justement. Mes préférés...

Enfin bon, ce n'est pas que ça non plus, hein. Et c'est sympathique un science paleur, mine de rien, si on enlève quelques engences.

Et Sciences Pal, c'est le crit'. Et rien que pour ça, chuis contente d'avoir réussi le concours mes enfants, parce que ça vaut son pesant de cacahuètes.
Admirez un peu la finesse lilloise par là
Un panorama supporting par ici

Bon, allez, J'y go, d'agnal.

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