jeudi 30 juillet 2009

Charnière

Et je ne veux pas parler de bricolage...(pas trop déçus ?)
Mais plutôt du temps. Du temps qui passe, mais qui ne coule aussi fluidement qu'on voudrait le dire, mais avec des articulations, des coudes...
Or il me semble que nous voici à une de ces arrêtes, "qu'une page se tourne" comme on dit : plus aucune des Défouloiristes ne se trouvera plus à Grenoble à la rentrée, voilà qui confirme géographiquement que le temps du lycée, contexte de naissance et d'existence du Défouloireuh version papier, est désormais bien loin...(ne parlons même pas des travaux de démollition qui ne devraient pas tarder à débuter...)
Pas étonnant qu'il meure à petit feu, inadapté il ne pouvait plus que s'éteindre, c'est pas moi, c'est Darwin...
Plus trop de besoin de "défoulage", la fougue de la jeeeuuunesse s'estompe, et puis il devient dur de saisir le ton, j'ai presque envie de dire la "ligne éditoriale" maintenant qu'on ne se fréquente plus aussi assidûment, il y a moins d'évidence...C'est plus devenu un moyen de garder le contact, de donner des nouvelles...mais en demeurant un espace commun, il y a quelques scrupules à y étaler des choses qui sont trop typiquement "sa vie", pas envie de donner l'impression de tirer la couverture à soi...

Mais il me semble qu'il ne faut pas non plus trop vite apprêter l'urne pour en recueillir les cendres, à mon avis il peut en renaître bien des choses...En effet, l'an prochain, entre Kro en Norvège et Nouille chez les British, il me semble qu'il y a bien là de quoi nourrir un blog...Et puis on peut aussi avoir les fabuleuses aventures de Froddy et mon propre self à Paris. Renaissance des cendres mais aussi dispersion, donc...Plein de bébés phénix ?

Qu'en dîtes-vous ?


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dimanche 14 juin 2009

Oh Red, thought she was dead

Puisque tout le monde (c’est-à-dire toutes les autres sauf moi) y sont allées de leur post ces derniers temps, soyons un peu bien pensants, discrimination positive, et respectons les minorités colorimétriquement visibles de ce blog. Du orange, du bleu, du violet, au tour du rouge.

Bon.


Sauf que le rouge...

Eh bien rouge il dirait bien que, justement, il y est, dans le rouge...

A partir de demain : ma dernière semaine complète de khâgne, la fin d’un cycle bien court (3 ans) mais si dense dans si petite vie...Et dire que tout ça, cet énorme truc, ce gros morceau, il va falloir, vaille que vaille, le réduire à la taille du souvenir, tout rentrer ce gros lycées, ses professeurs et ses platanes dans mon seul petit cerveau, l’assimiler, le digérer...

Et pourtant on ne me laisse pas le temps de mâcher. Car si dernière semaine, c’est parce que résultats mardi 23. Résultat d’admissibilité entendons-nous bien, c’est-à-dire ceux qui me diront si je dois réclamer ma glace à la chiale chez Deggen Hasz (mon lot de consolation fixé par le palmarès officiel du Fond de Khâgne) ou bien me ruer sur le site de la sneuceufeu pour acquérir un billet de TGV à moindre exorbitance pour continuer mes folles aventures à Peuris, à l’internat de l’Ecole, en compagnie de mes camarades élus.

Je ne vous cacherai donc pas que la pression commence à se faire légèrement sentir...
Mais le travail avance. En histoire la pile “poly à lire” commence à perdre du chemin face à celle au nom si évocateur de “poly lus” (pas une île du Pacifique ça, Polilu ?), je rêve parfois que je suis Israël ou la bande de Gaza mais maintenant ça devrait aller mieux, je me suis plongée dans le communisme. J’ai même plutôt réussi une colle absconse sur “les élargissements dans la construction européenne” (c’était ça ou “le nucléaire dans les relations internationales”). Et puis sinon ça planche (c’est à dire que ça colle en public), ça écoute celles des autres, ça pige des trucs, encore, ce qui est bien...

Mais ça a l’esprit un peu pris, voyez vous....


Mais puisqu’il s’agit d’un défouloir, n’est-ce pas...


P.S : pour les coups de fils éventuellements fébriles du 23, vous pouvez attendre la fin d’après midi, avant ça ne servira à rien...
P.S.2 : j'ai pas tout compris comment on exportait un mini lecteur deezer...

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vendredi 1 mai 2009

Nostalgie anticipée

(La jolie expression n'est pas de moi mais de Cali [clic], qui fait beaucoup de choses jolies et bien et même si c'est pas de ça que je voulais parler, ça peut pas faire de mal d'aller voir)
Voici désormais ce qu'on peut voir au coin de la rue des Eaux Claires : On avait toujours rêvé de le faire, et maintenant qu'on va vraiment nous le faire sauter...
Ça sonne un peu "Démolition totale de votre passé en trois phases", non ?

Et voilà ce qui va pousser à la place :

Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?

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mercredi 15 avril 2009

Gnut

(Parce qu'il faut bien écrire quelque chose...)
Bon, comme je vois que tous les blogs de khâgneux - ouais, c'est la honte, je cherche les blogs de mes petits camarades sur internet, pas beau voyeurisme -* tout le monde dit qu'il révise, je suppose que moi aussi je dois dire que je révise.
Alors voilà :
je révise.

Pour ceux que ça intéresse, la saison deux (le bis repetita de ça) c'est jeudi prochain, c'est-à-dire le 22.

Et pour ceux qui seraient déçus : ben non je stresse pas, ben non je deviens pas folle à force de me farcir de dates, ben non je fais pas que de l'histoire (le grec c'est tellement mieux...)(je vous ai déjà fait le dithyrambe de ma joie future, sonnez carillons, sonnez trompettes, quand j'aurai arrêté le grec ?) (ben voilà).
J'attends juste jeudi, toujours aussi étonnée qu'il suffise que des jours passent, que des heures qui s'égrennent, une à une, identiques, pour arriver à ce genre d'événement si important, qu'il n'y ait rien d'autre à faire et que le temps ne change pas de nature à l'approche de ce genre de "chose"...


Voilà.
Sinon vous ?





*M'en fous, me suis désinscrite de Facebook, j'ai de la grandeur morale à revendre, je peux me le permettre. Et surtout on peut rien me dire. Si on est sur Facebook.
D'ailleurs de toutes façons je recommencerai pas, c'était beaucoup trop déprimant.

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dimanche 15 février 2009

Hooga chaka

Pour compléter la brillante collection entamée par Kro :

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mardi 10 février 2009

Insérer ici les manifestations d'enthousiasme appropriées

Pour ceux qui auraient perdu la foi, je le confirme : I'm not dead. Ou plutôt я не умерла, "comme on dit dans ma langue" (et pour reprendre l'expression ma prof qui n'est de grec que par nécessité quand elle nous parle en latin).
Je n'étais pas dead du tout d'ailleurs, plutôt très active. Là-bas dedans, là-haut, ça s'agite même pas mal de la cellule grise, même si le contenant n'est pas très remué. Entre deux rues à Lyon, puis le train, tunnel de temps et non d'espace en cette nuit d'hiver, puis Grenoble, mais guère le temps de sortir des ornières ordinaires.
Ça donne l'impression de bouillir dans quelque chose qui s'amincit, s'assouplit et s'élime, mais c'est pas grave, on s'en occupera plus tard de cette enveloppe. Pour l'instant, faut que ça chauffe, que ça tourne, vite et bien.

Dernière ligne droite !
Enfin, il va se passer quelque chose pour de vrai...

Pour les vacances : une dissert' de lettres, un exposé de philo à préparer ("Faire une expérience"), une version de russe assortie d'un commentaire, une version de latin, une de grec (vous prendrez bien une petite interro de grammaire pour aller avec ? Y a un peu plus d'adverbes, je vous le laisse ?) et puis des pronostics à faire en histoire sur les sujets qu'on sent tomber, qu'on voudrait surtout pas qu'ils tombent, ceux qu'on aimerait revoir...Toutes les matières à bosser donc. C'est bien, ça empêche l'attention de se détendre. Les jambes et les mains au contact, hein Froddy ! Regarde loin derrière, si tu veux que ça passe, faut y croire, faut te voir derrière. Tout ça c'est pareil au fond...
Le tout baigné dans une ambiance de Céline (dernière oeuvre au progamme en option lettres modernes, ça souffle un peu après Saint Simon, mais quel pied en même temps, ce que ce type arrive à faire avec des mots !), de russe plein la tête puisque je dois en écrire pour l'épreuve de commentaire et que ça commence à venir de mieux en mieux, encore Les Grands Chemins de Giono qui tournent en fond (je le dis comme ça l'air de rien, mais c'est pour le conseiller sans avoir l'air d'y toucher...) avec l'Etrange Histoire de Benjamin Button (dont le hasard a voulu que je lise la nouvelle quelques seulement avant que la sortie du film ne soit annoncée), qui est le film le plus mru que j'ai vu au cinéma depuis longtemps.
Et puis comme chez tout le monde, il y a l'hiver qui s'exaspère, les oiseaux qui se remettent à mettre du bruit dans ce fond blanc de moins en moins uniforme, si on y prête un peu le sixième sens, on s'imagine, on sent, la sève qui remonte les troncs encore gris...Et pas que chez les platanes.

Enfin voilà, je ne suis pas morte.
Au contraire ?

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jeudi 1 janvier 2009

N'année !

Réjouissez-vous, 2009 commence bien :
Je n'ai plus de voix. :)

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dimanche 16 novembre 2008

Fait divers

Un drame a frappé le Lycée du Parc ce vendredi.
Alors que tout semblait normal, que chacun vaquait à ses occupations de tous les jours, l'insoutenable se passait dans l'indifférence totale.
On savait peu de chose de la victime, mais il semblait que c'était une personne normale, sans problèmes.
Pourtant l'autre jour, sans en avertir personne, elle a fait le grand saut...
(Attention, les images qui vont suivre peuvent choquer les plus jeunes)

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dimanche 26 octobre 2008

C'est l'automne !

Je sais vous savez.
Mais du coup ça veut dire que la cour du lycée elle est pleine de feuilles. Rapport à ce qu'elle aussi pleine de platanes. La cour.
Du coup c'est chouette parce qu'on peut un peu folâtrer dans les tas en faisant "frssh frsssh" avec le bas de la jupe. On a un peu moins l'impression qu'on traverse la cour pour aller de son cours de philo à son cours de lettres comme ça.
Apparemment ça n'amuse pas que moi parce que l'autre jour le vent a eu l'idée de coincer une feuille dans le filet de volley (qui est tendu en travers de la cour. C'est un test pour voir si on est réveillé le matin quand on va prendre son petit déjeuner au self.) J'ai trouvé le concept intéressant et j'y ai ajouté celle que j'avais déjà ramassée parce que je la trouvais jolie.
Un collègue est arrivé, a vu les deux feuilles, a demandé ce qui se passait et si je comptais remplir tout le filet comme ça.
"Ben allez, c'est parti !"
Quand notre professeur de latin est arrivée pour le cours de 13h et a vu une joyeuse bande d'une demie douzaine de ses élèves fort affairés à tresser le filet de feuilles, elle a donné à notre happening la dimension engagée qui lui manquait "En somme, les khâgneux préfère l'art au sport, c'est ça ?"

Ce qui est dommage c'est qu'à 14h quand j'ai pu prendre la photo, l'oeuvre éphémère s'était déjà un peu délitée.

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dimanche 12 octobre 2008

*Gros bruit du mec qui respire un grand coup avant de reprendre son crawl*

Pffffioooouuuu !!
C'est pas pour dire les mecs, mais ça fait quand même un sacré bail que ça végète ici (non Froddy, il n'y a aucun mauvais jeu de mots méprisant sur tes nobles études de jardinage).

Moi j'ai des excuses (je dis ça parce que Nouïlle non), j'ai - encore, je sais - pas le temps. C'est à dire que de temps en temps j'essaie d'aller un peu sur internet mais une fois que j'ai regardé mon mail : "Iiiik ! Ma version grecque ! / Mon thème latin ! / Mes révisions d'histoire ! / Mon plan de commentaire en russe !" (ne rayez pas les mentions, il y en a toujours une au moins qui est d'actualité).

Par ailleurs ça n'aide pas à avoir grand chose à dire : la prépa prépate, c'est à dire que la rentrée et ses notes pourries rappellent à quel point on est nul dès qu'on prend des vacances (c'est ma prof de grec qui dit qu'elle a toujours trouvé que les vacances nous étaient avant tout néfastes et qu'il lui faut toujours deux semaines après la rentrée pour nous remettre un peu d'aplomb de telle sorte qu'elle était inquiète de ce que le concours de l'an dernier tombe si tôt après les vacances de Pâques : "Quoi, une semaine et demie ??! Mais j'aurai jamais le temps de vous récupérer moi !"), que les profs nous rappellent gentiment et en permanence quel est notre sacerdoce et comment on doit se dévouer nuit et jour à la préparation du sacro-saint Concours de Là-Bas (ne blasphémons point le nom de la Sainte Scola...) en "travaillant même quand on ne travaille pas", que peu à peu les discussions présentent une occurrence de plus en plus forte de termes comme "antonomase" ou "clausule métrique" ou de questions comme "oui mais l'amendement de la loi du 31 mai 1850...?" ou "Mais t'es sûr que le comtisme est un scientisme ?".

Dernière année de khâgne (cette fois il n'y a pas d'alternative), je fais peut-être encore plus attention qu'avant à ce que ça signifie, à ce qui fait la particularité de ce petit univers, à ce qui le rend aussi attachant qu'il est parfois détestable...


Quoi qu'il en soit, je manque donc un peu de temps - et puis de choses à dire aussi, il faut avouer - vu que je ne rentre à Grenoble que toutes les trois semaines environ et que mon emploi du temps à Lyon est assez, comment dire...condensé.


Du coup, comme il faut bien mettre quelque chose, je vous mets une photo d'une plante toute marsupiliamiesque (à mon sens) sortie tout droit d'une des serres du Parc de la Tête d'Or.

Voilà, comme ça vous pourrez pas dire que je pense pas à vous !

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mardi 26 août 2008

Tant qu'on y est...

Puisque Nouïlle nous a mis un petit coup de revival 80's, je me permets de vous faire partager ce grand moment de bonheur que sont les clips de Niagara.


Tchiki Boum


Je dois m'en aller

L'amour à la plage

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samedi 23 août 2008

Interlude ludique

Un Papou est caché dans l'image, sauras-tu le retrouver ?


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mardi 5 août 2008

Gastronomie

Parce que ça commençait à bien faire les trucs de débutants genre je fais un plat et puis ouh la la, c'est déjà bien comme ça, au dodo maintenant ou bien un brownie et au lit, avec Froddy on a décidé de prendre les choses en main et sérieusement et de faire un VRAI repas, avec un menu et tout et tout. Qui serait bon même.
Ce qui donne :

***
Tartare de fraicheur chevretine

Alias : tartare de concombre au chèvre frais

***
Fagotins de verdure et son canotier mellifluent

Alias : fagots de haricots verts au lard et magret de canard au miel

***
Ici, un Saint Félicien que la pudeur (ainsi que la volatilité de la substance) nous interdit de prendre en photo

***
Amanite inversée
Alias : tiramisu aux fruits rouges




Prière de ne pas baver sur vos écrans, merci.

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samedi 2 août 2008

Souvenez vous...

Une fois n'est pas coutume, je rangeais ma chambre. Je réalise cette corvée par petite étape histoire de ne pas me traumatiser. Là n'est pas la chose.
J'ai donc trouvé dans ce fatras ce cadavre exquis réalisé par Kro et la Salamandre pour mes 15 ans je crois.
Recueillons nous ici.
A la mémoire des innocents qu'elles ont dû coincer pour qu'ils signent cette offrande (pas tous j'espère...).


Mais tout de même :
Merci.

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lundi 28 juillet 2008

Noms de bleds pourris...

Petit cru du jour (on remercie bien fort le tracker) : Mouilleron-en-pareds
Si quelqu'un sait comment ça se prononce...

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vendredi 18 juillet 2008

Bon bon bon...

Si on peut plus innocemment ne rien foutre sous prétexte que personne est là pour surveiller...Et puis d'abord c'est même pas vrai d'abord que j'ai rien foutu : je voulais même poster une photo de ma chambre qui aurait fait pousser des cris d'apoplexie (bien sûr qu'on crie quand on apoplexe allons)(je le sais, c'est tout) à ceux qui savent à quoi ressemble normalement ma chambre (c'est-à-dire à rien) mais bon entre temps il y a eu colonisation un peu alors une autre fois....


Mais puisqu'apparemment il faut poster, je vais m'exécuter et avouer ma dernière quicherie (ou the défouloireuh et sa fonction expiatoire...).

J'étais chez mon Papa, on discutait tranquillement de l'abbé Girard et de sa Justesse de la Langue (oui parce que nous sommes très cultivés mon père et moi-anh)* quand soudain il me dit : "Tu veux un objet inutile ?". Alors moi, obligé, je réponds que oui ! Il part dans la cuisine et revient avec un petit cadenas miteux de valise assorti de ses clefs. Le genre que tu peux ouvrir avec une épingle à cheveux cassée ou couper avec des ciseaux de cuisine un peu...Inutile au possible donc, en effet. Ravie, je me saisis de l'objet et commence à faire mumuse avec tandis que l'on continue notre édifiante discussion (qui avait sans doute dévié sur les nouveaux TER ousqu'on-peut-pas-mettre-ses-bagages ou alors sur la pertinence de l'ail en chemise dans la ratatouille).
Mais soudain, j'interromps la conversation : "Papa, je crois que j'ai fait une bêtise..."


*Cela dit si je le cite c'est pas seulement pour faire ma maline : je dis pas que c'est un bouquin qui passionnera tout le monde mais c'est un délice pour les curieux/amoureux de la langue (comme on dit dans les critiques). Le "concept" (comme on dit quand on est Kro) c'est une espèce de "contre-dictionnaire des synonymes" : exposer les nuances qu'il y a entre les mots "qui passent pour synonymes". Un délice d'esprit ! Je vous cite le dernier article pour illustration :


Utilité, profit, avantage
L'utilité naît du service qu'on tire des choses ; le profit naît du gain qu'elles apportent : et l'avantage naît de l'honneur ou de la commodité qu'on trouve dans l'usage qu'on en fait.
Un meuble a son utilité : une terre apporte du profit : une grande maison a son avantage.
L'argent est utile dans le ménage, il y sert : il est profitable dans le commerce ; il y multiplie : et il est avantageux dans les affaires ; il en facilite le succès.
Je souhaite que tout ce que je viens d'écrire soit utile au lecteur ; qu'il fasse le profit du libraire ; et qu'il procure des avantage à l'auteur.

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dimanche 29 juin 2008

Dans quel monde vit-on !

Moi j'aime pas le sport.
Je veux dire moi, le premier sport que j'ai fait, c'était à l'école.
Du coup moi j'aime pas le sport.

Le sport c'est porter des fringues moches, que tu ressembles forcément à rien dedans, que tu voulais pas, que déjà devoir les acheter c'est presque autant le calvaire que de devoir s'en servir, pour faire des singeries avec d'autres gugusses sapés pareil dans une salle peinte en orange-oubliée-même-plus-moisie-mais-desséchée, avec un sol qui fait grouic grouic sous les baskets mais que c'est pas pour ça qu'il fait pas mal quand tu te rétames parce que le gros bourrin du lot n'a pas calculé ton interférence sur la trajectoire lui-cage de handball, parce que si ça attrape le caoutchouc des semelles, ça attrape aussi la peau, et que quand tu es en train de sautiller niaisement et vainement sur place pour t'échauffer les triceps (ou imiter le dytique à l'agonie ou en overdose de cocaïne, je sais pas trop, j'ai jamais bien compris le but de la manœuvre) encouragé même pas sincèrement par une gourdasse ou un crétin qui lui aussi est "en tenue" mais qui lui ne fout rien, et que soudain tu prends du recul avec tes neurones qui n'ont pas encore fondu ou qui ne sont pas noyés dans la sueur et tu te vois, toi et les autres dytiques tu te dis "Imagine, là, les extra-terrestres ils débarquent. Trop la honte."
Qui a jamais pensé que le sport nuisait à notre image intergalactique hein !

Le sport c'est nul, le sport ça craint, le sport j'aime pas, voilà.

***

Du coup, moi, forcément quand ma mère, ma propre mère, qui a à peu près les mêmes principes de communication intergalactique que moi, a acheté ça :


j'ai d'abord ricané jaune, vous pensez bien !
Sous la pression familiale j'ai fini par monter sur la chose, faire deux ou trois jeux crétins, sans enthousiasme, et quand on m'a poussée à faire deux trois trucs "sérieux" type gym-yoga, je suis descendue illico de l'instrument de torture : les "Tendez bien les bras. Vous devez sentir vos muscles des hanches qui tirent"
(Moi qui avait toujours cru que les hanches étaient des articulations, je tombai des nues !) poliment indiqués par la douce voix du coach en pixels m'ont fait remonter à la gorge tous ces souvenirs de grouic grouic, dytique et compagnie.
J'ai cru que j'étais sauvée, que j'avais su rester le dernier bastion de la raison dans cette famille de dégénérés où les gens se mettaient à faire du jogging à deux sur place devant la télé.

J'avoue, je fus naïve ou alors je sous-estimai la dangerosité et la fourbitude de la chose...

Je pense que ce qui m'a perdue, c'est l'existence de tableaux de hi-scores.
Ça a dû titiller en moi cet instinct du record, cette hargne, cette pulsion primale qui pousse à négliger et transcender tous les besoins vitaux, à se faire péter les nerfs, les yeux, le dos, à se faire des ampoules aux doigts à force de tapotis frénétiques (mes oncles qui ont le même instinct ont réellement eu des ampoules aux doigts pour cette raison. Ce qui ne les empêchait pas de continuer leurs jeux olympiques de game boy avec des torchons autour du pouce) pour mettre son score, avoir son nom, laisser la marque de sa glorieuse victoire, la trace de son affirmation sur le réel, avec le plus de zéros possible, dans la grille des hi-scores du tétris.
Ou de n'importe quel jeu débile de portable, du moment qu'il y a des hi-scores.
Donc, bon, du coup, même sur la wii-fit...Et comme ces sadiques ont mis des hi-score même sur les exercices de gym ou de yoga...
Mais je vous arrête tout de suite ! Avant qu'il n'y ait des déviances et des tentatives de diffamation, je jure que je n'ai jamais pratiqué le footing de salon ! En règle générale je ne touche pas à ce qui est "aérobic" et qui sous-titre d'un air qui se veut prometteur "brûlez des calories en vous amusant !". Mes calories sont beaucoup trop précieuses, que personne n'y touche ! (Pour information, la même wii-fit m'indique régulièrement que je suis en sous poids...Pour 42kg et demis, je trouve qu'elle exagère ! )(Non ?)
Mais voilà, j'avoue qu'en se débrouillant bien, on peut me surprendre en train de me tenir dans la même position que la dame verte de l'emballage devant une télé...(Je dis "en se débrouillant bien" parce que celle là ça va encore, y en a d'autres qui font bien trop pitié à voir, une fois réalisées par moi...)

Mais ça encore ça allait ! Enfin ça irait encore quoi !
Le problème c'est que ça commence à gravement nous atteindre, ma mère et moi (oui parce que c'est quand même aussi un peu de sa faute : c'est elle qui s'efforce de me vider de la grille du jeu de foot en ne faisant que des parfaits...). Notamment à cause de la coach.
Déjà on lui a donné un nom. Bon c'est pas un nom très gentil donc c'est encore avouable : Madame Demie-Patate. Je ne dirai pourquoi qu'à ceux que ça intéresse vraiment. (Parce que la raison est déjà un peu moins avouable...)
Ensuite y a eu cette fois où on a allumé et où on s'est dit "Attends, on est complètement barjos ou bien elle a les cheveux qui ont poussé ??". Cette angoisse nous étreignit longtemps, jusqu'à ce que je reçusse (mais si mais si, c'est tout à fait correct !), à l'internat, ce mail dont l'objet devait être à peu près : "urgentissime !!!" et qui disait "Pour Madame Demie-Patate : c'est pas qu'ils ont poussé, c'est juste que d'habitude elle les attache".
Ça fait déjà un peu peur, mais c'est rien à côté de ce qui m'est arrivé ce matin...
Privée de Demie-Patate depuis une vingtaine de jours, c'est toute guillerette que j'allume la bestiole dans l'optique de pouvoir gaiment l'insulter quand elle dirait "vous sentez vos muscles intercostaux qui se contractent ?" alors que moi j'aurais juste l'impression que mes bras mes jambes et mon dos vont mourir. Je lance le premier exercice et qu'est-ce que je vois t'y donc pas ? Non pas Madame Demie-Patate, mais Monsieur Patate (qui est insupportable, je veux pas lui parler). Outrée, je claque la porte du menu en appuyant rageusement sur B et me précipite sur les options et sur "entraineurs". S'affiche le message qui me fait toujours marrer par son involontaire hermétisme "vous avez choisi une femme". Je retourne au yoga. Et là, qu'est-ce qu'elle me dit ? "Excusez-moi, j'ai veillé très tard hier" avec l'air vaguement emmerdé du type qui s'est pas couché tard parce qu'il arrivait pas à décrocher de la Critique de la Raison Pure, genre. Elle a enchaîné sur un petit laïus sur les conséquences du manque de sommeil sur la santé, mais je n'écoutais déjà plus, j'étais trop abasourdie.

Non mais vous vous rendez compte de combien est tordu l'esprit des mecs qui ont programmé ça ??
Déjà fallait voir sa gueule, à Demie Patate. C'était typiquement l'air mi-embarassé mi-déterminé de celui qui ne fait jamais un écart mais qui a quand même droit à une vie sociale et dont le sens du devoir seul a le droit de lui faire des reproches. Et puis le petit truc un peu sérieux juste après l'aveu, trop ça ! La nana qui fait son autocritique et qui en même temps t'empêche de la critiquer en se posant malgré tout en exemple et qui recadre aussitôt son rôle de "supérieur". Comme les vraies !
Mais alors surtout, il fallait voir la mienne ! D'un coup, cette nana de pixels me semblait "vraiment vraie" comme on dit (d'autant qu'elle avait les cheveux détachés) et je me suis mise à imaginer ce qu'elle pouvait être comme fille en dehors de ses cours, ce qu'elle avait comme amis, quel rôle est-ce qu'elle pouvait tenir dans un groupe (je l'imagine assez timide mais néanmoins posée...) à quoi ça pouvait ressembler sa soirée...


Attends mais c'est vachement dangereux pour mon psychisme moi hein !





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samedi 28 juin 2008

Branle-bas de combat !

L'heure est putain de grave et solennelle velu :

Nous ne sommes plus les premiers sur les pâquerettes !!

Pourquoi, pourquoi ??? Tous nos chiffres d'affluence qui s'effondrent !

Ils ont dû découvrir la supercherie...Bouh Froddy, honte à toi ! La vérité éclate au grand jour et ton imposture avec ! Ah ah ah !
Cela dit c'est quand même une adresse qui n'a toujours rien à voir avec celle de l'image qui est affichée dessous...
Vous croyez qu'on les défie en duel ?


_______________

Sinon je commence à croire que mon nom a un problème avec les listes : autant j'ai eu mon nom sur celle des admissibles d'un concours que je n'ai pas passé, autant quand je suis sous-admissible pour de vrai (oui je sais, c'est un peu la honte le sous-admissible mais pour vous faire comprendre : ça veut dire que j'ai les honneurs [si si] et les vacances, c'est-à-dire pas d'oraux !!) là on me met pas !


[ceci est était une subtile façon de vous faire savoir les résultats de mon concours...]

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samedi 14 juin 2008

Touchée par la grâce

Alors voilà : j'étais bêtement à ne rien foutre, le cerveau absolument libre de toute pensée parasite (non, je ne lisais pourtant pas G******), quand soudain, comme vous apparaît parfois d'un coup d'un seul la solution d'un problème qui marinait depuis longtemps, cette pensée s'est manifestée avec une déconcertante clarté dans mon esprit :

" C'est ça qu'il faut que je fasse !
Les fables de La Fontaine avec des animaux en pâte d'amande !"

S'il y a un psychanalyste dans la salle...


Non mais franchement, y en a qui se sont convertis pour moins que ça hein !

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vendredi 6 juin 2008

Crise d'identité

Moi, pour mes neurones de femme moderne qui vit ma vie à 100 à l'heure, j'exige le meilleur de la relaxation. C'est pourquoi, tous les mois, je leur donne :

Pour un neurone remis à neuf, garanti zéro trace de résidu d'intelligence, tout lissé sans le moindre frisottis de réflexion.

Eh bien aujourd'hui, en exclusivité, un extrait de ce qui se passe réellement dans ma tête quand je lis G***** (oui je censure, j'ai quand même une dignité)

Pages mode
Déjà "Putain, je suis quand même en train de lire les pages mode de G******"]
-Pffff, encore une énième série sur le thème 'youpi on serait des cow boys en road trip poussiéreux caravane en bottes et regard charbonneux'...Voyons voir quand même, j'aimerais bien une robe longue légère pour cet été...
-Putain, j'aimerais bien une "robe longue et légère pour cet été"...
-Oui tu as raison, c'est débile, tous les articles "morpho" disent que c'est pas conseillé quand on est petite parce que ça tasse la silhouette...
-Putain ! je critique mes envies vestimentaires par rapport aux "articles morpho" de G*******
Bon grouille, feuillette vite et sauve toi de là...
-Tiens elle est pas mal en fait cette robe...
-Putain je viens de me dire "tiens elle est pas mal en fait cette robe"...
-C'est quoi comme marque ?
-Putain, je suis en train de regarder les références des pages mode de G*******
-PUTAIN, c'est Dolce & Gabbana ! J'en reviens pas, moi aimer une robe Dolce & Gabbana !
-....
Putain, je viens de me dire "moi, aimer une robe Dolce & Gabbana"...

Non mais sérieux, j'ai horreur de l'esprit de leurs pubs, je les trouve glauques et moches :

Voilà.
Hem...



Sinon, pour rester un peu dans le même ordre d'idée mais en pas pareil, figurez-vous que la blague du mois, c'est que j'ai été affichée admissible....à un concours que je n'ai pas passé, à savoir celui (tenez-vous bien parce que ça participe de la blague) des écoles de commerces.
Plusieurs hypothèses sont proposées :
  • Ils ont eu en avant première les résultats de l'ENS et ils ont décidés de sélectionner ceux qui auraient le plus foiré l'histoire.
  • Ils aiment le challenge et ils se sont dit, pour prouver au monde comment qu'on est trop forts, on va prendre quelqu'un qui rentre le moins possible dans nos critères, qui s'est même pas présenté, et on va le faire rentrer dans nos rangs !
  • L'administration a de sérieux problèmes.
  • Je suis simplement trop géniale : l'an prochain, si c'est ça, je ne présente pas l'ENA, tant qu'à faire.


(P.S : je crois que j'ai le record de libellés)

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